Bail commercial : les locataires peuvent demander la mensualisation des loyers !

La loi de simplification de la vie économique du 26 mai 2026 a instauré plusieurs mesures relatives aux baux commerciaux afin de soutenir la trésorerie des commerçants et artisans.

Elle créée, en particulier, un droit des locataires à la mensualisation du loyer.

SBA Compta vous propose une synthèse des principales mesures.

Loyer commercial : un paiement mensuel possible

Les locataires de baux commerciaux peuvent désormais demander à payer mensuellement leur loyer.

Le local concerné doit être destiné à :

  • une activité de commerce de détail ou de gros,
  • ou à l’exercice de prestations de services à caractère commercial ou artisanal.

Pour que la demande soit recevable, aucun arriéré dans le paiement du loyer ou des charges ne doit exister. Dans ce cas, le propriétaire du local ne peut s’opposer à cette demande.

La mensualisation prend effet à l’échéance suivante.

Les baux en cours d’exécution au 26 mai 2026 sont concernés au même titre que les baux conclus ou renouvelés à compter de cette date.

Dépôt de garantie et bail commercial

Le dépôt de garantie dans le cadre d’un bail commercial est désormais plafonné à trois mois de loyer. Cette limite concerne les sommes versées à titre de dépôt de garantie mais également les autres sûretés ou garanties demandées au locataire pour assurer la bonne exécution du bail. Elle s’applique aux baux nouvellement conclus ou renouvelés.

En cas de vente du local, l’obligation de restituer le dépôt de garantie est désormais transférée au nouveau propriétaire.

Enfin, le dépôt de garantie doit être restitué dans un délai maximal de trois mois à compter de la remise des clés. Les baux en cours d’exécution au 26 mai 2026 sont concernés lorsque la remise des clés du local intervient après le 26 août 2026.

Encadrement de la révision du loyer

De nombreux baux intègrent une clause d’indexation des loyers. Afin de mieux encadrer ces clauses d’indexation, il est désormais possible d’intégrer une clause dont l’objet ou l’effet est « d’encadrer, dans les mêmes proportions, à la hausse et à la baisse, la variation annuelle de l’indice des loyers commerciaux prise en compte pour la révision du loyer ».

Cette possibilité concerne les baux conclus ou renouvelés à compter du 28 mai 2026.

Le conseil SBA Compta :

Les loyers du local professionnel représentent souvent l’une des charges fixes les plus lourdes à porter pour les entrepreneurs. Ils peuvent également fragiliser la trésorerie de l’entreprise.

Les mesures relatives aux baux commerciaux entérinées par la loi de simplification de la vie économique permettent de réduire la pression pour de nombreux locataires professionnels. La mensualisation des loyers en particulier peut permettre une réelle amélioration du cash-flow pour de nombreuses TPE et PME.

Changement de locaux, mensualisation du loyer, prise d’un nouveau bail… Votre expert-comptable SBA Compta vous accompagne dans toutes les étapes de votre vie professionnelle.

CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

Loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique – Article 62

Lean management : un levier méconnu pour améliorer la performance financière de votre PME

La rentabilité d’une entreprise ne dépend pas uniquement de son chiffre d’affaires. Deux entreprises réalisant le même volume de ventes peuvent afficher des résultats très différents selon leur capacité à maîtriser leurs coûts et à optimiser leurs processus.

C’est précisément l’objectif du lean management : identifier et supprimer tout ce qui consomme du temps, de l’argent ou des ressources sans créer de valeur pour le client.

Longtemps réservé à l’industrie, le lean management s’applique aujourd’hui à tous les secteurs d’activité, y compris les PME de services, les commerces et les professions libérales.

Qu’est-ce que le lean management ?

Le lean management est une méthode d’organisation née au sein de Toyota après la Seconde Guerre mondiale. Développée dans le cadre du célèbre « Toyota Production System », elle visait à produire davantage de valeur avec moins de ressources en éliminant les activités inutiles et les sources de gaspillage.

Aujourd’hui, cette approche ne se limite plus à l’industrie automobile. Elle est utilisée dans de nombreux secteurs, y compris les PME de services, pour améliorer la performance opérationnelle, la rentabilité et la satisfaction client.

Concrètement, le lean management consiste à maximiser la valeur créée pour le client tout en réduisant les ressources nécessaires à cette création de valeur. Il s’agit de supprimer les tâches sans valeur ajoutée, réduire les pertes de temps, limiter les erreurs et fluidifier les processus internes.

L’objectif n’est pas de faire travailler davantage vos équipes, mais de mieux utiliser vos ressources existantes afin d’améliorer durablement l’efficacité de votre entreprise.

Les 7 gaspillages que le lean management vous aide à éliminer 

Le Lean Management repose sur une idée simple : toute activité qui consomme du temps, de l’argent ou des ressources sans créer de valeur pour le client doit être réduite ou supprimée.

Pour votre PME, ces gaspillages représentent souvent des coûts cachés importants qui dégradent la marge et mobilisent inutilement vos équipes.

1. La surproduction

Produire trop tôt, trop vite ou en quantité excessive génère des coûts inutiles.

Exemples :

  • préparer des rapports qui ne seront jamais consultés ;
  • lancer des campagnes marketing sans validation préalable des besoins ;
  • produire davantage que la demande réelle des clients.

La surproduction entraîne souvent d’autres gaspillages, notamment des stocks excessifs et des coûts de stockage.

2. Les temps d’attente

Chaque minute où une tâche reste bloquée représente une perte de productivité.

Exemples :

  • validation tardive d’un devis ;
  • attente d’une signature ou d’une autorisation ;
  • retard dans la transmission d’informations entre départements.

Ces délais ralentissent l’avancement de vos travaux et peuvent retarder la facturation ou la livraison des prestations.

3. Les transports inutiles

Les déplacements inutiles d’informations, de documents ou de marchandises augmentent les coûts sans apporter de valeur.

Exemples :

  • transfert répété de fichiers entre plusieurs outils ;
  • circulation excessive de documents papier ;
  • acheminement inutile de produits entre plusieurs sites.

La digitalisation et l’automatisation permettent souvent de réduire fortement ce type de gaspillages.

4. Les stocks excessifs

Des stocks trop importants immobilisent de la trésorerie et augmentent les risques de perte.

Exemples :

  • marchandises stockées pendant plusieurs mois ;
  • achats réalisés en quantité excessive ;
  • accumulation de dossiers ou de demandes en attente de traitement.

Au-delà du coût financier, des stocks excessifs peuvent masquer des problèmes d’organisation ou de prévision.

5. Les mouvements inutiles

Il s’agit des déplacements ou manipulations inutiles réalisés par les collaborateurs.

Exemples :

  • rechercher constamment des informations dispersées ;
  • multiplier les saisies dans différents logiciels ;
  • naviguer entre plusieurs outils pour accomplir une seule tâche.

Ces mouvements réduisent l’efficacité opérationnelle et augmentent le risque d’erreur.

6. Les défauts / les erreurs

Chaque erreur entraîne un coût supplémentaire : correction, reprise, contrôle ou insatisfaction client.

Exemples :

  • erreurs de facturation ;
  • données comptables incorrectes ;
  • commandes incomplètes ;
  • erreurs de saisie dans les logiciels de gestion.

Réduire les défauts améliore à la fois la rentabilité et la satisfaction client.

7. Le surtraitement

Le surtraitement consiste à réaliser davantage de travail que ce qui est réellement nécessaire pour répondre au besoin du client.

