E-commerce : les nouvelles règles du « paquet TVA » s’appliquent dès le 1er juillet 2021

E-commerce : les nouvelles règles du « paquet TVA » s’appliquent dès le 1er juillet 2021

La fiscalité applicable aux e-commerçants va connaître d’importantes modifications à compter du 1er juillet 2021

Ces évolutions concernent les e-commerçants qui réalisent des ventes BtoC – c’est-à-dire les entreprises qui vendent directement à des particuliers. 

Les nouvelles mesures introduites – appelées « paquet TVA » – ont pour objectif de lutter contre la fraude fiscale au sein de l’Union européenne (UE).

OSS : un guichet unique pour la TVA dans l’e-commerce

À compter du 1er juillet 2021, la TVA sur les ventes à distance de biens et prestations de services en B2C au sein de l’Union européenne pourra être déclarée et payée sur un nouveau guichet unique : l’OSS – pour « one stop shop ». 

Certaines activités de e-commerce pourront désormais utiliser le guichet OSS :

  • la vente à distance de biens au sein de l’Union européenne lorsqu’elles dépassent un seuil de chiffre d’affaires annuel de 10 000 €,
  • certaines livraisons reposant sur des interfaces électroniques (marketplaces, plateformes électroniques, etc.),
  • la vente à distance de biens importés de pays hors UE, dans la limite de 150 €. 

Ce recours au guichet unique OSS doit permettre de centraliser l’immatriculation fiscale sur une plateforme unique et de simplifier les formalités déclaratives liées aux ventes à distance.

En effet, les entreprises qui utilisent le guichet unique OSS n’auront plus à s’immatriculer dans les pays de livraison de leurs marchandises. Elles pourront accéder au guichet unique directement depuis leur compte impôts.gouv.fr.

Elles y déclareront chaque trimestre le chiffre d’affaires réalisé et la TVA due pour l’ensemble des ventes à distance dans les différents pays de l’Union.

Une seule déclaration et un seul paiement seront nécessaires pour l’intégralité des ventes à distance réalisées dans l’Union européenne. 

Baisse de seuil de chiffre d’affaires

Le « paquet TVA » prévoit l’abaissement du seuil de chiffre d’affaires en dessous duquel les entreprises peuvent appliquer les règles de taxation de leur pays d’établissement. 

Ce seuil de chiffre d’affaires annuel est désormais fixé à 10 000 €. Il était auparavant établi entre 35 000 et 100 000 € selon les États membres.

Ainsi, les entreprises qui réalisent plus de 10 000 € de chiffre d’affaires en ventes à distance devront donc :

  • choisir le régime One Stop Shop dans leur pays, puis déclarer et payer la TVA due directement via le guichet unique OSS,
  • ou, à défaut, s’identifier dans chaque pays et y déposer localement leurs déclarations de TVA. 

Par ailleurs, les entreprises qui réalisent moins de 10 000 € de chiffre d’affaires en ventes à distance ne seront pas tenues d’utiliser le guichet OSS et pourront appliquer les règles fiscales en vigueur dans leur pays.

Par exemple, les entreprises françaises concernées pourront appliquer un taux de TVA de 20 %.

Suppression de l’exonération sur les petits envois à l’importation

L’exonération de TVA à l’importation pour les envois d’une valeur inférieure à 22 € sera supprimée à compter du 1er juillet 2021.

À noter :

La suppression de l’exonération de TVA pour les petits envois entraînera une forte augmentation des colis assujettis à la taxe, donc un accroissement proportionnel des déclarations électroniques en douane. In fine, cette charge de traitement supplémentaire pourrait entraîner des risques de retard ou de saturation au niveau des services de douane. 

Un régime d’importationIOSS – sera créé pour couvrir les ventes à distance de biens importés de pays ou territoires tiers à des clients situés dans l’Union européenne.

Si le vendeur opte pour le régime IOSS, l’opération est exonérée de TVA à l’importation et la TVA est incluse dans le prix d’achat et payée par l’acquéreur.

  • Si la valeur du bien est inférieure à 150 €, le vendeur pourra déclarer et payer la TVA mensuellement via le guichet IOSS.

Dans le cas où le vendeur n’aurait pas opté pour le régime IOSS, la personne qui présentera les biens en douane pourra utiliser le régime particulier de paiement de la TVA à l’importation pour déclarer et payer la TVA due dans le pays de destination pour le compte du destinataire.

