7 Stratégies pour améliorer la gestion et le contrôle des stocks dans votre restaurant

En tant que gérant de restaurant, l’élaboration des menus et l’expérience de votre clientèle sont souvent au centre de vos préoccupations. Cependant, un autre aspect crucial de la gestion de votre affaire ne doit pas être négligé : la gestion et le contrôle des stocks.

La manière dont vous gérez les stocks et la politique d’achat de votre restaurant peuvent influencer de manière significative la rentabilité de votre établissement. Une gestion inefficace de votre inventaire peut provoquer non seulement un gaspillage alimentaire, mais également des pertes financières, ce qui peut être dévastateur pour toute entreprise opérant dans l’industrie de la restauration.

De plus, avec l’augmentation des prix des matières premières comme l’huile de friture (+ 400 %), l’huile d’olive, la mayonnaise et la Moutarde (+ 300 %), les olives et les vinaigres (+ 200 %), et le beurre (+ 100 %), il est nécessaire de surveiller vos dépenses. 

Bien gérer les stocks et la chaîne d’approvisionnement de votre restaurant est essentiel pour optimiser vos coûts et vos marges. Mais qu’est ce qu’une gestion efficace des stocks d’un restaurant ? Quels en sont les avantages ? Et quelles sont les bonnes pratiques à connaître ?

SBA Compta, le partenaire de la rentabilité de votre restaurant, vous dévoile une série de réponses dans cet article. 

Qu’est-ce que la gestion des stocks dans un restaurant ?

La gestion des stocks d’un restaurant est le processus qui consiste à suivre, contrôler et optimiser les stocks d’ingrédients, de fournitures, ainsi que les achats au sein d’un restaurant. 

La gestion des stocks d’un restaurant va au-delà du simple décompte des stocks. Il s’agit de surveiller les niveaux de stock, de gérer les achats et de garantir la disponibilité des articles nécessaires au fonctionnement du restaurant.

La complexité de la gestion des stocks d’un restaurant dépend de la taille de l’entreprise. Au fur et à mesure que le restaurant se développe, la gestion des stocks devient de plus en plus difficile et essentielle pour le succès continu de l’établissement. 

Pourquoi les restaurants doivent-ils se pencher sur la gestion et le contrôle des stocks ?

La gestion des stocks d’un restaurant présente de nombreux avantages. En voici 10 :

1. Moins de gaspillage alimentaire

La gestion des stocks d’un restaurant permet de réduire le gaspillage alimentaire de plusieurs façons. 

Tout d’abord, vous pouvez adapter vos commandes en fonction des niveaux de stock et en comprenant ce qui se vend bien et ce qui s’écoule plus difficilement. Cela signifie que vous êtes moins susceptible de commander des produits périssables en trop grande quantité, qui risquent d’être gâchés. 

De plus, en prenant connaissance de vos dates de péremption et en appliquant les procédures FIFO (First In First Out – qui se traduit en français par « PEPS : premier entré, premier sorti »), vous pouvez vous assurer que les articles les plus anciens sont utilisés avant d’atteindre leur date de péremption. Cela réduit également le risque de gaspillage alimentaire.

2. Meilleure gestion des fournisseurs

Une gestion efficace des stocks d’un restaurant permet également de mieux gérer les relations avec vos fournisseurs. En effet, vous saurez clairement quels sont vos niveaux de stock et ce que vous devez commander à chaque fournisseur.

Vous pouvez utiliser ces informations pour négocier de meilleures conditions avec vos fournisseurs, telles que des remises pour les commandes en gros ou les paiements anticipés. De plus, en suivant vos niveaux de stock, vous éviterez les ruptures de stock de certains articles, qui peuvent entraîner des dysfonctionnements dans le service de votre restaurant.

3. Optimisation de votre niveau de réapprovisionnement

La gestion des stocks dans votre restaurant vous aidera à trouver votre niveau de réapprovisionnement automatique, c’est-à-dire le niveau de stock optimal d’un article donné que vous devriez avoir dans votre restaurant à tout moment. 

Le contrôle efficace de vos niveaux de stocks vous permet de prévoir exactement ce dont votre restaurant a besoin pour répondre à la demande, et ainsi optimiser vos commandes afin de ne pas en commander trop et de réduire ainsi le gaspillage.

4. Satisfaction accrue de vos clients

Une gestion efficace des stocks se traduit par une meilleure expérience gastronomique pour vos clients. 

En suivant vos stocks, vous pouvez vous assurer que vous avez toujours les ingrédients nécessaires pour préparer les plats préférés de vos clients et maintenir la qualité et l’homogénéité des produits proposés dans la carte de votre restaurant. Cela se traduit par une plus grande fidélité et satisfaction de vos clients.

5. Augmentation de vos bénéfices

Comme mentionné plus haut, la gestion efficace de vos stocks de restaurant vous permet d’éviter les gaspillages et les pertes coûteuses. En vous assurant d’avoir toujours la bonne combinaison de stocks, vous pouvez éviter de surstocker des articles qui risquent de se détériorer avant d’être vendus. Cela contribue à améliorer votre résultat net.

De plus, votre capacité à répondre aux demandes de vos clients et à honorer rapidement leurs commandes vous permet de servir plus de clients et d’écouler plus de stocks, ce qui se traduit par une augmentation du chiffre d’affaires de votre restaurant.

6. Économies significatives

Le coût des matières premières représente 34,2 % du chiffre d’affaires des restaurateurs (Source : KPMG, Gira et l’Addition – Chiffres de 2022)

Ces chiffres peuvent augmenter lorsque la nourriture est perdue ou détériorée et qu’elle doit être commandée à nouveau. C’est pourquoi il est essentiel de réduire le coût des matières premières qui sont la composante la plus importante des charges d’un restaurant. 

Grâce à un système efficace de gestion de stock, vous pouvez obtenir des mises à jour en temps réel sur le niveau d’approvisionnement de votre établissement. Ainsi :

  • vous réduisez le gaspillage, 
  • vous ne dépensez de l’argent que pour ce dont vous avez besoin,
  • vous optimisez votre résultat. 

7. Respect de la conformité et de la sécurité alimentaire  

La gestion efficace de vos stocks de restaurant vous permet de respecter les réglementations et normes relatives à la sécurité alimentaire, d’éviter les amendes coûteuses et les problèmes juridiques.

En surveillant vos niveaux de stock et la durée de conservation de vos aliments périssables, vous vous assurez également d’offrir à vos clients des produits sûrs et de haute qualité.

Bon à savoir 

Tout client désirant se rendre dans un restaurant, peut consulter l’application Alim’confiance, qui recense les contrôles de la DGCCRF et évalue l’hygiène des restaurants, abattoirs, supermarchés et cantines. 

8.Flux de trésorerie optimisé  

Le suivi des stocks permet aux restaurants de disposer de la quantité adéquate de marchandises et d’ingrédients pour répondre à la demande des clients, sans trop en accumuler. 

Éviter d’immobiliser des capitaux dans des stocks excédentaires ou de faire face à des pénuries qui nécessitent des commandes urgentes à des prix plus élevés, permet d’optimiser votre trésorerie.