Exemples :

  • produire des reportings trop détaillés qui ne seront jamais exploités ;
  • multiplier les validations pour une opération simple ;
  • passer deux heures sur une présentation interne qui n’en nécessitait qu’une.

Ce gaspillage est particulièrement fréquent dans les fonctions administratives et de gestion où la recherche de perfection peut parfois prendre le pas sur l’efficacité.

Comment mettre en place le lean management dans une PME ?

Déployer le Lean Management dans votre PME ne nécessite pas de restructuration lourde. C’est une démarche pragmatique qui vous aide à convertir une meilleure organisation quotidienne en gains financiers réels. 

Voici les 4 étapes clés pour optimiser vos processus grâce à la méthode Lean

Étape 1 : cartographiez les processus (la chasse aux coûts cachés)

Cette étape consiste à analyser le parcours complet d’une tâche, du début à la fin, pour comprendre son fonctionnement réel. L’idée est de suivre précisément chaque étape de traitement d’un produit ou d’une information. 

L’outil de référence pour cette étape est la cartographie des flux de valeur (Value Stream Mapping ou VSM), qui consiste à représenter visuellement chaque étape d’un processus pour repérer en un coup d’œil où se situent les pertes de temps. 

  • L’exemple concret : analyser le circuit d’un devis, depuis la demande initiale du client jusqu’à l’émission de la facture finale.
  • L’objectif : repérer visuellement les étapes superflues, les validations redondantes ou les blocages qui ralentissent l’activité.

Étape 2 : mesurez les pertes 

Il s’agit ici de chiffrer le temps et les ressources gaspillés à cause des petits dysfonctionnements du quotidien. C’est ce que l’on appelle le coût de la non-qualité.

  • L’exemple concret : évaluer le temps que vos collaborateurs consacrent chaque semaine à chercher des documents éparpillés, à ressaisir des données ou à corriger des erreurs de facturation.
  • L’objectif : valoriser financièrement ces pertes de temps afin d’identifier les chantiers prioritaires. 

Étape 3 : définissez des indicateurs clés 

Pour piloter efficacement la démarche lean, vous devez choisir quelques chiffres simples et faciles à suivre au niveau de votre tableau de bord.

Un management visuel, par exemple un tableau de bord affiché et mis à jour régulièrement, permet à toute l’équipe de suivre ces indicateurs (KPI) sans avoir à ouvrir un logiciel complexe. 

  • L’exemple concret :
    • Le délai moyen de traitement d’une commande.
    • Le taux d’erreurs sur les factures émises.
  • L’objectif : mesurer objectivement les progrès réalisés et vérifier leur impact positif sur votre rentabilité et votre trésorerie.

Étape 4 : pratiquez le « Kaizen » (L’amélioration continue à faible coût)

Le lean management privilégie les actions concrètes et progressives aux restructurations lourdes et coûteuses. L’idée étant d’impliquer vos équipes pour trouver des solutions simples et rapides à mettre en œuvre.

Deux outils sont particulièrement adaptés aux PME : la méthode des 5S (Trier, Ranger, Nettoyer, Standardiser, Maintenir) qui structure le rangement et l’organisation de l’espace de travail (physique ou numérique), et le Kanban, un système de visualisation des tâches en cours, par exemple sous forme de tableau à colonnes, qui évite les oublis et les doublons. 

  • L’exemple concret : standardiser un modèle de document pour éviter les oublis, ou centraliser les informations sur un espace partagé unique pour supprimer les recherches inutiles.
  • L’objectif : obtenir des gains de productivité immédiats et pérennes, sans nécessiter de lourds investissements financiers.

Lean management et pilotage financier : un duo gagnant

Le lean management est souvent présenté comme une méthode d’organisation. Pourtant, un de ses intérêts principaux réside dans ses conséquences financières.

Chaque gaspillage supprimé améliore :

Pour cette raison, vous avez, en tant que dirigeant, tout intérêt à croiser les démarches d’amélioration continue avec un suivi régulier de vos indicateurs financiers.

Conclusion

Le lean management n’est pas réservé aux grandes entreprises industrielles. Pour une PME, il constitue un outil concret pour identifier les pertes invisibles qui diminuent la rentabilité.

Réduction des coûts cachés, amélioration des marges, optimisation de la trésorerie et meilleure allocation des ressources : les bénéfices dépassent largement la seule organisation du travail.

Chez SBA Compta, nous accompagnons votre PME dans le pilotage de vos indicateurs financiers, afin de transformer chaque démarche d’amélioration continue, lean ou non, en gains concrets sur votre performance et votre rentabilité.

 

Hyperpersonnalisation : comment transformer vos données en expériences client uniques ?

Vos clients ont profondément changé. Ils ne veulent plus seulement être satisfaits : ils veulent se sentir compris et reconnus à chaque interaction. Pour vous, entrepreneur, répondre à ces attentes n’est plus un avantage concurrentiel — c’est le point de départ de toute stratégie de croissance durable.

C’est là qu’entre en jeu l’hyperpersonnalisation. Loin d’être un effet de mode technologique, elle représente un levier stratégique concret pour fidéliser vos clients, augmenter vos revenus et améliorer durablement la rentabilité de votre entreprise.

Dans cet article, SBA Compta vous explique ce qu’est l’hyperpersonnalisation, pourquoi elle est devenue incontournable, comment l’activer concrètement dans votre activité — et, surtout, quelles erreurs éviter.

Qu’est-ce que l’hyperpersonnalisation ? Définition et distinction avec la personnalisation classique

L’hyperpersonnalisation désigne l’ensemble des techniques, outils et stratégies qui permettent de créer une expérience client extrêmement individualisée — souvent en temps réel — grâce à l’exploitation de données comportementales, contextuelles et préférentielles : achats passés, navigation, localisation, fréquence d’utilisation, contexte de connexion, etc.

Elle se distingue fondamentalement de la personnalisation traditionnelle, qui se limite à utiliser le prénom du client dans un email ou à recommander des produits similaires à ses derniers achats. 

L’hyperpersonnalisation va beaucoup plus loin : elle ajuste chaque interaction au contexte précis et aux besoins réels du client, au bon moment.

Quelques exemples concrets :

  • Un site e-commerce qui modifie ses bannières et ses offres selon l’heure de connexion ou la météo locale.
  • Une application mobile qui propose une promotion en fonction de la localisation et de l’historique d’achats du client.
  • Un service SaaS qui adapte ses notifications et recommandations selon l’usage récent de l’utilisateur.
  • Un email de relance qui se déclenche automatiquement quand un comportement signale un risque de désengagement.

Cette approche repose sur des technologies avancées — intelligence artificielle, machine learning, big data — pour analyser et interpréter les données à grande échelle et offrir une expérience client véritablement individualisée.

Pourquoi l’hyperpersonnalisation est-elle un enjeu stratégique pour votre entreprise ?

Un marché en forte expansion qui récompense les premiers entrants

Selon Precision Business Insights, le marché mondial de l’hyperpersonnalisation devrait atteindre 67,9 milliards de dollars d’ici 2031, avec un taux de croissance annuel moyen de 18,1 % entre 2025 et 2031. Les entreprises qui s’y positionnent aujourd’hui gagnent un avantage concurrentiel durable par rapport à celles qui attendent.

Un impact direct sur les revenus et la fidélisation

Quand vos clients se sentent réellement compris — et non pas simplement ciblés — leur engagement et leur fidélité augmentent naturellement. 