  • Si la valeur du bien est supérieure à 150 €, une déclaration en douane devra être établie. 

Ainsi, à compter du 1er juillet 2021, toutes les marchandises provenant d’un pays hors de l’UE seront soumises à la TVA de l’État de destination membre de l’UE, quelle que soit la valeur du bien importé. Cette mesure devrait permettre d’assainir la concurrence entre pays tiers et États membres de l’Union européenne. 

Impact sur les activités de dropshipping

Les professionnels qui pratiquent le dropshipping – c’est-à-dire qui assurent la vente de biens mais délèguent leur livraison à leur fournisseur – sont directement concernés par cette évolution. 

En effet, les entreprises qui opèrent en dropshipping pourront opter pour le régime IOSS et obtenir un numéro de TVA IOSS. Ce dernier devra être fourni à l’opérateur en charge du transport afin que la marchandise soit directement exonérée de TVA à l’importation. 

Les e-commerçants concernés devront ensuite déclarer mensuellement le montant de leur chiffre d’affaires et la TVA due sur le guichet unique IOSS, accessible depuis leur espace professionnel sur impôts.gouv.fr

Places de marché : de nouvelles obligations

Les plateformes et places de marché – telles que Amazon, Cdiscount, etc. – seront réputées avoir effectué elles-mêmes les livraisons et deviendront redevables de la TVA sur certaines ventes. 

Elles seront considérées comme les « fournisseurs présumés » des ventes réalisées et devront collecter et payer la TVA pour le compte des vendeurs dont elles facilitent l’activité. 

Ce statut de « fournisseur présumé » sera applicable dans les deux cas suivants :

  • Les ventes à distance de biens de moins de 150 € qui seront importés physiquement depuis un pays tiers et ce, que le vendeur soit établi au sein de l’UE ou non.
  • Les plateformes seront également redevables de la TVA pour les ventes de marchandises qui seront déjà présentes sur le territoire de l’Union européenne, peu importe leur valeur, lorsque ces ventes seront réalisées par des entreprises de pays tiers pour des particuliers établis en UE. 

Modalités d’inscription au guichet de TVA

Depuis le 1er avril 2021, les entreprises peuvent se préinscrire au guichet OSS sur impôts.gouv.fr en suivant les 3 étapes ci-après : 

  1. L’adhésion en ligne au nouveau service « Guichet de TVA UE ».
    La procédure d’adhésion est accessible dans l’espace professionnel impôts.gouv.fr à la rubrique « Gérer les Services », puis « Adhérer aux services en ligne ».
  2. L’activation de cette adhésion grâce au code d’activation que l’entreprise recevra par voie postale, dans les deux semaines suivant l’adhésion.
    La procédure d’activation est disponible sur impots.gouv.fr, après avoir cliqué sur le bouton « Votre espace professionnel » puis « Activer mon espace / mes services ».
  3. Le dépôt de la demande d’inscription à l’un des régimes du guichet unique de TVA en utilisant le service « Guichet de TVA UE », accessible sous la rubrique « Mes services » de l’espace professionnel.
    Il convient alors de valider, selon le régime choisi, le numéro intracommunautaire ou la Référence d’Obligation Fiscale (ROF) TVA et de remplir le formulaire d’inscription. 

La DGFiP informera ensuite les professionnels par courriel de l’acceptation ou du rejet de leur inscription au guichet unique de TVA. 

Les informations nécessaires pour finaliser l’inscription sont les suivantes :

  • numéro individuel d’identification à la TVA,
  • dénomination sociale de la société,
  • coordonnées postales et téléphoniques,
  • adresse courriel et site internet,
  • nom de la personne de contact,
  • coordonnées bancaires,
  • date de début d’application du régime,
  • nature des opérations fournies,
  • identifiant TVA et coordonnées postales des établissements stables ou lieux de stockage dont dispose l’entreprise dans les autres États membres,
  • liste des numéros d’immatriculation à la TVA dans les autres États membres,
  • liste des numéros identifiants attribués dans les autres États membres en cas d’inscriptions anciennes ou en cours, au MOSS ou au guichet unique de TVA. 

Le conseil SBA Compta : 

Les mesures portées par le « paquet TVA » constituent l’une des réformes fiscales européennes les plus importantes de ces dernières années

Elles introduisent plusieurs simplifications administratives. Elles auront assurément un impact sur l’activité des e-commerçants et il convient de bien se préparer en amont afin d’anticiper toutes les évolutions. 