9. Décisions éclairées

Un bon système de gestion des stocks de restaurant vous fournira des données précises en temps réel sur vos niveaux de stock. Ces données vous aident à prévoir les tendances, à optimiser le menu et à prendre d’autres décisions stratégiques.

En suivant vos niveaux de stock en temps réel, vous pouvez toujours savoir exactement ce qui doit être commandé et quand. Cela permet de réduire le gaspillage et de s’assurer que vous disposez des articles souhaités par vos clients.

10. Rester organisé et maître de la situation

Un système efficace de gestion des stocks de restaurant vous aidera à suivre vos stocks afin de rester organisé et garder le contrôle de votre entreprise. Cela se traduit par un fonctionnement plus efficace et moins de stress pour vous et votre personnel de cuisine ou de salle.

Lorsque tout est suivi correctement, il est plus facile de trouver ce dont vous avez besoin quand vous en avez besoin et d’éviter les stocks en double. Vous gagnez ainsi du temps et vous vous épargnez des tracas à long terme, ce qui est essentiel pour tout chef d’entreprise débordé.

Gestion des stocks en restaurant - Avantages

Les 7 meilleures pratiques en matière de gestion des stocks des restaurants 

1. Organiser votre salle de stockage 

L’un des moyens les plus simples et les moins coûteux pour les restaurateurs de faciliter le suivi de leurs stocks consiste simplement à organiser leurs réserves. En organisant vos étagères de manière rationnelle, il sera plus aisé d’identifier des denrées manquantes, celle en surnombre et celles qui doivent être réapprovisionnées.

Voici quelques conseils pour organiser votre réserve, votre garde-manger et votre congélateur tout au long de l’année : 

  • Regroupez les articles par catégories (produits secs, aliments congelés, aliments réfrigérés, fournitures, uniformes…).
  • Apposez des étiquettes sur les étagères pour aider votre personnel à trouver rapidement les articles.
  • Identifiez les articles les plus utilisés et conservez-les au même endroit, facilement accessible.

2. Mettre en œuvre la méthode FIFO

FIFO est l’abréviation de First-In, First-Out (premier entré, premier sorti). Il s’agit d’une technique de stockage simple et efficace qui veille à ce que les produits dont la durée de conservation est la plus courte soient utilisés en premier, ce qui réduit les risques de détérioration et de gaspillage.

Un étiquetage, un rangement et un suivi des stocks adéquats peuvent contribuer à garantir la bonne application de la technique FIFO.

3. Tenir une fiche d’inventaire régulière 

La tenue d’une fiche d’inventaire est un moyen tout aussi facile et peu coûteux de suivre l’évolution de vos stocks de restaurant. Il est préférable que vous travailliez selon un calendrier régulier afin de prendre des mesures d’inventaire cohérentes et précises. Si vous manquez de régularité, vous obtiendrez des données disparates qui ne vous aideront pas à connaître vos coûts de production, le taux de rotation des stocks, le niveau de vos stocks, la quantité utilisée ou la volatilité.

La tenue d’une fiche d’inventaire et la réalisation d’un inventaire quotidien, hebdomadaire ou mensuel vous permettront de tenir un registre physique de vos stocks. Bien que ce système soit plus précis que la simple évaluation visuelle de votre stock, il est également sujet à l’erreur humaine. 

4. Investir dans un logiciel de gestion des stocks de qualité

Le logiciel de gestion des stocks est un outil qui aide les entreprises de restauration à suivre leurs niveaux de stock, leurs commandes et leurs ventes. Il permet de connaître les tendances et d’optimiser le volume des commandes afin de réduire le gaspillage et d’économiser de l’argent.

Ces programmes offrent de nombreuses fonctionnalités différentes, mais ils ont tous le même objectif : aider les restaurants à fonctionner de manière plus efficace. 

Un bon logiciel de gestion de stocks de restaurant devrait vous permettre de :

  • Suivre vos niveaux de stock et les données relatives à vos ventes
  • Générer des rapports sur les tendances et les niveaux de stock
  • Définir des alertes de rappel lorsque les niveaux de stock sont bas
  • Créer et gérer des commandes
  • Suivre les informations relatives aux fournisseurs

5. Former vos employés

Une formation adéquate de vos employés sur les procédures de gestion des stocks et les outils de suivi des stocks permet de s’assurer qu’ils suivent les procédures appropriées et connaissent la politique du restaurant en matière de gestion de stocks. 

Les employés doivent être formés à la réception, au stockage et au suivi des stocks, ainsi qu’à la manière de repérer les écarts et de les signaler à la direction.

6. Prévoir des provisions supplémentaires 

Pour les ingrédients que votre restaurant utilise fréquemment, il peut être judicieux de conserver un stock « au cas où ». 

Par exemple, si vous êtes un restaurant de hamburgers, il peut être judicieux de conserver un stock supplémentaire de frites pour faire face à un afflux inattendu de clients. Veillez simplement à contrôler la fraîcheur de vos stocks supplémentaires et à les remplacer si nécessaire. 

Pour éviter le gaspillage, pensez à utiliser les stocks supplémentaires non utilisés pour les repas du personnel. 

7. Offrir des primes pour la réduction du gaspillage

Encouragez la réduction du gaspillage et le bon écoulement des stocks dans votre restaurant en offrant des primes à l’ensemble de votre personnel en fonction de leur contribution à la réduction des déchets d’une période à l’autre.

FOIRE AUX QUESTIONS 

Qu’entend-on par « stock » dans un service de restauration ?

Voici quelques exemples de stocks dans une entreprise de restauration :

  • Aliments frais (fruits, légumes, viandes, poissons, crustacés et volailles)
  • Produits secs (les pâtes, les haricots et le riz)
  • Epices, herbes et autres garnitures
  • Alcools et boissons
  • Linge, ustensiles et vaisselle de service 
  • Uniformes et accessoires de travail (gants, tabliers, chemises..)

Qui est responsable de l’inventaire du restaurant ?

Selon la taille et la structure du restaurant, plusieurs personnes peuvent être responsables de l’inventaire du restaurant. Le propriétaire ou le gérant supervise l’ensemble des opérations et peut déléguer certaines responsabilités à d’autres membres du personnel.

Le chef cuisinier est généralement responsable des commandes de nourriture et de la gestion des stocks dans la cuisine. Parallèlement, le personnel de salle peut être chargé de suivre les stocks dans la salle à manger. En fin de compte, c’est au propriétaire ou au gérant qu’il incombe de veiller à ce que tous les stocks soient correctement gérés et comptabilisés.

Quels sont les indicateurs clés de performance (KPI) de la gestion des stocks des restaurants ?

Il existe plusieurs indicateurs clés de performance (KPI) que vous devriez analyser afin de déterminer le succès de votre stratégie de gestion des stocks  En voici quelques-uns:

Stock moyen 

La référence habituelle est la période mensuelle (incluant les bases multi-mensuelles : stock moyen trimestriel, semestriel, etc.). Mais peut se calculer aussi sur l’année (fiscale, commerciale ou civile).