Selon McKinsey, l’hyperpersonnalisation peut générer une hausse des revenus de 10 à 15 % en moyenne, et jusqu’à 25 % pour les entreprises les plus avancées dans la démarche. C’est un levier de croissance qui s’inscrit directement dans votre stratégie de fidélisation client.

L’IA comme accélérateur stratégique

L’hyperpersonnalisation repose largement sur l’intelligence artificielle pour analyser les données clients et proposer des interactions pertinentes en temps réel. 

Aujourd’hui, 46 % des entreprises utilisent déjà l’IA pour hyperpersonnaliser l’expérience utilisateur (Wisernotify). Et du côté des consommateurs, 71 % souhaitent que l’IA générative soit intégrée à leur expérience d’achat (eMarketer).

Cette double dynamique — entre vos actions et les attentes de vos clients — montre que l’IA n’est pas une option future, mais un levier d’action immédiat.

Une demande client clairement établie, y compris sur les données

Vos clients sont prêts à partager certaines informations personnelles, à condition que vous les utilisiez pour leur offrir des services réellement sur-mesure. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 80 % des clients trouvent les recommandations de produits personnalisées intéressantes (Marketsource)
  • 41 % sont prêts à partager leurs données personnelles pour enrichir leur expérience (Marketsource)

Ce consentement conditionnel est une opportunité. L’enjeu est de la mériter en tenant ses promesses de valeur.

L’hyperpersonnalisation comme levier de rentabilité durable

L’hyperpersonnalisation ne se limite pas à l’expérience client. Elle a un impact direct sur votre performance financière et l’efficacité de vos opérations.

Des budgets marketing mieux alloués, un ROI amélioré

En ciblant les bons profils avec le bon message au bon moment, vous orientez vos budgets là où ils génèrent réellement de la valeur. Les résultats sont mesurables : selon Mailchimp, les campagnes d’emailing segmentées surpassent largement les campagnes non segmentées.

 

Performance des campagnes segmentées – Résultats mondiaux (Mailchimp)

Indicateur

Performance moyenne 

Taux d’ouverture

    +14,3 % par rapport aux campagnes non segmentées

Taux d’ouverture unique

    +10,6 % par rapport aux campagnes non segmentées

Taux de clics

    +101 % par rapport aux campagnes non segmentées

Taux de rebond

    – 4,7 % par rapport aux campagnes non segmentées

Signalements pour Spam

     -3,9 % par rapport aux campagnes non segmentées

Désabonnement

      -9,4 % par rapport aux campagnes non segmentées

Ces données illustrent concrètement pourquoi une stratégie marketing d’entreprise fondée sur la donnée est plus rentable que les approches génériques.

Hausse du panier moyen et du taux de réachat

Les recommandations pertinentes et contextualisées incitent vos clients à acheter davantage et à revenir plus souvent. 

Selon une étude menée par Bloomreach en 2025, les marques qui adoptent la personnalisation enregistrent une hausse moyenne de 20 % de la valeur des commandes (AOV — Average Order Value). C’est un levier direct pour augmenter vos ventes sans augmenter vos coûts d’acquisition.

Réduction du churn grâce à l’analyse prédictive

En exploitant l’analyse prédictive, vous détectez les signaux faibles de désengagement avant que vos clients ne partent. 

C’est exactement ce que fait Zoom : la plateforme surveille l’activité de ses comptes clients et déclenche automatiquement des actions ciblées dès qu’une baisse de participation est détectée (source : Getmonetizely).

Résultat : un churn réduit, des revenus récurrents stabilisés, et une valeur client à long terme maximisée — trois indicateurs directement liés à votre engagement client.

Une meilleure allocation des ressources internes

Les données issues de l‘hyperpersonnalisation vous permettent de prendre des décisions plus éclairées : prévisions plus précises, priorisation de vos actions commerciales selon leur impact réel et amélioration continue de vos offres. 

Chaque décision repose sur des faits, non sur des intuitions — ce qui est la définition même d’un pilotage efficace.

Hyperpersonnalisation : les erreurs les plus fréquentes à éviter

L’hyperpersonnalisation peut devenir un atout puissant pour votre entreprise… à condition d’être maîtrisée. Mal exploitée, elle peut rapidement agacer vos clients, nuire à votre relation de confiance ou générer des résultats contre-productifs.

Confondre « plus de données » et « meilleure personnalisation »

Disposer de beaucoup de données ne garantit pas une bonne personnalisation. Ce qui compte, c’est leur pertinence et leur cohérence. Des données mal exploitées génèrent des recommandations incohérentes, ce qui nuit à l’expérience client plutôt qu’elle ne l’améliore.

Franchir la ligne de l’intrusion

Une personnalisation excessive peut vite donner l’impression d’être surveillé. Selon une étude d’Accenture :

  • 41 % des consommateurs jugent « malaisant » de recevoir un message d’une marque quand ils passent devant son magasin
  • 45 % trouvent « intrusif » d’être notifiés après leur visite
  • 35 % se sentent gênés par des publicités ciblant des articles simplement consultés en ligne

La frontière entre personnalisation utile et intrusion perçue est fine. La franchir dégrade votre relation client et érode la confiance envers votre marque — un actif difficile à reconstruire.

Oublier la touche humaine

L’intelligence artificielle est un outil puissant, mais elle ne remplace pas l’humain. Vos clients — surtout en B2B — apprécient les échanges authentiques, l’empathie et la compréhension du contexte. Un email automatique peut être efficace ; un message personnalisé par un conseiller peut être mémorable et créer un client ambassadeur.

L’objectif est de combiner automatisation et relation humaine : l’une porte l’efficacité, l’autre porte la confiance.

Négliger la transparence sur les données

Ne pas expliquer clairement comment vous collectez et utilisez les données peut briser la confiance de vos clients — et, pire encore, vous exposer à des sanctions RGPD

Soyez transparent : indiquez pourquoi vous recueillez certaines informations et comment cela améliore concrètement l’expérience de vos clients. Cette clarté renforce votre crédibilité et encourage vos clients à partager leurs données en toute confiance.

Comment mettre en place l’hyperpersonnalisation dans votre entreprise : les étapes clés

Vous n’avez pas besoin d’un département data ou d’un budget conséquent pour commencer. L’hyperpersonnalisation s’adapte à vos ambitions, quelle que soit la taille de votre structure. 

Étape 1 — Structurez votre collecte de données

Avant de personnaliser, il faut connaître. Assurez-vous de collecter les bonnes données à chaque point de contact : formulaires, CRM, historique d’achat, comportement sur votre site, interactions avec vos emails. La qualité prime toujours sur la quantité.

Étape 2 — Segmentez avant de personnaliser

Commencez par des segmentations simples et efficaces : clients actifs vs inactifs, clients à fort panier moyen, clients récurrents vs ponctuels. Ces segments vous permettent d’affiner considérablement vos communications et vos offres.

Étape 3 — Choisissez les bons outils

CRM, plateformes d’emailing segmenté, outils de marketing automation, recommandations IA : les solutions existent à tous les budgets. L’essentiel est de choisir des outils qui s’intègrent à votre écosystème existant et qui vous permettent de mesurer précisément l’impact de vos actions.

Étape 4 — Testez, mesurez, ajustez

L’hyperpersonnalisation ne s’improvise pas. Elle se construit par itérations successives : A/B tests, analyse des taux de conversion, suivi du churn, feedback clients. Comme pour tout levier de performance, le pilotage régulier est indispensable pour progresser.