Nous vous rappelons que le guichet unique OSS ne vous dispensera pas d’effectuer vos déclarations de TVA en France pour vos ventes locales. 

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous accompagne dans la gestion de vos obligations déclaratives afin de sécuriser la gestion fiscale de votre entreprise. N’hésitez pas à nous interroger.

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :

Commission européenne. Moderniser la TVA sur le commerce électronique transfrontalier

Commission européenne. Direction générale fiscalité et union douanière. Notes explicatives sur les règles de TVA pour le commerce électronique. Septembre 2020

Comment créer sa startup? Le guide pratique pour réussir son projet

Comment créer une start up? Suivez les conseils de SBA avant de lancer votre start-up.

Vous souhaitez lancer votre startup ? Vous devez vous assurer de bien vous préparer avant de démarrer votre aventure entrepreneuriale. 

Des étapes comme le choix du nom de votre start-up et la création d’un logo semblent souvent évidentes, mais qu’en est-il des étapes moins connues et pourtant tout aussi importantes ? Qu’il s’agisse de déterminer la structure juridique de votre entreprise ou de trouver la meilleure source de financement pour votre projet, de nombreux éléments doivent être choisis et créés pour mettre toutes les chances de votre côté. 

Afin de bien structurer vos actions et ne rien oublier, parcourez cet article pour apprendre :

  • les bases de ce que vous devez savoir lorsque vous créez une startup,  
  • comment monter une startup
  • les coûts afférents à la création d’une startup 
  • et quelques conseils pour réussir vos premiers pas dans l’entrepreunariat

Qu’est ce qu’une start-up ?

Signifiant littéralement « entreprise qui démarre », une startup est une jeune entreprise fondée par un ou plusieurs entrepreneurs pour développer un produit ou un service innovant et le proposer sur le marché. 

La startup en phase de démarrage est souvent une petite entreprise dont le financement initial provient de ses fondateurs – ou de leurs amis et familles.

Les caractéristiques d’une start-up

Peut-on définir plus précisément une start-up ?

Voici 7 caractéristiques qui permettent d’identifier une startup. 

1. La croissance 

Contrairement aux entreprises ordinaires, les startups ont la particularité de croître à un rythme exponentiel sur une courte période.

2. L’innovation

L’objectif de lancer une startup est de proposer un produit ou un service innovant et, souvent, de révolutionner son marché cible.

3. L’ âge

L’appellation “startups” est généralement temporaire et réservée à de jeunes entreprises qui n’ont pas encore consolidé leur activité et leur rentabilité. La plupart voient leur modèle évoluer après 3 ans pour des raisons telles ques : 

  • Le rachat de la startup par une plus grande société ;
  • L’installation dans plusieurs bureaux (agences, succursales, etc.) ;
  • Le dépassement d’un certain chiffre d’affaires
  • L’augmentation du nombre d’employés 

Il est important de noter qu’il n’y a toujours pas de règles fixes et qu’une entreprise âgée de cinq ans peut toujours être considérée comme une startup. 

4. La taille

Une startup ne pose généralement pas de limites à sa croissance et aspire à devenir aussi grande que possible. 

À mesure que votre entreprise se développe, vous devrez traiter efficacement avec un nombre croissant d’employés, d’investisseurs, de conseillers et de parties prenantes.

5. La culture 

La startup est aussi un état d’esprit. Ce dernier se reflète dans la manière dont l’entreprise est gérée et les valeurs portées par ses fondateurs. Ces éléments se retrouvent souvent dans la culture de l’entreprise

6. La technologie

Le déploiement de technologies nouvelles ou de nouveaux usages digitaux font également souvent partie intégrante des projets de start-up. L’usage des nouvelles technologies leur permet d’accélérer leur croissance.

7. Le business model

Le business model d’une startup est souvent calibré pour être industrialisable, en phase d’expérimentation et avec l’objectif de permettre une forte profitabilité future.

Pourquoi créer une startup?

Les appréhensions et les risques à anticiper lorsque vous envisagez de créer votre propre entreprise sont légion. Pour autant, créer sa startup peut être une formidable aventure professionnelle, comme un moyen d’accomplissement personnel. 