Comment le calculer? 
Stock moyen = (Stock initial + stock final) ÷ 2

Taux de rotation des stocks (ou Turnover) 

Il correspond au nombre de fois où le stock est écoulé et renouvelé au cours d’une période donnée.

Comment le calculer?
Taux de rotation des stocks = Chiffres d’affaires ÷ stock moyen

Durée moyenne de stockage 

Elle indique la durée pendant laquelle les stocks de nourriture, de boisson, et les autres stocks sont gardés en inventaire. La durée moyenne idéale n’existe pas, mais il est préférable qu’elle soit plutôt courte.

Comment la calculer?
Durée moyenne de stockage = Nombre de jours que comprend la période de référence ÷ taux de rotation des stocks
⇒ Si la période de référence est un an, la formule est : 365 jours ÷ taux de rotation des stocks.
⇒ Si la période de référence est un mois, la formule est alors : 30 jours ÷ taux de rotation des stocks.

Temps d’écoulement des stocks 

Il vous permet d’analyser l’efficacité des marchandises que vous achetez auprès des fabricants ou des fournisseurs et de déterminer la vitesse à laquelle se vendent les produits de certains fournisseurs.

Comment le calculer?
Temps d’écoulement des stocks = (Stock moyen÷ chiffre d’affaires) x 365

Ratio de coulage (RC)  

Il s’applique aussi bien à la nourriture et aux boissons qu’au matériel (vaisselles, mobilier). Ce ratio concerne uniquement les matières non périssables. Il mesure l’impact de ces pertes/vols sur l’activité du restaurant et doit être inférieur à 2 %.

Comment le calculer?
Ratio de coulage = Montant de la perte (Perte, casse ou vol) ÷ chiffre d’affaires

Couverture des stocks 

Permet de mesurer le nombre de jours de consommation pris en charge par le stock actuel.

Comment la calculer?
Couverture de stock = stock / consommation moyenne

Ratio de consommation de matières premières

Ce ratio doit être suivi régulièrement pour vous assurer de maîtriser vos coûts. Il doit être inférieur à 30 % car les matières premières sont un des premiers postes de dépenses dans un restaurant (souvent autour de 30 % des charges).

Comment le calculer?
Ratio de consommation de matières premières = (Achats de matières premières + la variation de stock de matières premières) ÷ Chiffre d’affaires

Comment choisir le bon système de gestion des stocks d’un restaurant ?

Le choix du bon système de gestion des stocks d’un restaurant est crucial pour l’efficacité des opérations et la maîtrise des coûts. Commencez par :

  1. Identifier vos besoins et objectifs spécifiques en matière de gestion des stocks.
  2. Déterminer les caractéristiques et fonctions essentielles à la gestion des stocks de votre restaurant.
  3. Rechercher les options de personnalisation pour répondre à vos besoins spécifiques.
  4. Tenir compte de l’évolutivité de votre business et de l’intégration à d’autres logiciels de restauration que vous utilisez tels que les systèmes de point de vente, les logiciels de comptabilité ou les plateformes de commande en ligne. 
  5. Évaluer la convivialité et l’intuitivité de l’interface. 
  6. Examiner les capacités de reporting complet et en temps réel.
  7. Vérifier la réactivité de l’assistance à la clientèle et la formation au cours de la mise en œuvre et des opérations quotidiennes.

En conclusion, une gestion efficace des stocks est essentielle au succès de votre restaurant, quelle que soit sa taille. En gérant d’une façon optimale vos niveaux de stocks, vous réduisez le gaspillage, améliorez l’efficacité de votre personnel et maintenez la qualité de vos services.

En tant que restaurateur, vous pouvez optimiser vos niveaux de stocks en procédant à des audits réguliers, en fixant des niveaux paritaires, en appliquant la technique FIFO et en utilisant la technologie. En mettant en œuvre les meilleures pratiques, vous pouvez rationaliser vos processus de gestion des stocks et améliorer vos résultats.

Impôts : ce qui change en 2024 pour les particuliers

Impôts : ce qui change en 2024 pour les particuliers

La publication de la loi de finances pour 2024 a un impact direct sur la fiscalité des particuliers.  

Quels sont les mesures qui concernent votre imposition en 2024 et la gestion de votre patrimoine personnel ? 

Consulter notre article « Loi de finances pour 2024 : 9 mesures pour les entreprises » 

Revalorisation du barème de l’IR 

Pour l’imposition des revenus 2023, déclarés en 2024, les limites des tranches du barème de l’impôt sur le revenu sont revalorisées de 4,8 % afin de tenir compte de l’inflation. 

Ainsi, le barème application pour les revenus de 2023 est le suivant :  

Tranches de revenus  Taux d’imposition de la tranche de revenu 
Jusqu’à 11 294 €  0 % 
De 11 295 € à 28 797 €  11 % 
De 28 798 € à 82 341 €  30 % 
De 82 342 € à 177 106 €  41 % 
Plus de 177 106 €  45 % 

Prélèvement à la source : aménagement pour les conjoints 

À compter du 1er septembre 2025, les contribuables mariés ou pacsés qui font l’objet d’une imposition commune seront soumis de plein droit à un taux de PAS individualisé pour l’imposition de leurs revenus personnels respectifs, sauf option contraire.  

Prêt à taux zéro (PTZ) et éco-PTZ 

Le prêt à taux zéro (PTZ) est prorogé jusqu’au 31 décembre 2027. Destiné à financer la première accession à la propriété, il est recentré sur les achats d’appartements neufs en zone tendue ou de logements anciens avec travaux en zone détendue. Il n’est donc plus applicable aux constructions de maisons individuelles.  

De plus, l’éco-PTZ, qui permet d’effectuer des travaux de rénovation, est prolongé jusqu’en 2028. 

Épargne des jeunes 

Depuis le 1er janvier 2024, il n’est plus possible d’ouvrir un Plan d’Épargne Retraite (PER) pour les enfants mineurs. 

De plus, les versements volontaires sur les PER déjà existants sont bloqués jusqu’à la majorité de l’enfant. 

Le nouveau plan d’épargne avenir climat (PEAC), créé par la loi industrie verte, a vu son régime fiscal précisé. Ainsi, les revenus de ce produit d’épargne, réservé aux jeunes de moins de 21 ans, seront exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. 

Réduction d’impôt « Denormandie ancien » 

Le dispositif « Denormandie ancien », qui soutient la rénovation de logements anciens destinés à la location dans certaines communes, est prorogé jusqu’en 2026. 

Dispositif « Coluche » 

Le plafond majoré de 1 000 € applicable à la réduction d’impôt de 75 % pour les dons aux associations qui viennent en aide aux personnes en difficulté est reconduit jusqu’au 31 décembre 2026. 

Le conseil SBA Compta  

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous accompagne dans l’analyse des incidences de ces mesures sur votre fiscalité personnelle et vos stratégies de gestion de patrimoine. N’hésitez pas à nous interroger. 

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :

LOI n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 

Loi de finances pour 2024 : 9 mesures pour les entreprises

Loi de Finances 2024

La loi de finances pour 2024 (LF2024) introduit plusieurs mesures qui ont un impact direct sur la fiscalité des entreprises. 