Étape 5 — Gardez l’humain au centre

Chaque automatisation doit servir une relation plus authentique, pas la remplacer. Veillez à ce que vos équipes restent impliquées dans les moments clés du parcours client — notamment lors d’interactions à forte valeur ajoutée ou en cas de problème.

Les tendances qui vont redéfinir l’hyperpersonnalisation 

L’hyperpersonnalisation évolue à grande vitesse. Voici les directions à anticiper.

L’IA générative pour des expériences plus « vivantes »

Les chatbots intelligents, assistants vocaux et moteurs de recommandation deviennent capables de créer des interactions plus naturelles et plus fluides. Votre marque devient plus réactive, plus proche des besoins réels de chaque utilisateur — sans mobiliser davantage de ressources humaines.

La personnalisation prédictive

Les algorithmes identifient les signaux faibles — comportements, fréquence d’achat, navigation — pour proposer le bon produit au bon moment, avant même que le client ne l’exprime. C’est la différence entre réagir et anticiper.

Le retour de l’humain dans la donnée

À mesure que la technologie prend de la place, vos clients recherchent de l’émotion, de la sincérité et du sens. Utiliser la donnée pour humaniser chaque interaction — une touche d’humour, un message personnalisé, un storytelling adapté au contexte — est ce qui rendra votre expérience client vraiment mémorable.

Une personnalisation plus éthique

Avec la montée des régulations (RGPD, DSA) et la vigilance croissante des consommateurs, la transparence devient incontournable. Vos clients veulent savoir comment leurs données sont utilisées. 

Réussir l’hyperpersonnalisation, c’est pratiquer une approche respectueuse, claire et alignée avec leurs valeurs — pas seulement avec leurs comportements.

FAQ : hyperpersonnalisation et expérience client

Quelle est la différence entre personnalisation et hyperpersonnalisation ? 

La personnalisation classique utilise des informations génériques (prénom, historique d’achat simple) pour adapter une communication. L’hyperpersonnalisation va bien plus loin : elle exploite des données comportementales, contextuelles et préférentielles en temps réel pour adapter chaque interaction de façon véritablement individuelle, en tenant compte du moment, du lieu, du comportement récent et du contexte précis du client.

L’hyperpersonnalisation est-elle accessible aux PME ? 

Oui. Si les grands groupes disposent de moyens plus importants, les principes de base de l’hyperpersonnalisation sont accessibles à toute entreprise disposant d’un CRM, d’un outil d’emailing segmenté ou d’une plateforme e-commerce. L’essentiel est de commencer par une collecte de données rigoureuse et une segmentation efficace, avant d’aller vers des outils d’automatisation plus avancés.

Quels outils utiliser pour hyperpersonnaliser l’expérience client ? 

Les outils varient selon le canal et le budget : CRM (HubSpot, Salesforce, Pipedrive), plateformes d’emailing avec segmentation avancée (Mailchimp, Brevo, Klaviyo), solutions de marketing automation, recommandations IA intégrées aux sites e-commerce (Nosto, Dynamic Yield). La clé est de choisir des outils adaptés à votre activité et à vos ressources, et de les combiner avec une vraie stratégie de données.

Comment mesurer l’efficacité de ma stratégie d’hyperpersonnalisation ? 

Plusieurs indicateurs permettent d’évaluer l’impact : taux d’ouverture et de clic des emails segmentés, taux de conversion par segment, valeur moyenne des commandes (AOV), taux de churn, taux de réachat, et Net Promoter Score (NPS). Suivre ces métriques dans le temps vous permettra d’ajuster votre approche et de démontrer le retour sur investissement de votre démarche.

L’hyperpersonnalisation est-elle compatible avec le RGPD ? 

Oui, à condition de respecter les principes fondamentaux du RGPD : collecte de données avec consentement explicite, finalité claire et légitime, durée de conservation limitée, et droit d’accès et de suppression pour les clients. La transparence sur l’utilisation des données n’est pas seulement une obligation légale : c’est aussi un levier de confiance qui encourage vos clients à partager davantage d’informations pertinentes.

Passez à l’action avec l’hyperpersonnalisation

L’hyperpersonnalisation est un levier puissant — mais elle commence toujours par une connaissance fine de vos données. Et vos données les plus fiables sont souvent là où on ne les cherche pas : dans vos chiffres financiers.

Chiffre d’affaires par segment, marge par produit, saisonnalité des ventes, fréquence d’achat : ces indicateurs, bien lus, révèlent autant sur vos clients que n’importe quel outil marketing. C’est exactement sous cet angle que nous travaillons avec les dirigeants que nous accompagnons chez SBA Compta : transformer une lecture comptable en décisions commerciales concrètes, fondées sur des faits plutôt que sur des intuitions.

Parce qu’une stratégie client performante et une gestion financière solide ne sont pas deux sujets séparés — ce sont les deux faces d’une même ambition : développer votre entreprise durablement.

Passeport de prévention : votre nouvelle obligation d’employeur

Depuis le 16 mars 2026, les employeurs doivent déclarer sur le portail du Passeport de prévention les formations en santé et sécurité au travail dont ont bénéficié les salariés de l’entreprise.

SBA Compta vous propose une synthèse de vos nouvelles obligations déclaratives.

Passeport de prévention : qu’est-ce que c’est ?

Le passeport de prévention est un service numérique qui centralise les formations effectuées par les travailleurs – salariés comme demandeurs d’emploi – en matière de santé et sécurité au travail (SST). Il archive l’ensemble des attestations, certificats et diplômes.

Employeur : comment accéder au Passeport Prévention ?

Le Passeport Prévention est consultable sur le portail passeport-prevention.travail-emploi.gouv.fr. Vous pouvez y accéder avec vos identifiants Net-entreprises.

Toutes les entreprises employeuses sont concernées, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité.

Quel calendrier de déploiement respecter ?

Le déploiement de la réforme est progressif. Ainsi, depuis le 1er septembre 2025, les organismes de formation ont l’obligation de déclarer les formations SST sur le Passeport prévention.

Les employeurs ont, quant à eux, accès au Passeport prévention depuis le 16 mars 2026.

Une première période transitoire, du 16 mars 2026 au 30 septembre 2026, limite l’obligation de déclaration aux seules formations obligatoires dispensées en matière de santé et de sécurité, ce qui comprend :

  • les formations obligatoires encadrées par la réglementation (catégorie 1) ;
  • les formations pour des postes qui nécessitent une autorisation ou une habilitation de la part de l’employeur (catégorie 2).

À compter du 1er octobre et jusqu’à la fin de la période transitoire – c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2026 au plus tard –, les employeurs devront déclarer l’ensemble des catégories de formations en santé au travail.

Quelles formations déclarer ?

Les formations à déclarer sont celles qui sont dispensées en interne dans l’entreprise.

Elles doivent remplir toutes les conditions suivantes :

  • Répondre à un objectif de prévention des risques professionnels ou à l’obligation générale de formation.
  • Donner lieu à une attestation de formation ou à un justificatif de réussite.
  • Permettre le développement ou l’acquisition de connaissances et compétences transférables – c’est-à-dire utiles et mobilisables pour un autre poste de travail similaire.

Par exemple, les formations habilitation électriques, risque amiante, SST (Sauveteur Secouriste du Travail), ou encore le CACES, sont concernées.

Quel délai pour déclarer une formation ?