Voici 8 raisons de créer votre startup :

  1. Expérience : vous allez apprendre beaucoup et vous forger une expérience professionnelle riche, concrète et opérationnelle. Elle vous sera utile quels que soient vos projets futurs. 
  2. Conscience de soi : en créant votre propre startup, vous découvrirez certainement de nombreux aspects de votre personnalité dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Vous identifierez assurément vos points forts et vos points faibles.
  3. Compétences : la gestion de votre startup vous demandera d’intervenir sur un multitude de tâches, de travailler avec des profils variés et d’adopter un regard transversal sur tous vos domaines d’activités stratégiques. Cette richesse vous permettra certainement de développer une multitude de compétences et de connaissances nouvelles. 
  4. Impact : votre projet vous permettra certainement d’avoir un impact fort sur votre marché, mais également sur la vie de nombreuses personnes : innovation, création d’emplois, leadership et un mentoring…
  5. Flexibilité : créer votre startup vous permet d’organiser librement votre travail, de gagner en flexibilité et de stimuler votre créativité.
  6. Profit : votre projet doit inclure une construction de votre modèle économique. Ce dernier, au-delà de la mission et des valeurs portées par votre start-up, doit être bâti avec l’ambition de générer une forte profitabilité. 
  7. Vous décidez avec qui travailler : en tant que dirigeant, vous avez toute latitude pour choisir vos partenaires, vos employés et même vos investisseurs. 
  8. Expérimentation : en tant qu’entrepreneur, vous jouissez de la liberté d’expérimenter différentes approches pour organiser votre travail, tester des stratégies marketing, optimiser votre gestion, construire votre culture d’entreprise, etc. 

Les étapes à suivre pour créer une start-up

Comment créer une startup?Les étapes à suivre pour lancer votre start-up

Étape 1 : Trouver une idée et évaluer le marché 

Si vous envisagez de créer une startup, vous avez probablement déjà une idée de ce que vous voulez vendre, ou du moins du marché sur lequel vous souhaitez vous lancer. 

N’hésitez pas à analyser votre marché et vos concurrents. Nous vous conseillons de réaliser un benchmark des offres existantes dans votre secteur , d’identifier les meilleures pratiques dont vous pourriez vous inspirer et de déterminer vos facteurs de différenciation. 

Déterminez si votre idée mérite d’être poursuivie en dressant la liste des problèmes qu’elle résout. Essayez ensuite d’estimer combien de personnes rencontrent ces problèmes et dressez leur portrait en détail (âge, sexe, lieu et niveau de revenu). Vous avez maintenant vos groupes cibles hypothétiques spécifiés (Buyer personas). 

Étape 2 : Créer votre business plan

Une fois votre idée en place, vous devez vous poser quelques questions importantes : Quel est le but de votre entreprise ? À qui vendez-vous ? Quels sont vos objectifs finaux ? Comment allez-vous financer vos coûts de démarrage ? 

Rédiger un business plan vous permet de répondre à ces questions. Un business plan vous aide à :

  • déterminer où va votre entreprise, 
  • comment elle va surmonter les difficultés éventuelles, 
  • et les ressources dont vous avez besoin pour la soutenir.  

N’oubliez pas qu’un business plan sert également à présenter votre idée aux investisseurs potentiels et à les attirer. 

Étape 3 : Financer votre startup

Pour développer, lancer et gérer une startup, vous avez besoin de ressources, particulièrement financières. Quelle est la meilleure façon de lever des fonds pour votre projet

Voici les sources de financement les plus souvent utilisées par les entrepreneurs.

Fonds personnels/Capital propre

Autrement connu sous le nom de « bootstrapping », l’autofinancement vous permet de tirer parti de vos propres ressources financières pour soutenir votre entreprise. L’autofinancement intègre souvent le soutien de votre famille et de vos amis pour obtenir des capitaux. Il repose également le plus souvent sur l’utilisation de votre épargne.

Le recours à l’autofinancement vous permet de garder le contrôle total de votre entreprise, mais vous êtes également seul à contribuer aux ressources financières et à devoir faire face en cas de coup dur. 

Prêt bancaire

Le recours à un prêt bancaire est une des sources de financement les plus communément employées car elle est relativement simple et rapide à mettre en œuvre.

Cette stratégie de financement présente également quelques inconvénients. Premièrement, elle peut être coûteuse selon les taux d’intérêt pratiqués par votre établissement de crédit. Elle suppose également le respect d’un certain formalisme, notamment dans les modalités de présentation de votre business plan. Enfin, selon votre historique bancaire et votre niveau d’endettement personnel, le recours à ce type de financement peut être plus difficile. 