👉 SBA compta, votre expert-comptable digital, vous propose une synthèse des dispositions à connaître.  

Facture électronique : nouveau calendrier 

Le nouveau calendrier pour l’entrée en vigueur de la facture électronique est validé :  

  • À partir du 1er septembre 2026 : les grandes entreprises et ETI seront tenues d’émettre des factures électroniques. 
  • À partir du 1er septembre 2027, cette obligation s’appliquera également aux TPE-PME et micro-entreprises. 

L’e-reporting suivra les mêmes échéances.  

Crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV) 

Le crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV) est créé afin d’encourager les investissements dans les filières de production de batteries, de panneaux solaires, d’éoliennes ou de pompes à chaleur.  

Le C3IV est soumis à une demande d’agrément qui peut être réalisée en ligne sur le service dédié.   

Le taux du crédit d’impôt varie de 20 % à 60 % selon la taille de l’entreprise et la localisation des investissements.  

Le dispositif concerne les projets d’investissement dont la demande d’agrément est déposée à compter du 27 septembre 2023 et pour lesquels l’agrément est délivré au plus tard le 31 décembre 2025. 

Il doit être approuvé par la Commission européenne pour être applicable.  

CVAE 

La suppression de la CVAE – cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises –, qui était prévue pour 2024, est repoussée au 1er janvier 2027. Le taux maximal d’imposition de la CVAE est abaissé progressivement jusqu’à sa suppression.  

En revanche, la cotisation minimum de CVAE est supprimée à compter du 1er janvier 2024. Cette dernière s’élevait à 63 € en 2023.  

Évolution du statut Jeune Entreprise Innovante (JEI) 

Les jeunes entreprises innovantes créées à compter du 1er janvier 2024 ne bénéficient plus d’exonération d’impôt sur les bénéfices.  

Par ailleurs, les exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties, de CFE et de CVAE ne sont pas prorogées pour les JEI créées à compter du 1er janvier 2026. 

Enfin, un nouveau statut de « jeunes entreprises de croissance » (JEC) est créé. Ses spécificités seront précisées prochainement par décret.  

Fiscalité agricole 

Les plus-values professionnelles réalisées par les entreprises agricoles sont à compter du 1er janvier 2024 exonérées d’IR selon de nouveaux plafonds. 

Par ailleurs, la limite d’application du régime micro-BA est relevée à 120 000 € – contre 91 900 € auparavant – au titre de l’imposition des revenus des années 2024 et 2025.  

Transmission d’entreprise 

À compter du 1er janvier 2024, l’abattement applicable aux droits d’enregistrement et aux droits de mutation à titre gratuit est porté à 500 000 € en cas de donation d’entreprise aux salariés ou de rachat d’une entreprise par les salariés ou les proches du cédant. Il était fixé à 300 000 € jusqu’alors. 

Franchise en base de TVA : nouveaux seuils 

Les seuils de la franchise en base de TVA évolueront à compter du 1er janvier 2025 et s’établiront à : 

  • 85 000 € de CA pour les activités de vente, 
  • 37 500 € de CA pour les prestations de service. 

Par ailleurs, le mécanisme de maintien de la franchise l’année suivant celle du dépassement est supprimé. 

Taxe sur les véhicules de tourisme 

Le barème de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 est durci entre 2024 et 2027.  

De plus, le malus CO2 à l’immatriculation et le malus au poids du véhicule sont renforcés.  

Lutte contre la fraude fiscale 

Les moyens de contrôle de l’administration fiscale sont renforcés. L’expérimentation qui autorise l’administration et les douanes à collecter et exploiter les contenus accessibles publiquement sur les plateformes en ligne afin de rechercher les fraudes fiscales est prolongée de deux ans et étendue. Ainsi, les agents du fisc pourront, pour les fraudes les plus graves, enquêter sous pseudonyme sur des sites internet ou les réseaux sociaux. 

Un délit autonome de mise à disposition d’instruments de facilitation de la fraude fiscale est créé. Il est puni de trois ans d’emprisonnement et 250 000 € d’amende.  

Le conseil SBA Compta :  

La loi de finances pour 2024 introduit de nombreuses mesures susceptibles d’avoir un impact sur vos stratégies d’optimisation patrimoniales et de rationalisation de votre fiscalité.  

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous conseille pour tirer le meilleur parti des opportunités ouvertes par la loi de finances pour 2024. N’hésitez pas à nous interroger. 

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :

LOI n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 

Majoration pour non-adhésion à un OGA : recours possible pour de nombreux contribuables

 

La base d’imposition des contribuables soumis à l’IR dans la catégorie des BIC, BNC ou BA qui n’adhéraient pas à un organisme de gestion agréé (OGA) était majorée jusqu’en 2022.

La Cour européenne des droits de l’Homme a récemment jugé que ce principe était contraire au droit européen. Cette décision ouvre la possibilité d’émettre des réclamations pour les contribuables qui ont subi cette majoration.

👉 SBA Compta vous explique les enjeux de cette décision et les recours possibles si la base d’imposition de vos revenus a été majorée par le passé.

Majoration du bénéfice imposable de 25 %

Les entreprises individuelles et les sociétés soumises à l’impôt sur le revenu (IR) qui n’adhéraient pas à un organisme de gestion agréé étaient soumises à une majoration de leur bénéfice imposable initialement fixée à 25 %.

La loi de finances pour 2021 a acté une suppression progressive de cette majoration. Cette dernière était fixée à :

  • 20 % pour l’imposition des revenus 2020,
  • 15 % pour les revenus 2021,
  • 10 % pour les revenus 2022.

La majoration de la base d’imposition a été supprimée pour l’imposition des revenus à compter de 2023.

Une majoration non-conforme pour la CEDH

La Cour européenne des droits de l’homme a récemment jugé que ce dispositif violait la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Elle a estimé que la majoration ne préservait pas le « “juste équilibre” entre les impératifs de l’intérêt général et ceux de la sauvegarde des droits fondamentaux de l’individu. »

Des réclamations possibles pour de nombreux indépendants

Bien que la majoration des bénéfices imposables soit aujourd’hui supprimée, la position de la CEDH semble ouvrir la possibilité pour les contribuables qui ont subi la majoration de leur base d’imposition en 2020, 2021 ou 2022 de formuler une réclamation.

En effet, ils peuvent introduire une réclamation contentieuse jusqu’au 31 décembre de la 2année suivant celle de la mise en recouvrement de l’impôt.

Ainsi, les réclamations portant sur la majoration appliquée à l’imposition des revenus 2020 devront être déposées au plus tard le 31 décembre 2023.

Le conseil SBA Compta :

Que vous adhériez ou non à un OGA, votre bénéfice imposable n’est plus majoré depuis l’imposition de vos revenus 2023.

En revanche, si vous avez subi la majoration de votre bénéfice imposable par le passé, vous pouvez formuler une réclamation auprès de l’administration fiscale pour obtenir le remboursement du surplus d’impôt que vous avez versé à ce titre.

SBA Compta vous alerte sur l’évolution de la réglementation fiscale susceptible d’avoir un impact sur votre impôt et vous accompagne dans vos démarches et réclamations. N’hésitez pas à nous interroger.