Pendant la période transitoire, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2026, le délai de déclaration des formations en SST est de 9 mois. Il sera réduit à 6 mois à compter de 2027.

Le délai commence à courir à partir de la fin du trimestre au cours duquel :

  • La formation s’est terminée, pour les formations donnant uniquement lieu à la délivrance d’une attestation de formation.
  • Commence la validité du justificatif de réussite délivré au titulaire.

Passeport Prévention : quelles sanctions en cas de non-respect ?

Le non-respect des obligations de déclaration dans le Passeport Prévention peut entrainer des sanctions pénales.

Ainsi, l’employeur peut se voir infliger une amende de 10 000 € par salarié concerné. En cas de récidive, cette sanction peut être portée à 30 000 € et 1 an d’emprisonnement.

En outre, l’absence de traçabilité dans le passeport prévention pourrait être invoquée comme indice de manquement à votre obligation de sécurité en tant qu’employeur.

Le conseil SBA Compta :

Le passeport prévention constitue une nouvelle obligation pour tous les employeurs. Il emporte des risques significatifs pour votre entreprise en cas de manquement.

C’est pourquoi, nous vous recommandons d’anticiper dès à présent les impacts sur la gestion sociale et RH de votre entreprise afin de limiter les risques.

Assurez-vous de disposer des accès à votre compte net-entreprises et vérifiez votre accès au service déclaratif dédié aux employeurs sur le Passeport de prévention. N’hésitez pas à nommer un responsable des déclarations au sein de votre entreprise afin de vous assurer de respecter les délais et de sécuriser votre gestion sociale.

Les experts en droit social SBA Compta vous accompagnent dans le respect de vos obligations d’employeur. N’hésitez pas à nous interroger

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

Loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail – Article 6

Code du travail : article L4741-1

Facture électronique : comment traiter les frais professionnels ?

La réforme de la facture électronique entre en application à compter du 1er septembre 2026. Elle emporte de nombreuses évolutions pour la gestion de votre entreprise.

Les dirigeants d’entreprise que nous accompagnons ont été nombreux à nous interroger quant à l’impact de la réforme sur le traitement des frais professionnels. Restaurant, hôtel, péage, carburant… comment seront traitées ces dépenses du quotidien à l’ère de la facture électronique ?

Frais professionnels et facture électronique

La réforme de la facture électronique oblige toutes les entreprises à être en mesure de recevoir et d’émettre les factures au format électronique.

En tant que dirigeant d’entreprise, vous engagez souvent des frais professionnels qui n’entrainent pas d’édition de facture mais la simple fourniture d’une facturette ou d’un ticket de caisse : notes de restaurant, tickets de parking, frais de carburant, tickets de péage…

Remarque :

La question des notes de frais est également applicable lorsque ce sont les salariés de votre entreprise qui avancent des frais.

Aujourd’hui, lorsque vous engagez une dépense dans le cadre de votre activité professionnelle, vous réglez la dépense, récupérez le ticket avec mention de la TVA, puis le transmettez pour votre comptabilité. Le comptable qui suit votre dossier enregistre la dépense dans votre comptabilité et déclare la TVA déductible.

Avec la réforme de la facturation électronique, la gestion des frais professionnels évolue.

Dépenses inférieures à 150 € HT

Par mesure de tolérance, si la dépense professionnelle est d’un montant inférieur à 150 € HT, il est possible de ne pas émettre une facture électronique normée. Un simple justificatif – comme un ticket de caisse ou une facturette – suffit.

En revanche, l’entreprise ne pourra pas utiliser le justificatif délivré à un salarié, ou au dirigeant en son nom personnel, pour déclarer de la TVA déductible – sauf s’il s’agit de notes de restaurant.

Dépenses supérieures à 150 € HT

Pour les dépenses d’un montant supérieur à 150 € HT entre deux entreprises françaises assujetties à la TVA, une facture électronique est obligatoire.

Dans ce cas, la facture sera émise depuis le logiciel de caisse ou de facturation du fournisseur directement vers la PA – Plateforme Agréée – de votre entreprise.

Pour ce faire, vous devrez fournir à votre fournisseur le numéro SIREN de votre entreprise et l’adresse de facturation électronique reliée à votre PA afin de recevoir la facture et de pouvoir déclarer la TVA déductible.

Ainsi, dans ce cas de figure, il sera essentiel que les salariés de votre entreprise soient bien formés à ce nouveau fonctionnement et disposent des informations nécessaires à l’établissement de la facture à disposition (en particulier le SIREN).

3 cas de figure existent :

  • La facture est établie au nom de l’entreprise et payée avec une carte professionnelle.

Dans ce cas, la facture est transmise à l’entreprise via sa Plateforme Agréée selon le schéma classique de la facture électronique.

  • La facture est établie au nom de l’entreprise et payée par un salarié.

Ce dernier est considéré comme « tiers payeur ». Il a transmis au fournisseur les informations nécessaires pour l’établissement de la facture électronique vers la PA de votre entreprise. Le paiement de la facture est notifié à votre PA pour éviter les risques de double paiement. Le salarié se fait rembourser avec une note de frais.

  • Les frais sont payés par un salarié mais sans facture au nom de votre entreprise

Dans le cas où un salarié oublierait de se signaler comme professionnel et que la facture ne serait pas établie au nom de votre entreprise, la vente serait remontée en e-reporting par le fournisseur comme pour un client particulier.

Le salarié demandera le remboursement des frais engagés sur la base du ticket de caisse. La déductibilité de la TVA pourrait être remise en question.

Une mesure de tolérance serait introduite avec la possibilité pour votre entreprise de déduire la TVA et de demander une facture avec mention « TVA déjà collectée dans le cadre du e-reporting ».

Cas particulier : les tickets de péage et de parking

Les tickets de péage bénéficient d’une tolérance doctrinale administrative à condition de mentionner :

  • Le taux et le montant de la TVA ;
  • Un numéro séquentiel de délivrance ;
  • Un espace réservé à l’usager.

Votre entreprise pourra traiter les reçus de péage pour les comptabiliser et déclarer la TVA déductible.

Dans le cadre d’un abonnement ou d’une carte accréditive, la facture de péage prendra la voie classique de facturation électronique « e-invoicing ».

Pour les tickets de parking, l’identification de l’assujetti devra être possible sur l’automate pour permettre, à terme, l’intégration de ces dépenses dans le circuit de la facture électronique. Une période de tolérance pour la mise en conformité des parcs de stationnement est admise.

Le conseil SBA Compta :

La gestion de vos frais professionnels et des notes de frais va fortement évoluer au regard de la facture électronique.

De même, les salariés de votre entreprise devront faire évoluer leurs usages pour la gestion de leurs notes de frais. Nous vous invitons à les sensibiliser à bien s’assurer de disposer du SIREN de l’entreprise pour les achats professionnels de plus de 150 € HT.

Votre Business Coach est à vos côtés pour évoquer la mise en place d’un outil de gestion des notes de frais, ainsi que l’outil de réception de vos prochaines factures électroniques. Cet équipement vous permettra de simplifier et fiabiliser la récupération de TVA sur vos frais professionnels. N’hésitez pas à nous interroger

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

Note de frais : la facture électronique va révolutionner les règles en entreprise. Les Échos.

Impôts 2026 : la campagne de déclaration est ouverte ! 

 

La campagne 2026 de déclaration de vos revenus 2025 a récemment débuté.  