Subvention

De nombreux dispositifs d’aides et de subventions existent au niveau européen, national et régional. Tout l’enjeu est d’identifier – en fonction de votre profil, votre projet et votre activité – ceux dont votre projet peut bénéficier. Les modalités de demandes et les procédures à respecter varient, mais les éléments travaillés dans le cadre de votre business plan vous seront particulièrement utiles pour appuyer vos dossiers. 

Les délais de réponse peuvent être particulièrement longs compte-tenu des nombreuses demandes, il est donc souhaitable de bien sélectionner les subventions à solliciter en amont pour éviter toute perte de temps. 

Business angel

Le business angel prend en charge les coûts de démarrage d’une startup. Ce financement est accompagné d’un appui et d’un soutien opérationnel pour favoriser votre développement. 

La relation avec un business angel intègre un fort intuitu personae. Ce partenaire privilégié mobilise ses compétences au service de la croissance de votre start-up. 

Par ailleurs, le recours à un business angel peut vous permettre de solidifier votre projet au yeux d’autres investisseurs potentiels. 

Crowdfunding

Le lancement d’une campagne de crowdfunding – ou financement participatif – peut vous permettre de lever des fonds auprès d’un large public. 

Ce mode de financement alternatif rencontre un succès croissant et il existe désormais des dizaines de plateformes de crowdfunding fiables conçues pour différents types d’entreprises (Anaxago, Babeldoor, Babyloan, FindandFund, Fondatio…).

Étape 4: Choisir la meilleure structure juridique pour votre startup 

La structure juridique de votre startup a un fort impact sur l’organisation de votre activité, votre fiscalité, votre patrimoine personnel… Une start-up peut, a priori, adopter toutes les formes juridiques.

Pour autant, nombre de startups optent pour le statut de la SAS, la Société par Actions Simplifiée. Les raisons de ce succès résident dans la flexibilité et la souplesse des statuts, alliées à la limitation des risques. Dès 1 euro de capital social, la SAS permet de constituer une société dont l’organisation interne sera définie librement par les associés dans les statuts – contrairement à la SA dont de nombreuses caractéristiques sont fixées par la loi.

Pour en savoir davantage sur la structure juridique SAS, n’hésitez pas à consulter notre article Création d’entreprise, comment choisir le bon statut juridique ?

Étape 5 : Lancer votre startup

Une fois vos statuts rédigés et votre structure créée, vous pouvez vous lancer, développer votre produit ou service et réaliser vos premières ventes. 

Le développement de votre activité, l’accroissement de votre rentabilité, la recherche de financement pour poursuivre vos projets… sont autant de défis que vous devrez relever pour assurer la pérennité et la croissance de votre start-up. 

Autres étapes de lancement de votre startup

  • Trouver un nom d’entreprise adéquat
  • Concevoir votre logo
  • Choisir votre banque d’affaires
  • Souscrire à un contrat d’assurance (RC Pro)
  • Développer votre présence numérique (créer votre site web d’entreprise, vos profils sur les réseaux sociaux…)
  • Constituer votre équipe

Créer une start-up : combien ça coûte ?

Il y a des frais de lancement courants que vous aurez probablement à payer quoi qu’il arrive. Consultez cette liste et assurez-vous d’y ajouter toute autre dépense propre à votre startup.

  • Les frais de publication dans un journal d’annonces légales pour les sociétés. Ils sont fixés forfaitairement en fonction de la forme juridique de votre société : de 141 € pour les SASU à 395 € pour les SA.  
  • Les frais d’immatriculation : auprès du registre du commerce et des sociétés (37,45 €) ou du répertoire des métiers le cas échéant (en moyenne 150 € selon les départements).
  • Les frais de la déclaration des bénéficiaires effectifs de la société : sur le site Infogreffe, pour la somme de 21,41 €.
  • Les frais de formalités annexes : certaines formes sociales requièrent des démarches annexes spécifiques et peuvent donc rallonger la facture (frais d’établissement de l’acte par le notaire, demande de cadastres, extraits d’acte, attestations, états hypothécaires, copies d’actes…).

Pour conclure en 3 questions

Comment puis-je créer ma startup sans fonds ?

Vous pouvez lancer une startup prospère sans fonds de démarrage.

Comment financer sa startup ?