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :

Cour européenne des droits de l’Homme. Affaire Waldner c. France. Requête n°26604/16.

Loi partage de la valeur : quels impacts pour les TPE & PME ?

La loi sur le partage de la valeur est entrée en vigueur le 1er décembre 2023. Elle introduit de nombreuses évolutions et de nouvelles obligations, notamment pour les entreprises de moins de 50 salariés.

👉 SBA Compta vous propose une synthèse des principales évolutions.

Évolution de la prime de partage de la valeur

La prime de partage de la valeur (PPV) peut désormais être versée deux fois par année civile et par salarié.

Ce versement s’effectue dans le respect des plafonds d’exonération de cotisations sociales :

    • 3 000 € par salarié et par an,
    • 6 000 € par salarié et par an si l’employeur met en œuvre, à la date de versement des primes, ou a conclu un dispositif d’intéressement ou de participation.

L’exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu est prolongée pour les primes versées entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2026. Elle s’applique aux primes :

    • versées par les entreprises de moins de 50 salariés
    • aux salariés qui ont perçu une rémunération inférieure à 3 SMIC au cours de l’année précédant le versement de leur prime.

Les salariés peuvent par ailleurs décider de placer la PPV sur un plan d’épargne salariale ou un plan d’épargne retraite entreprise.

Expérimentation d’une obligation de partage de la valeur

Une obligation de partage de la valeur est introduite à titre expérimental pour les entreprises qui comptent entre 11 et 49 salariés.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2025, ces entreprises devront, lorsqu’elles réalisent un bénéfice net fiscal d’au moins 1 % du chiffre d’affaires pendant 3 exercices consécutifs :

    • mettre en place un régime de participation,
    • ou un plan d’épargne salariale,
    • ou verser la prime de partage de la valeur.

Pour la mise en place de cette obligation, les bénéfices nets fiscaux à prendre en compte seront donc ceux de 2022, 2023 et 2024.

Négociation d’une formule dérogatoire de participation

À titre dérogatoire et expérimental, pendant une durée de 5 ans, les entreprises de moins de 50 salariés peuvent désormais mettre en œuvre un régime de participation moins favorable que la formule légale de participation. Elles peuvent le négocier par accord de branche ou d’entreprise.

Partage de la valeur en cas d’augmentation exceptionnelle du bénéfice

Les entreprises de 50 salariés et plus qui ont l’obligation de mettre en place un régime de participation et qui comptent au moins un délégué syndical doivent, lorsqu’elles ouvrent une négociation pour mettre en place un dispositif de participation ou d’intéressement, engager également une négociation sur :

    • la définition d’une augmentation exceptionnelle de leur bénéfice
    • et sur les modalités de partage de la valeur qui en découlent.

Lorsqu’un accord de participation ou d’intéressement est déjà applicable dans ces entreprises au 1er décembre 2023, la négociation sur le partage de la valeur en cas d’augmentation exceptionnelle du bénéfice doit être lancée avant le 30 juin 2024.

L’augmentation exceptionnelle du bénéfice doit prendre en compte une liste de critères tels que :

    • la taille de l’entreprise,
    • le secteur d’activité,
    • la survenance d’une ou de plusieurs opérations de rachat d’actions de l’entreprise suivie de leur annulation dès lors que ces opérations n’ont pas été précédées des attributions aux salariés,
    • les bénéfices réalisés lors des années précédentes,
    • les événements exceptionnels externes à l’entreprise intervenus avant la réalisation du bénéfice.

Partage de la valorisation de l’entreprise

Les employeurs peuvent désormais choisir de mettre en place un plan triennal de partage de la valorisation afin d’octroyer une prime aux salariés lorsque la valeur de leur entreprise a augmenté sur 3 ans. Cette prime ne peut pas dépasser les trois quarts du montant annuel de la Sécurité sociale.

Le montant perçu par le salarié correspond à un montant de référence auquel est appliqué le taux de variation de l’entreprise lorsque celui-ci est positif.

Le montant de référence est fixé pour chaque salarié en application de l’accord mettant en place le plan de partage de la valorisation de l’entreprise. Il peut différer selon la rémunération du salarié, son niveau de classification ou la durée de travail prévue dans son contrat.

La prime de partage de la valorisation de l’entreprise peut être placée sur un plan d’épargne salariale.

Le plan ne peut bénéficier qu’aux salariés qui comptent au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise – sauf dans le cas où le plan prévoit une durée d’ancienneté inférieure.

Le conseil SBA Compta :

La loi sur le partage de la valeur est entrée en vigueur et introduit plusieurs évolutions, notamment sur la possibilité de verser une seconde PPV avant la fin de l’année 2023 si vous le souhaitez.

Elle entérine également de nouvelles règles à respecter, que nous vous conseillons d’anticiper.

Ainsi, les entreprises de 11 à 49 salariés sont soumises à une nouvelle obligation de partage de la valeur dès lors que leur résultat fiscal atteint 1 % de leur chiffre d’affaires sur 3 exercices consécutifs. Ce seuil semble particulièrement bas, ce qui laisse présager qu’un nombre important de PME sera concerné. Cette nouvelle obligation nécessite un suivi annuel afin d’anticiper vos obligations de partage de la valeur dès le 1er janvier 2025. Elle aura un impact direct sur la situation financière de votre entreprise, notamment car les critères pour sa mise en place ne prennent pas en compte l’endettement éventuel de votre structure, ainsi que sur votre trésorerie.

Les entreprises de plus de 50 salariés qui comptent au moins un délégué syndical et sont soumises à l’obligation de mettre en place la participation doivent engager une nouvelle négociation sur le partage de la valeur en cas d’augmentation exceptionnelle du bénéfice fiscal.

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne dans le suivi des critères déclenchant vos nouvelles obligations et vous assiste dans la mise en place des dispositifs de partage de la valeur.  N’hésitez pas à nous interroger.

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :

Loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 portant transposition de l’accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise

Cadeaux offerts aux salariés ou à vos clients : quelles règles et quelle imposition ? 

Les fêtes de fin d’année approchent… En tant que dirigeant, vous envisagez peut-être d’offrir des cadeaux à vos clients ou encore des bons d’achat et chèques-cadeaux aux salariés de votre entreprise.   

🎁 Quelles sont les règles applicables pour l’attribution d’avantages sociaux à vos salariés ?  

🎁 De quelles exonérations pouvez-vous bénéficier ? 

🎁 Quelle est la fiscalité des cadeaux clients ? 

Les experts SBA Compta vous proposent une synthèse de la réglementation qui encadre l’attribution de cadeaux aux salariés, comme aux clients.  

Cadeaux ou bons d’achat aux salariés : quelles sont les règles d’attribution ? 

Les bons d’achats et cadeaux sont offerts aux salariés par le CSE – comité social et économique – ou directement par l’employeur dans les entreprises qui n’en ont pas. 

En tant qu’employeur, vous devez vous assurer de respecter certaines règles lors de l’attribution de cadeaux ou bons d’achat aux salariés de votre entreprise.  