SBA Compta vous propose une synthèse des dates à respecter, des nouveautés à prendre en compte et des opportunités à actionner…  

Impôts : dates limites de déclaration des revenus 

La date limite pour la déclaration de vos revenus 2025 auprès de l’administration fiscale dépend :  

  • du mode de déclaration que vous choisissez,  
  • et de votre département de résidence.   

IR : déclaration en ligne  

Le service de déclaration en ligne a ouvert le jeudi 9 avril 2026 et sa date de fermeture dépend de votre département de résidence au 1er janvier 2026 : 

  • Département 1 à 19 & non-résidents : jeudi 21 mai 2026 à 23 h 59  
  • Départements 20 à 54 : jeudi 28 mai 2026 à 23 h 59 
  • Départements 55 à 974/976 : jeudi 4 juin 2024 à 23 h 59 

Déclaration au format papier  

Par principe, l’ensemble des foyers fiscaux ont l’obligation de déclarer leurs revenus par Internet.  

Toutefois, pour ceux qui ne seraient pas en mesure de déclarer leurs revenus en ligne – comme les contribuables qui ne disposent pas d’un accès à Internet dans leur résidence principale, ou qui estiment ne pas être capables de déclarer leurs revenus en ligne –, la déclaration papier peut être acceptée.  

La date limite de dépôt des déclarations de revenus version papier est fixée cette année au mardi 19 mai 2026 à 23h59 (y compris pour les Français résidents à l’étranger), le cachet de La Poste faisant foi. 

Impôts sur le revenu : principales nouveautés 2026 

La loi de finances pour 2026 a entrainé plusieurs évolutions en matière de fiscalité des particuliers 

Revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu, hausse de la CSG sur les revenus du capital, contribution différentielle sur les hauts revenus… Retrouvez toutes les nouveautés et évolutions dans notre article de blog dédié : cliquez ici 

Déclaration d’occupation des biens immobiliers 

Vous êtes propriétaires ? En complément de votre déclaration de revenus, veillez à respecter l’obligation de déclaration avant le 1er juillet 2026 de la situation d’occupation de vos biens immobiliers si celle-là a changé (un changement de locataire, un bien devenu inoccupé, un logement qui n’est plus votre résidence principale, etc.) ou si vous ne l’aviez pas déclaré précédemment.   

Le conseil SBA Compta : 

La campagne de déclaration des revenus 2025 est ouverte ! Nous vous conseillons de veiller à bien respecter les dates limites de déclaration applicables à votre département de résidence. En cas de retard, vous pourriez vous exposer à des pénalités au taux minimal de 10 % de l’impôt dû – en l’absence de mise en demeure de l’administration.   

Pour les déclarations dématérialisées, votre déclaration d’impôt est préremplie par l’administration fiscale sur la base des informations dont elle dispose. Assurez-vous de vérifier scrupuleusement la justesse de ces informations !   

Rappelons que l’accès à votre espace sur le site des finances publiques nécessite désormais une double authentification 

La réglementation fiscale est en constante évolution et certaines mesures sont susceptibles d’avoir un impact majeur sur l’imposition de votre foyer fiscal.   

Votre expert-comptable et votre expert patrimonial SBA Compta travaillent de concert pour rationnaliser votre fiscalité et optimiser la gestion de votre patrimoine professionnel et privé. N’hésitez pas à nous interroger.  

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

Déclaration des revenus 2025 – Brochure pratique 2026 

Solution DAM : structurez vos documents pour gagner en efficacité et en rentabilité

 

Contrats, devis, visuels, documents internes : vos fichiers vous coûtent peut-être plus cher que vous ne le pensez

Un devis introuvable. Une ancienne version d’un contrat que vous avez envoyée par erreur. Un collaborateur qui passe vingt minutes à chercher un document. Ou encore votre expert-comptable que vous relancez (ou qui vous relance) pour obtenir les bonnes pièces.

Pris isolément, ces situations peuvent sembler anodines. Mais lorsqu’elles se répètent dans votre quotidien de dirigeant, elles finissent par représenter un coût réel pour votre entreprise.

Ce coût n’apparaît pas directement dans vos comptes, mais vous le subissez autrement : perte de temps, erreurs, retards, tensions internes, baisse de réactivité et parfois même risques administratifs ou juridiques.

Dans beaucoup d’entreprises, vos contrats, présentations commerciales, logos, procédures internes, vidéos ou modèles de documents existent déjà… mais ils sont dispersés, dupliqués ou difficiles à exploiter rapidement.

Et c’est précisément là que se situe un enjeu souvent sous-estimé dans votre gestion : la structuration de votre patrimoine documentaire.

C’est le rôle d’un outil DAM (Digital Asset Management) : vous permettre de centraliser, organiser et sécuriser vos actifs numériques afin de les rendre immédiatement accessibles et exploitables.

Chez SBA Compta, nous accompagnons les entrepreneurs dans l’optimisation de leur gestion et la digitalisation de leur entreprise. Un constat revient régulièrement : lorsque vous structurez mieux l’information, vous prenez de meilleures décisions et vous gagnez en efficacité.

Qu’est-ce qu’un outil DAM ?

Un outil DAM est une solution qui centralise l’ensemble de vos ressources numériques dans un espace unique. Il permet d’organiser vos documents, de sécuriser les accès, de retrouver rapidement la bonne version d’un fichier et de fluidifier les échanges entre vos équipes.

Concrètement, vous passez d’un stockage dispersé à une gestion structurée.

Au lieu d’avoir des fichiers répartis entre :

  • boîtes mail
  • ordinateurs personnels
  • dossiers mal classés
  • clés USB
  • Drive désorganisé
  • anciens serveurs internes

…vous disposez d’une base documentaire claire, fiable et accessible.

Un bon outil DAM vous permet également de suivre l’historique des modifications, de limiter les doublons et de vous assurer que chacun travaille sur les bons supports.

Pourquoi un outil DAM est stratégique pour votre entreprise?

Les logiciels DAM sont parfois perçus comme des outils réservés aux grandes entreprises. En réalité, ils peuvent avoir encore plus d’impact dans une PME ou une structure agile.

Lorsque vos équipes sont réduites, chaque minute compte. Chaque erreur se ressent plus vite. Chaque dysfonctionnement pèse davantage sur votre rentabilité.

Quelques exemples fréquents :

Sur le plan commercial

Envoyer un ancien tarif ou utiliser une présentation obsolète peut nuire immédiatement à votre crédibilité et ralentir une vente.

Sur le plan administratif

Un contrat fournisseur introuvable ou une mauvaise version signée peut créer des complications inutiles.

Sur le plan managérial

Lorsque l’information est dispersée, les décisions prennent du retard et les équipes perdent en fluidité.

Sur le plan image de marque

Un logo non conforme ou un support dépassé peut donner une image peu professionnelle de votre entreprise — et vous empêcher de vous démarquer de la concurrence.

Le coût caché du désordre numérique

Le temps perdu à chercher des documents n’apparaît sur aucune ligne comptable. Pourtant, il représente une charge bien réelle.

Prenons un exemple simple :

  • 5 collaborateurs
  • 15 minutes perdues par jour chacun
  • 220 jours travaillés par an

Cela représente 275 heures perdues chaque année— autant d’heures qui pourraient être consacrées à augmenter la productivité de vos équipes. 

À 25 € de coût horaire chargé, cela équivaut à 6 875 € par an.