  • Obtenir des fonds par le biais d’investissements en présentant votre idée à des bailleurs de fonds. 
  • Réunir des fonds par le biais de plateformes de crowdsourcing (pratique qui correspond à faire appel au grand public ou aux consommateurs pour proposer et créer des éléments de la politique marketing), 
  • Mettre de côté une certaine somme d’argent de votre salaire pour la consacrer à une nouvelle entreprise. 
  • Chercher à obtenir des prêts auprès de banques et d’autres institutions financières afin de lancer votre startup.

Quelle est la startup la plus facile à créer ?

L’entreprise la plus facile à lancer est celle qui ne nécessite que peu ou pas d’investissement financier au départ, et qui ne doit pas non plus nécessiter de formation approfondie pour apprendre le métier. A titre d’exemple :

  • Garde d’animaux
  • Baby-sitting.
  • Créer un blog et en faire la promotion.
  • Vente directe. 
  • Vendre des livres d’occasion.
  • Consulting
  • Tutorat
  • Guide touristique

Quel est le meilleur moment pour créer une startup ?

Le calendrier idéal pour le lancement d’une nouvelle entreprise sera différent pour chaque personne. Naturellement, vous pouvez démarrer votre startup lorsque vous avez suffisamment de temps pour vous consacrer à sa création et son lancement. 

Si votre produit ou service est soumis à la saisonnalité, veillez à lancer votre activité a minima un trimestre avant la période de l’année où vous prévoyez une forte activité. Pour les entreprises non saisonnières, le printemps et l’automne sont des périodes de l’année populaires pour le lancement. 

Vous souhaitez réussir la création de votre startup ?

SBA Compta vous accompagne dans la construction de votre business plan, vous conseille pour optimiser la création de votre entreprise, vous assiste dans la recherche de financement et vous guide dans le pilotage de votre nouvelle activité.

Contactez-nous!

Comment rédiger une offre d’emploi qui attire les meilleurs talents?

Comment rédiger une offre d'emploi attractive?

Article mis à jour en février 2026

Rédiger une offre d’emploi efficace est loin d’être un simple exercice administratif. Pour un entrepreneur ou un dirigeant, c’est un levier direct pour attirer les meilleurs talents, sécuriser ses recrutements et soutenir la performance entreprise sur le long terme.

Une annonce mal formulée génère soit trop peu de candidatures, soit des profils mal alignés avec vos attentes, ce qui allonge le processus de recrutement et mobilise inutilement votre temps.

Savoir comment rédiger une offre d’emploi claire, attractive et structurée permet au contraire de filtrer naturellement les candidatures et de renforcer votre stratégie marque employeur, dès le premier contact avec les candidats.

Ce qu’est vraiment une bonne offre d’emploi

Une annonce structurée qui fait sens pour les candidats et pour votre entreprise.

Une bonne offre d’emploi ne se limite pas à une liste de tâches ou à une accumulation d’exigences. Elle sert avant tout à créer un alignement entre vos besoins réels et les attentes des candidats.

Une annonce efficace permet de :

  • clarifier le rôle et les responsabilités sans ambiguïté,

  • expliquer pourquoi ce poste est stratégique pour développer votre business,

  • présenter les compétences clés attendues sans surenchère,

  • mettre en avant les avantages concrets du poste,

  • donner envie à des profils pertinents de postuler, et uniquement à eux.

Cette clarté est essentielle, notamment lorsque vous cherchez à engager et fidéliser employés sur la durée, et non à multiplier les recrutements correctifs.

Avant d’écrire votre offre d’emploi : clarifiez vos enjeux et vos attentes

Posez des bases solides avant de passer à la rédaction.

Rédiger une offre d’emploi efficace commence bien avant l’écriture. Cette phase de préparation est souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne directement la qualité des candidatures reçues et l’efficacité globale de votre recrutement. Plus vos attentes sont claires en amont, plus votre annonce jouera son rôle de filtre naturel.

Quel problème ce recrutement doit-il résoudre ?

Avant toute chose, vous devez identifier l’enjeu réel derrière ce recrutement. S’agit-il d’absorber une surcharge de travail, de structurer votre activité, de soutenir la croissance ou d’embaucher premier salarié pour franchir un cap ?

Un recrutement peut également répondre à un objectif de montée en compétence interne ou d’amélioration de la performance entreprise. En clarifiant ce point, vous évitez de publier une offre générique et vous orientez naturellement votre message vers les profils capables de répondre à ce besoin précis.