Cadeaux aux salariés : quelles conditions d’exonération des cotisations sociales ? 

Les cadeaux, chèques-cadeaux et bons d’achats offerts par l’employeur aux salariés sont, en principe, soumis aux cotisations et contributions de Sécurité sociale comme toute autre forme de rémunération. 

Toutefois, par mesure de tolérance, l’Urssaf admet que ces avantages peuvent être exonérés de cotisations sociales sous certaines conditions

Respect du seuil autorisé 

Le montant des cadeaux et bons d’achat attribués à un salarié sont exonérés des cotisations sociales lorsque leur montant par événement et par année civile ne dépasse pas 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 183 € pour 2023 

Au-delà du seuil autorisé 

Si ce seuil est dépassé au cours de l’année civile, les 3 conditions suivantes doivent avoir été remplies lors de chaque événement au cours duquel des bons d’achat ou cadeaux ont été distribués : 

  • L’attribution doit être liée à un événement précis : fêtes de fin d’année ou événement concernant directement le salarié – mariage, naissance, rentrée scolaire pour les salariés qui ont des enfants, etc. 
  • L’utilisation du bon d’achat doit être déterminée et en relation avec l’événement.  
  • Par exemple, des bons d’achat attribués pour Noël doivent être délivrés autour des fêtes de fin d’année et être utilisables pour l’acquisition de biens en lien avec l’événement : jouets, livres… 
  • Le montant du bon d’achat ou du cadeau ne doit pas être disproportionné par rapport à l’événement. 
  • Ainsi, le seuil de 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale est appliqué par événement et par année civile. Les bons d’achat sont donc cumulables par événement s’ils respectent chacun ce seuil de 5 %. 

Dans le cas où ces trois conditions ne seraient pas remplies, les bons d’achat, chèques-cadeaux et/ou cadeaux seraient soumis aux cotisations sociales pour leur montant global dès le premier euro. 

Cadeaux aux clients : fiscalité & obligations déclaratives 

Récupération de la TVA  

En principe, il n’est pas possible de déduire la TVA sur les cadeaux.  

L’administration fiscale tolère toutefois la récupération de la TVA s’il s’agit de bien de très faible valeur – c’est-à-dire lorsque le prix d’achat n’excède pas 73 € TTC par an et par clients. Au-delà de ce seuil, qui intègre les frais de port ou d’emballage, la TVA qui grève le cadeau n’est pas déductible.  

💡 Si au cours de l’année, l’entreprise offre plusieurs cadeaux à un même client, c’est la valeur totale de ces biens qui ne doit pas excéder 73 € TTC. 

Déductibilité du résultat 

Les cadeaux offerts par l’entreprise peuvent être considérés comme une charge déductible. 

Pour cela, ils doivent respecter trois conditions  

  • Les présents doivent être offerts dans l’intérêt direct de l’entreprise. Cette dernière doit pouvoir prouver leur utilité : fidélisation des clients par exemple… 
  • La valeur des cadeaux ne doit pas être exagérée par rapport à la taille, au chiffre d’affaires de l’entreprise et aux usages de la profession. 
  • Le cadeau ne doit pas être interdit par une disposition légale.  

Si ces conditions ne sont pas respectées, les charges liées à ces cadeaux peuvent être réintégrées dans les bénéfices imposables.  

Quelles sont les obligations déclaratives ?  

Lorsque le montant de l’ensemble des cadeaux excède 3 000 € par an, une déclaration spécifique doit être transmise à l’administration fiscale.  

Le conseil SBA Compta   

L’attribution de cadeaux, chèques-cadeaux ou bons d’achat aux salariés de votre entreprise peut-être un excellent levier de fidélisation RH 

Cette solution est particulièrement avantageuse pour votre entreprise lorsque vous vous assurez du respect des conditions pour bénéficier de l’exonération de cotisations sociales.  

Par ailleurs, afin d’éviter tout litige, nous vous conseillons de ne pas appliquer de critères d’ancienneté – ou tout autre critère en lien avec l’activité professionnelle – pour l’attribution de bons d’achat. 

De même, les cadeaux d’entreprise sont un excellent moyen pour entretenir vos relations commerciales et fidéliser votre clientèle. 

Assurez-vous de respecter les règles édictées par l’administration fiscale pour éviter un redressement. En cas de contrôle, vous devez notamment pouvoir prouver l’utilité des cadeaux adressés. Veillez donc à bien conserver tous les justificatifs mentionnant le nom des bénéficiaires. 

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne dans la mise en place des avantages sociaux que vous souhaitez octroyer à vos salariés et vous conseille sur la fiscalité applicable à vos cadeaux d’affaire. N’hésitez pas à nous interroger. 

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :   
Urssaf.fr 

Groupe de sociétés : quel montage pour l’optimiser ?

Structurer un groupe de sociétés peut vous permettre d’optimiser juridiquement et rationnaliser fiscalement vos activités. Ce type de montages n’est pas réservé aux grandes entreprises internationales ! Il se révèle extrêmement utile pour les dirigeants de TPE et PME !

En règle générale, un groupe est a minima composé d’une holding et d’une ou plusieurs filiales.

Le montage de votre groupe de sociétés gagne à être étudié en amont afin de l’optimiser et de servir au mieux vos objectifs.

👉 SBA Compta vous propose un aperçu des enjeux à prendre en compte lors du montage de votre groupe de sociétés.

Holding et filiales

Une holding est une société qui détient des participations dans une ou plusieurs autres sociétés sur lesquelles elle exerce un contrôle direct ou indirect. On l’appelle également « société mère ».

Elle peut être :

  • Passive si elle ne fait que détenir des parts ou actions de ses filiales ;
  • Ou active si elle exerce un contrôle sur ses filiales, participe activement à la conduite de la politique du groupe et fournit des services spécifiques à ses filiales – tels que des prestations administratives, juridiques, etc. (attention cette notion est très encadrée fiscalement)

Créer un groupe de sociétés : comment faire ?

L’opportunité de créer un groupe de sociétés mérite d’être étudiée avec votre expert-comptable SBA Compta.

En effet, l’approche à adopter dépend de vos objectifs et de votre structuration actuelle. Vous pouvez, par exemple, envisager de créer une nouvelle société qui utilisera son capital pour investir dans une filiale. Vous pouvez également transformer une société existante en société mère.

Quelle que soit l’approche que vous privilégiez, l’organigramme cible de votre groupe méritera d’être analysé préalablement. L’étendue des services proposés par la holding à sa filiale, les règles de gouvernance, les règles d’échanges de trésorerie… doivent être définis en amont.

Groupe de sociétés : quel régime fiscal ?

La constitution d’un groupe de sociétés peut vous permettre de bénéficier de plusieurs avantages fiscaux :

  • L’intégration fiscale,
  • Le régime mère / fille,
  • L’exonération de plus-value de cession de parts sociales dans le cadre du régime mère / fille.

Intégration fiscale dans un groupe

L’intégration fiscale consiste à consolider les résultats fiscaux de toutes les sociétés au sein d’un groupe. Cela permet de compenser les pertes et les bénéfices entre les entreprises d’un même groupe.