Et ce calcul ne prend même pas en compte :

  • les erreurs évitables
  • les retards clients
  • les tensions internes
  • les opportunités manquées

Le sujet n’est donc pas seulement organisationnel. Il touche directement la rentabilité de votre entreprise.

Pourquoi votre cabinet comptable vous parle de DAM?

Un cabinet d’expertise comptable ne se limite pas à produire des chiffres. Il vous accompagne dans la structuration et la performance financière et globale de votre entreprise.

Or, une mauvaise gestion documentaire a un impact sur plusieurs leviers essentiels.

  • Elle réduit d’abord votre productivité, car vos équipes consacrent du temps à des tâches sans valeur ajoutée. 
  • Elle fragilise aussi votre conformité lorsque certains justificatifs sont difficiles à retrouver ou mal archivés.
  • Elle ralentit ensuite votre pilotage : prendre une décision devient plus compliqué lorsque les informations sont dispersées.
  • Elle accroît le poids de la fiscalité pour votre entreprise lorsqu’un justificatif est perdu et que la TVA ne peut être déduite.
  • Enfin, une entreprise bien structurée inspire davantage confiance lors d’un audit, d’une cession ou d’une levée de fonds.

Ce qu’un outil DAM peut concrètement vous apporter

1. Retrouver immédiatement le bon document

Grâce à une recherche par mot-clé, client, date ou type de fichier, vous accédez rapidement au bon document sans multiplier les demandes internes.

2. Sécuriser les accès

Vous définissez précisément qui peut consulter, modifier ou partager certains fichiers sensibles.

3. Fluidifier les échanges avec votre expert-comptable

Lorsque les documents sont bien classés, la transmission des pièces devient plus rapide et les demandes sont traitées plus efficacement.

4. Réduire les doublons

Combien de documents recréez-vous alors qu’ils existent déjà ? Un DAM évite ces pertes de temps invisibles.

5. Garantir la cohérence des versions/Standardiser les supports internes

Tous vos collaborateurs utilisent les bonnes versions de vos supports, avec des contenus cohérents et à jour.

Outil DAM et facture électronique : pourquoi anticiper maintenant ?

Avec la réforme de la facture électronique, de nombreuses entreprises découvrent que leur organisation documentaire mérite d’être repensée.

Le DAM ne remplace ni un logiciel de facturation ni une plateforme agréée. En revanche, il complète utilement votre dispositif en améliorant :

  • le classement documentaire,
  • l’accès rapide aux pièces,
  • la circulation de l’information,
  • la rigueur des processus internes.

Une organisation documentaire structurée aujourd’hui est le premier pas vers une automatisation de vos process — d’autant plus nécessaire avec les exigences de la facture électronique. 

Une bonne gestion documentaire gagne en efficacité lorsqu’elle est associée à des workflows structurés. Des plateformes BPM comme HEFLO permettent de modéliser les processus de validation, d’approbation et de suivi afin d’améliorer la traçabilité et la collaboration entre équipes.

Comment mettre en place une solution DAM dans votre entreprise?

Étape 1 : faites un audit rapide

Commencez par identifier où sont stockés vos documents, qui les utilise et où se situent les pertes de temps récurrentes.

Étape 2 : structurez vos catégories

Une arborescence simple par clients, fournisseurs, RH, commercial, juridique ou direction suffit souvent à créer un vrai gain de lisibilité.

Étape 3 : définissez les accès

Tout le monde n’a pas besoin de tout consulter. Une gestion claire des droits renforce la sécurité.

Étape 4 : choisissez la bonne solution

Une petite structure peut déjà obtenir de bons résultats avec un Drive bien organisé ou SharePoint. Une PME en croissance pourra se tourner vers un outil DAM plus complet.

Étape 5 : embarquez vos équipes

Le succès dépend surtout des habitudes internes. Nommer correctement les fichiers, ranger immédiatement les documents et utiliser un espace unique sont déjà des réflexes puissants.

Quels sont les avantages d’un outil DAM?

Réduire drastiquement le temps de recherche documentaire 

C’est souvent le premier gain visible.

Avant un outil DAM, vos équipes passent parfois plusieurs minutes, voire dizaines de minutes, à retrouver un fichier : dernière version d’un devis, logo à jour, présentation commerciale, contrat client…

Avec une solution DAM, ces documents sont centralisés et indexés. Vous réduisez fortement le temps de recherche, ce qui libère du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Éliminer les doublons et fiabiliser les versions 

Dans de nombreuses entreprises, un même document existe en plusieurs versions : “final”, “final_v2”, “final_def”, etc.

Cela crée de la confusion, des erreurs et parfois des décisions basées sur une mauvaise version.

Un outil DAM permet de limiter ces doublons en centralisant une version unique et en structurant clairement l’historique des modifications. Résultat : moins de confusion, plus de fiabilité.

Accélérer l’envoi et le partage des documents 

Que ce soit pour un client, un fournisseur ou votre expert-comptable, la rapidité d’envoi des documents est un indicateur clé.

Plus vos fichiers sont accessibles, plus vous pouvez répondre rapidement aux demandes externes. Cela améliore votre réactivité commerciale, mais aussi la fluidité de vos échanges administratifs.

Réduire les délais de réponse client et partenaire 

Indirectement, le DAM a un impact sur votre relation client.

Lorsqu’un client vous demande une information, un visuel ou un document, vous êtes capable de répondre plus vite et de manière plus fiable.

Cela renforce votre image de professionnalisme et peut même influencer positivement vos cycles de vente.

Limiter les erreurs documentaires 

Une mauvaise version envoyée, un contrat obsolète, un document incomplet… ces erreurs ont un coût réel.

Avec une solution DAM, vous travaillez sur des versions contrôlées, validées et à jour. Vous réduisez donc fortement le risque d’erreur, notamment dans les documents à enjeu contractuel ou commercial.

Améliorer la satisfaction et la productivité des équipes 

C’est un gain souvent sous-estimé, mais très révélateur.

Lorsque les collaborateurs trouvent rapidement les bons documents, travaillent sur des supports fiables et évitent les pertes de temps inutiles, leur charge mentale diminue.

Résultat : plus de fluidité, moins de frustration et une meilleure efficacité globale.

Le vrai enjeu : transformer vos fichiers en levier de performance

Un document mal rangé vous ralentit. Le même document, accessible immédiatement, à jour et sécurisé, vous fait gagner du temps et améliore votre réactivité.

C’est toute la différence entre subir votre organisation… et la piloter.

Les entreprises les plus performantes ne sont pas toujours les plus grandes. Ce sont souvent celles qui retrouvent vite la bonne information, prennent des décisions rapides et réduisent les pertes invisibles.

Conclusion

En tant qu’entrepreneur, vos fichiers numériques ne sont pas de simples documents : ils traduisent directement la qualité de votre gestion et de votre pilotage.

Dans les entreprises que nous accompagnons chez SBA Compta, les difficultés ne viennent pas seulement des chiffres, mais très souvent d’une information dispersée, difficile à exploiter et chronophage au quotidien.

Une organisation documentaire structurée permet de gagner en efficacité, de réduire les erreurs et de sécuriser vos obligations tout en facilitant la prise de décision.

La mise en place d’une solution DAM s’inscrit dans cette logique d’amélioration globale de votre performance.

Chez SBA Compta, nous vous accompagnons pour structurer, sécuriser et développer votre business.

Contactez-nous pour échanger sur votre organisation et identifier vos leviers d’optimisation.