Définissez précisément le rôle et son périmètre

Une offre d’emploi floue attire des candidatures floues. Il est essentiel de définir clairement :

  • le périmètre du poste,
  • les responsabilités principales
  • et les interactions avec le reste de l’équipe.

Distinguer ce qui relève du cœur de mission de ce qui est secondaire permet d’éviter les malentendus dès le départ et facilite l’intégration future du collaborateur. Cette clarté contribue aussi à créer un climat de confiance, favorable pour engager et fidéliser employés sur la durée.

Identifier les compétences réellement indispensables

L’erreur fréquente consiste à vouloir recruter un profil idéal, cumulant toutes les compétences possibles. Cette approche réduit fortement le vivier de candidats et peut écarter des profils à fort potentiel.

Concentrez-vous sur les compétences réellement nécessaires pour réussir dans le poste dès les premiers mois. Les compétences complémentaires pourront être développées par la suite, notamment si votre entreprise mise sur l’apprentissage, la progression interne et une ambiance de travail propice à l’évolution.

Déterminer les résultats attendus à court et moyen terme

Un poste bien défini repose aussi sur des attentes mesurables. Que devra avoir accompli le futur collaborateur après trois ou six mois ? Quels objectifs permettront de considérer le recrutement comme réussi ?

Cette projection aide les candidats à se positionner plus justement et vous permet, de votre côté, de piloter le recrutement à l’aide d’indicateurs RH pertinents. Elle facilite également l’évaluation de l’impact du poste sur le développement de votre activité.

Comment rédiger une offre d’emploi qui attire les bons candidats?

Une méthodologie concrète orientée résultats.

Rédiger une offre d’emploi attractive ne consiste pas à empiler des exigences ou à recopier une fiche de poste interne. L’objectif est de parler aux bons candidats, ceux qui se reconnaissent dans votre projet et vos attentes.

Clarifiez la promesse du poste dès les premières lignes

Les premières lignes déterminent la poursuite ou non de la lecture. Expliquez clairement pourquoi ce poste existe et ce qu’il apporte à votre entreprise.

Plutôt que de commencer par une présentation institutionnelle, mettez en avant l’enjeu :

  • structuration d’une équipe,
  • accélération de la croissance
  • ou création d’un nouveau rôle stratégique.

Selon LinkedIn Talent Solutions, près de 75 % des candidats estiment que la clarté de la mission est le facteur principal de décision pour postuler.
Source : Linkedin Talent Blog

Décrivez les missions avec une logique de résultats

Une offre d’emploi efficace décrit ce que le futur collaborateur va accomplir, pas seulement ce qu’il va faire au quotidien. Cette approche valorise l’impact du poste sur la performance entreprise et attire des profils plus engagés.

Humanisez le poste et valorisez l’environnement de travail

Les candidats cherchent aussi un cadre dans lequel ils pourront évoluer. Parler de votre ambiance de travail, de vos pratiques managériales, des possibilités du télétravail ou du travail hybride renforce l’attractivité de votre annonce.

Selon une étude publiée par Human Smart, 77 % des candidats considèrent la culture d’entreprise comme un critère essentiel avant de postuler à une offre.

Cette donnée montre bien que lorsque votre annonce met en lumière la culture et l’environnement de travail, elle va captiver davantage l’attention des candidats et augmenter les chances de recevoir des candidatures réellement intéressées par la mission et vos valeurs.

Adaptez le ton et le vocabulaire

Utilisez un ton clair, direct, orienté “vous”, en cohérence avec votre image. Cette cohérence renforce la crédibilité de votre discours et soutient votre stratégie marque employeur.

Les erreurs fréquentes à éviter lors de la rédaction d’une offre d’emploi

Des pièges qui nuisent à la qualité des candidatures.

  • Vouloir tout dire est l’une des erreurs les plus courantes. Une annonce surchargée d’exigences décourage de bons profils, notamment ceux qui pourraient évoluer rapidement.
  • Autre erreur fréquente : ne pas parler de l’entreprise autrement que par son activité. Une offre impersonnelle nuit à votre capacité à engager les employés.
  • Enfin, l’absence d’informations sur le processus de recrutement crée de l’incertitude et augmente les abandons. La transparence rassure et améliore l’expérience candidat.