Pour bénéficier de ce mécanisme, les sociétés doivent être soumises à l’impôt sur les sociétés. La société mère doit détenir au moins 95 % du capital de ses filiales. En revanche, le capital de la société mère ne doit pas être détenu à 95 % ou plus par une autre personne morale soumise à l’IS.

L’option pour le régime de l’intégration fiscale doit être notifiée à l’administration. Elle est exercée pour une durée de 5 ans, renouvelable indéfiniment.

De plus, les sociétés doivent clore leurs exercices aux mêmes dates.

Chaque société doit déclarer son résultat fiscal. En revanche, l’imposition est supportée exclusivement au niveau de la société mère.

Ce dispositif est particulièrement avantageux lorsque l’une des sociétés est déficitaire et l’autre bénéficiaire.

Par ailleurs, lorsque les sociétés sont bénéficiaires, l’option permet de neutraliser fiscalement les opérations commerciales et financières entre les différentes sociétés du groupe. Cela peut conduire à payer un impôt au titre du résultat consolidé inférieur à la somme des impôts individuels que chaque société aurait dû verser.

Régime mère/fille

Dans un groupe de sociétés, le régime mère / fille permet d’éviter une double imposition au niveau de la société mère et de sa filiale. Cette option doit être exercée chaque année.

Il permet à la société mère de bénéficier d’une exonération partielle d’IS sur les dividendes – et autres produits éligibles tels que les bonis de liquidation, prêts ou acomptes considérés comme des revenus distribués, etc. – qu’elle perçoit de ses filiales. Elle doit toutefois s’assurer de réintégrer une quote-part de frais et charges de 5 % des produits perçus dans son résultat fiscal.

Pour bénéficier de ce régime, les sociétés doivent être soumises à l’IS. De plus, la société mère doit détenir au moins 5 % du capital social de la filiale en pleine propriété et conserver les titres pendant au moins 2 ans.

L’exonération d’impôts sur la plus-value de cession de titres d’une filiale dans le régime mère / fille

La création d’un groupe de sociétés permet également, dans le cadre du régime mère / fille, de bénéficier d’une exonération d’impôt sur la plus-value réalisée par la holding lorsqu’elle vend les titres de sa filiale. La société mère n’est alors imposée sur 12 % de la plus-value réalisée.

Groupe de sociétés : un montage à étudier et à optimiser

Vous avez déjà plusieurs sociétés ? Ou vous souhaitez créer un groupe de sociétés ? Il est essentiel de réaliser régulièrement une analyse de la structure de vos activités afin de vous assurer qu’elle est adaptée à vos objectifs.

ÉTUDE DE CAS

                  Cyrille

Cyrille SIMARD

Expert-comptable SBA Compta

Certains entrepreneurs que nous accompagnons exercent depuis plusieurs années en SARL… Leur activité s’est bien développée et ils génèrent des bénéfices importants.

Ils se versent des dividendes en complément de leur rémunération. Pour les travailleurs non-salariés – comme les gérants majoritaires de SARL –, ces dividendes sont soumis aux cotisations sociales pour la part supérieure à 10 % du capital social de leur société.

Bien souvent, la société a pris de la valeur au cours des années…

Dans ce cas de figure, il peut être particulièrement opportun de réaliser un montage optimisé !

Première étape à envisager : préparer la future filiale en transformant la SARL en SAS. Cette étape n’est pas obligatoire, mais ce changement de forme juridique permet à une autre société de devenir présidente de la filiale et de rémunérer la présidence en contrepartie de ses services. Cette approche permet, in fine, de réduire les risques fiscaux.

Ensuite, le dirigeant peut apporter les titres de sa société d’exploitation dans une SARL : la société mère créée pour l’occasion. La plus-value générée est placée en report d’imposition et n’est donc pas directement soumise à l’impôt. Elle pourra être gommée à terme dans le cadre d’une transmission « pacte Dutreil ». La holding réalise une augmentation de capital à destination du dirigeant générée par l’apport des titres de la société d’exploitation. Cette opération entraine souvent la constitution d’un capital social important au niveau de la holding…

De fait, les dividendes, qui sont désormais distribués au gérant au niveau de la société mère, peuvent être exonérés de cotisations sociales jusqu’à 10 % d’un capital social nettement plus important.

Ce montage peut donc permettre de servir plus de dividendes exonérés de cotisations sociales et uniquement soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 % !

Créer un groupe de sociétés

Le conseil SBA Compta :

La création d’un groupe de sociétés permet d’actionner de nombreux mécanismes fiscaux favorables en fonction de vos objectifs professionnels et personnels. Elle peut également vous permettre d’organiser et de simplifier la gestion, la transmission des titres de vos sociétés, voire l’acquisition de nouvelles sociétés.

Les incidences financières, juridiques, fiscales et sociales du montage choisi doivent être bien anticipées avec votre expert-comptable SBA Compta.

Les relations contractuelles inter-sociétés méritent également d’être sécurisées. Nous vous conseillons également des outils et solutions de gestion et d’organisation adaptés à vos enjeux : trésorerie prévisionnels, tableaux de bord, cash pooling…

Votre expert-comptable SBA Compta vous accompagne dans la planification de vos objectifs stratégiques, business et patrimoniaux. Il étudie avec vous les opportunités d’améliorations juridiques, fiscales, sociales et vous conseille une structuration optimisée. Le service juridique SBA Compta réalise pour vous toutes les formalités nécessaires à la mise en place du montage le mieux adapté. N’hésitez pas à nous interroger.

CONTACTEZ-NOUS

Les éléments ci-dessus sont donnés à titre d’information. Ils ne sont pas exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation en vigueur qui est en constante évolution. Consultez un expert-comptable pour bénéficier d’une analyse adaptée à votre situation.


 Pour en savoir plus :

Article 219 I-a quinquies du CGI

Les 9 meilleures pratiques pour une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement d’un restaurant

Chaine d'approvisionnement restaurant

La gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement d’un restaurant est une compétence indispensable pour tout restaurateur qui souhaite développer une entreprise de restauration rentable. 

Comprendre comment gérer votre chaîne d’approvisionnement vous aidera également à relever de nombreux défis, tels que l’augmentation des prix des denrées alimentaires ou les pénuries d’approvisionnement… 

Dans cet article de blog, nous aborderons :

  • la définition de la gestion de la chaîne d’approvisionnement des restaurants
  • les meilleures pratiques pour la gestion de la chaîne d’approvisionnement d’un restaurant,
  • et l’importance d’une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement pour accroître la rentabilité et les ventes de votre restaurant.

Qu’est-ce que la gestion de la chaîne d’approvisionnement des restaurants ?

Dans le secteur de la restauration, la gestion de la chaîne d’approvisionnement est le processus de coordination et de gestion de toutes les activités et ressources nécessaires à l’approvisionnement, à la production et à la distribution des aliments et des boissons aux clients.

Cela va de l’approvisionnement en matières premières et en fournitures à la réalisation des produits finis, en passant par leur distribution aux clients. Une bonne gestion de la chaîne d’approvisionnement peut contribuer à améliorer l’efficacité et la rentabilité des restaurants en réduisant les coûts, le gaspillage et les retards.