Facture électronique : des sanctions renforcées

La loi de finances pour 2026 a fortement durci les sanctions applicables en cas de non-respect de la réforme de la facture électronique et a créé de nouvelles amendes.

Quelles sont les zones de risque pour votre entreprise ?

Facture électronique : rappel du calendrier

La mise en œuvre de la réforme de la facturation électronique sera progressive et suivra le calendrier suivant :

1er septembre 2026

 

· Obligation de réception de factures électroniques pour l’ensemble des assujettis.

· Obligation d’émission de factures électroniques pour les grandes entreprises et les ETI.

 

1er septembre 2027 · Obligation d’émission de factures électroniques pour les PME, TPE et microentreprises.

 

L’obligation d’e-reporting suit le même calendrier de mise en place.

Durcissement des fonctions

Les sanctions initialement prévues dans le cadre de la réforme ont été renforcées.

Le non-respect de l’obligation d’émission d’une facture électronique entrainera une amende de 50 € par facture – contre 15 € jusqu’alors – dans la limite d’un plafond annuel de 15 000 €.

L’absence de transmission des données de transaction et de paiement est désormais punie d’une amende de 500 € par transmission – contre 250 € auparavant. Le total des amendes appliquées au titre de cette obligation est plafonné à 15 000 € par année civile.

Création d’une nouvelle sanction

La loi de finances pour 2026 créée une nouvelle sanction. Ainsi, en cas de manquement à l’obligation de recourir à une plateforme agréée pour recevoir des factures électroniques, l’assujetti sera mis en demeure de s’y conformer dans un délai de 3 mois.

À l’issue de ce délai, une amende de 500 € sera infligée si l’entreprise n’est toujours pas en conformité. Une nouvelle période de mise en demeure pour 3 mois sera appliquée. Si le manquement persiste, une amende de 1 000 € sera appliquée.

Une nouvelle amende de 1 000 € sera encourue tous les trois mois tant que la situation n’est pas régularisée.

Le conseil SBA Compta :

Les sanctions applicables en cas de manquement à vos obligations au regard de la réforme de la facture électronique ont été considérablement durcies.

Ce renforcement des pénalités invite à se saisir dès à présent des enjeux de la réforme et à anticiper les impacts sur votre entreprise.

En particulier, la création d’une nouvelle sanction en cas de non-respect de l’obligation de réception de factures électroniques via une plateforme agréée (PA) rend l’échéance du 1er septembre 2026 d’autant plus importante. En effet, à compter de cette date, toutes les grandes entreprises telles que votre fournisseur d’énergie, votre opérateur de téléphonie, etc. vous enverront leurs factures au format électronique. Pour les recevoir, vous devrez a minima avoir créé un compte de réception sur l’une des plateformes agrées par l’État.

Nous vous conseillons de choisir dès à présent votre PA pour la réception de factures électroniques. Pour ce faire, votre cabinet d’expertise comptable SBA Compta vous accompagne afin de sécuriser votre entreprise et de réussir votre transition. Nous réalisons pour vous :

· la souscription à la plateforme agréée la mieux adaptée à votre activité et vos obligations,

· le paramétrage et le raccordement de votre PA de réception,

· les tests de transmission et la validation des flux,

· ainsi que l’interfaçage comptable pour vous décharger de contraintes administratives.

Rappelons que nous vous conseillons vivement de ne pas souscrire à l’offre d’une plateforme agréée sans consulter votre expert-comptable au préalable. En effet, il pourra vous aider à évaluer la compatibilité de la solution que vous envisagez avec vos obligations, votre activité, vos logiciels… Il sera également à-même d’apprécier l’interopérabilité de la PA avec les logiciels de production comptable afin d’assurer une transmission fluide et sans surcoût de vos informations comptables.

Toutes les équipes SBA Compta sont à vos côtés pour vous accompagner dans votre passage à la facture électronique. Vous pouvez d’ores et déjà nous mandater pour assurer votre souscription à une plateforme agréée et l’inscription de votre entreprise sur l’annuaire centralisé. N’hésitez pas à nous interroger.

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

LOI n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Article 123.

Code APE de votre entreprise : anticipez l’évolution 2027

À compter du 1er janvier 2027, le code APE va évoluer pour l’ensemble des entreprises inscrites au répertoire Sirene.

Code APE : qu’est-ce que c’est ?

Le code APE – Activité Principale Exercée – est un identifiant à cinq caractères, quatre chiffres et une lettre, attribué par l’INSEE à chaque entreprise ou indépendant lors de son immatriculation.

Ce code sert à classer l’activité économique principale de la structure au sein de la nomenclature NAF (nomenclature d’activités française), qui elle-même s’inscrit dans le système européen.

Concrètement, ce code permet à l’administration, aux organismes sociaux et aux partenaires économiques d’identifier en un coup d’œil le secteur d’activité d’une entreprise : bâtiment, commerce, santé…

Bon à savoir :

Le code APE est attribué automatiquement par l’INSEE en fonction des informations déclarées à la création de l’entreprise, mais il peut être modifié si l’activité principale évolue.

Quels changements en 2027 ?

La nouvelle version de la nomenclature d’activités française (NAF 2025) entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2027.

La NAF 2025 porte à 747 le nombre de codes APE afin de refléter plus fidèlement l’activité économique.

Ainsi, toutes les entreprises concernées se verront attribuer un nouveau code APE correspondant à la nouvelle nomenclature.

Comment préparer votre entreprise ?

Vous pouvez consulter dès à présent le futur code APE de votre entreprise en renseignant votre numéro Siren sur le site sirene.gouv.fr.

Cette vérification est importante car elle vous permet de vous assurer que le code qui vous sera attribué en 2027 correspond bien à l’activité principale exercée par votre entreprise.

Si ça n’est pas le cas, il convient de le signaler à l’INSEE par le biais d’un formulaire en ligne.

Le changement de code APE de votre entreprise sera automatique et ne nécessitera aucune démarche particulière.

Le conseil SBA Compta :

Un changement de code APE de votre entreprise n’est pas du tout anodin.

En effet, un code APE inadapté à votre activité peut emporter de lourdes conséquences pour votre entreprise.

Votre code APE détermine la convention collective applicable dans votre entreprise. Ainsi, une erreur pourrait entrainer l’application d’une convention collective inadaptée, ce faisant avoir un impact sur les salaires minimum, les règles de congé, l’attribution de primes… et emporter des risques de redressement Urssaf ou de litiges Prud’hommaux.

Votre code APE peut également influencer le taux de cotisation à certaines caisses de retraite ou de prévoyance.

En outre, un code APE erroné pourrait être préjudiciables pour vos demandes d’aides publiques, mais aussi pour votre couverture assurantielle si l’activité effectivement exercée ne correspond pas à celle présentée dans votre contrat…

C’est pourquoi, nous vous recommandons vivement de procéder à un contrôle de cohérence de votre futur code APE issu de la NDF 2025 au regard de votre activité principale afin de sécuriser votre entreprise. SBA Compta peut assurer pour vous cette analyse et les demandes de rectification éventuelles.

Par ailleurs, nous vous invitons à anticiper les modifications administratives et sociales que vous pourriez avoir à réaliser : mise à jour de vos documents professionnels, prise en compte sur les bulletins de paie de vos salariés, etc.

Toutes les équipes SBA Compta sont à vos côtés pour vous accompagner dans cette évolution. N’hésitez pas à nous interroger.

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

Décret n° 2025-736 du 31 juillet 2025 portant approbation des nomenclatures d’activités et de produits françaises

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