Un autre écueil souvent observé, notamment par Connexion-Emploi, concerne les entreprises internationales cherchant à recruter en France : il ne suffit pas de traduire une offre d’emploi depuis une autre langue. Les particularités linguistiques, les attentes culturelles des candidats français et le ton employé dans une annonce jouent un rôle déterminant dans la qualité des candidatures reçues. Adapter le message au contexte local est donc essentiel pour attirer les bons talents.

L’avis d’expert en recrutement

Quitterie Vanneaud Eyraud, experte en recrutement reconnue et consultante pour des grands groupes RH, explique l’importance cruciale de bien rédiger une offre d’emploi :

« Une bonne annonce de recrutement, c’est une annonce qui ne ressemble pas à toutes les autres. La personne qui recrute doit avoir pris le temps de rédiger son annonce et de lui donner une vraie identité.

Il y a plusieurs points sur lesquels il faut être vigilant. Surtout : ne pas faire de copier-coller d’un descriptif de poste. C’est le piège, on a tendance à vouloir se faciliter la tâche. L’idée-clé est de marketer son annonce. Nous sommes dans un marché qui est plutôt porteur pour les candidats, notamment les candidats qualifiés. Toutes les entreprises réfléchissent à leur marque employeur, à attirer des talents, à les retenir… Il faut donc comprendre le marché sur lequel on veut se positionner et bien connaître sa cible pour être sûr de lui adresser le bon message.

On dit souvent que l’un des postulats de la marque employeur, c’est de considérer le candidat comme un client, l’opportunité de poste comme une offre et l’annonce comme une publicité. Il faut donc que l’on sorte du modèle RH classique et que l’on rentre dans un modèle pro-marketing où l’on est dans l’attraction. »

Source : Adecoo

Mesurer l’efficacité de vos offres d’emploi

Piloter votre recrutement avec des indicateurs concrets.

Une offre d’emploi performante se mesure dans le temps. Le nombre de candidatures reçues n’est pas suffisant.

Suivre des KPI RH comme le taux de candidatures qualifiées, le délai d’embauche ou la rétention à 6 ou 12 mois permet d’optimiser vos annonces et d’aligner vos recrutements avec vos objectifs de croissance.

Checklist : les indispensables d’une offre d’emploi efficace

Un repère simple pour sécuriser vos publications.

Avant publication, assurez-vous que :

  • le poste et ses enjeux sont clairement définis,

  • les missions sont orientées résultats,

  • la culture et les valeurs sont visibles,

  • les conditions de travail sont explicites,

  • le processus est transparent,

  • l’annonce reflète vos engagements en matière de l’inclusion en entreprise et politique RSE.

Conclusion

Savoir comment rédiger une offre d’emploi constitue un véritable choix stratégique pour tout dirigeant ou entrepreneur. Une annonce bien conçue vous permet de recruter plus vite, mieux, et de renforcer durablement votre image employeur — un atout indispensable dans un marché du travail compétitif.

Mais réussir son recrutement ne s’arrête pas à la rédaction de l’offre. Pour piloter efficacement cette étape clé de votre croissance, il est essentiel de bénéficier d’un accompagnement global, qui intègre à la fois la gestion financière, la stratégie RH, et la performance opérationnelle.

C’est là que SBA Compta intervient. En tant que partenaire de confiance des entrepreneurs, SBA Compta vous aide à structurer vos projets de recrutement en cohérence avec vos objectifs financiers et organisationnels. Grâce à une expertise sur-mesure, SBA Compta vous apporte les outils et conseils pour maîtriser vos coûts, optimiser vos choix, et garantir la réussite durable de vos recrutements.

Pour aller plus loin dans votre démarche, nous vous invitons également à découvrir nos ressources pratiques :

Vous souhaitez sécuriser vos recrutements et faire grandir votre entreprise avec les bons talents ?
Contactez dès aujourd’hui SBA Compta, votre partenaire expert en accompagnement entrepreneurial.
Nous vous aidons à structurer vos projets, maîtriser vos coûts et optimiser votre gestion RH pour réussir chaque étape clé de votre croissance.

Recevez le guide

Recevez le guide

Join our mailing list to receive the latest news and updates from our team.

You have Successfully Subscribed!

Téléchargez notre modele de facture


 Téléchargez et inspirez vous librement de ce modele de facture que vous pouvez adapter a votre convenance.

You have Successfully Subscribed!

Pin It on Pinterest