Un système efficace de gestion de la chaîne d’approvisionnement des restaurants comporte six maillons fondamentaux :

L’approvisionnement 

Identification et acquisition des matières premières et des fournitures auprès d’exploitants agricoles ou de distributeurs en gros.

La logistique

Acheminement des matières premières et des fournitures jusqu’au restaurant.

La production

Transformation ou traitement des matières premières en produits finis,  c’est-à- dire des plats prêts à être servis ou livrés.

La distribution

Faire parvenir le produit final à vos clients :

  • dans votre salle de restaurant, 
  • à l’adresse de livraison (domicile, bureau…)

La gestion des stocks

Faire le suivi de votre stock de matières premières et de fournitures. Cette maîtrise de votre stock vous permet de savoir quand passer une nouvelle commande et d’identifier la quantité de chaque article dont vous avez besoin.

Les 9 meilleures pratiques pour une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement des restaurants

La gestion de la chaîne d’approvisionnement d’un restaurant peut sembler complexe, mais en mettant en place les bonnes pratiques, elle s’avère beaucoup plus aisée. 

Voici 9 des meilleures pratiques pour vous aider à sécuriser et optimiser votre chaîne d’approvisionnement.

1. Tenir compte de la demande

Les habitudes de consommation de vos clients déterminent le type de fournisseurs à rechercher pour votre restaurant. C’est pourquoi il est important de commencer par :

  • Observer les données analytiques de l’année écoulée et déterminer les plats les plus populaires pour une période donnée ;
  • Examiner les performances de l’année passée et identifier ce qui a engendré la baisse ou l’augmentation de vos ventes ;
  • Si vous ne pouvez pas étudier les chiffres de l’année précédente, n’hésitez pas à étudier les tendances de consommation des dernières semaines et à les intégrer dans l’organisation de votre chaîne d’approvisionnement ;
  • Tenir compte des facteurs externes. Par exemple, les conditions météorologiques ou la saisonnalité peuvent entraîner une baisse ou une hausse de la demande sur certains produits..

2. Trouver les bons fournisseurs 

Pour assurer l’efficacité et la rentabilité de la chaîne d’approvisionnement de votre restaurant, il vous faut identifier les fournisseurs qui vous proposent les meilleures offres. Cela peut nécessiter quelques efforts de recherches, mais le jeu en vaut la chandelle à long terme. 

Veillez à comparer les prix, la qualité, ainsi que les conditions du contrat, avant de prendre une décision.

3. Adhérer à un groupement d’achat (GPO)

Si vous souhaitez vraiment rationaliser la chaîne d’approvisionnement de votre restaurant, pensez à adhérer à une organisation d’achats groupés (GPO) ou une centrale d’achat. 

C’est un excellent moyen d’obtenir d’importantes remises et des conditions avantageuses afin de réduire les coûts. De plus, cela peut vous aider à nouer des relations avec d’autres restaurateurs susceptibles de vous offrir des recommandations ou des informations utiles.

4. Établir des relations solides avec les fournisseurs

Pour que votre restaurant fonctionne de manière optimale, vous devez non seulement trouver les fournisseurs qui proposent les meilleures offres, mais également des fournisseurs fiables avec qui établir et entretenir une relation de confiance. 

Vous pouvez y parvenir en maintenant une communication ouverte, en faisant preuve de transparence et d’honnêteté dans les négociations et en réglant vos factures à temps. En développant des relations positives avec vos fournisseurs, vous mettez toutes les chances de votre côté pour qu’ils soient plus enclins à vous offrir de meilleures conditions commerciales et de meilleurs prix.

5. Réévaluer régulièrement les prix et la fiabilité de vos fournisseurs

Aussi confortable et durable que soit votre relation avec vos fournisseurs, vous devez régulièrement la réévaluer au niveau :

  • de la qualité des produits et du service, 
  • du prix des denrées, 
  • et de la livraison.

Naturellement, le prix est un facteur déterminant. Toutefois, un tarif très faible peut parfois être dû à une qualité inférieure de produit. Ne négligez pas d’évaluer la qualité des produits et la manière dont le fournisseur vous aide à répondre à vos besoins et à gérer votre restaurant de manière plus efficace. Pour ce faire, voici quelques questions que vous pouvez vous poser :

  • Mes besoins sont-ils les mêmes qu’au début du contrat ?
  • Mon fournisseur répond-il à toutes les exigences indiquées dans le contrat ?
  • Quelles sont les causes des litiges et dans quels délais peuvent-ils être résolus ?
  • Suis-je satisfait du service qui m’est fourni ?
  • Y a-t-il quelque chose qui ne me satisfait pas, et pourquoi ?

Les réponses aux questions ci-dessus vous aideront à déterminer ce qu’il convient d’ajuster dans votre relation commerciale, voire s’il est préférable de changer complètement de fournisseur.

6. Contrôler la qualité et la conformité de vos approvisionnements

La première – et la plus importante – règle pour tous les restaurants est d’assurer la sécurité et la santé de ses clients. Pour ce faire, vous devez veiller à ce que le système de contrôle de la qualité soit mis en place dans votre établissement et tout au long de la chaîne d’approvisionnement

Vous devez donc documenter chaque ingrédient et accorder une attention particulière aux éléments tels que l’origine, la composition du produit, la date de production /d’expiration, les exigences en matière de stockage, le respect de la chaîne du froid, la valeur nutritionnelle, etc.

A ce propos, votre restaurant doit compter au moins une personne ayant suivi une formation HACCP.

7. Disposer d’un stock suffisant avant tout événement

Si vous prévoyez d’organiser une promotion ou un événement spécial dans votre restaurant, il est important de vous assurer que vous avez suffisamment de stocks à l’avance.

Si vous devez refuser un client ou le contraindre à acheter un plat au prix fort au lieu d’un plat à prix réduit, cela lui laissera un goût amer. Il pourrait même partager un avis négatif sur votre restaurant

Pour éviter tout risque, discutez de vos besoins en approvisionnement avec vos fournisseurs à l’avance, notamment de la quantité et de la qualité des produits dont vous aurez besoin. Si vous n’avez pas suffisamment de stock, vous pouvez toujours fixer des limites temporelles à votre campagne marketing, de sorte qu’elle ne se déroule que certains jours ou pour un service donné.

8. Déléguer et former

Commencez par déterminer les étapes de la chaîne d’approvisionnement que vous prendrez en charge vous-même et celles que vous confierez à d’autres employés ou à un tiers.

N’oubliez pas que vous avez besoin d’aide pour gérer votre chaîne d’approvisionnement, surtout lorsqu’il s’agit de restaurants à points de vente multiples. Nous vous recommandons de former une équipe chargée de superviser la gestion de la chaîne d’approvisionnement de votre restaurant.

Prenez le temps de former vos employés et de désigner des personnes responsables de procédures spécifiques, telles que :

  • La prise de commandes ;
  • La gestion de l’entrepôt ;
  • Les rapports financiers, etc.

9. Utiliser la technologie

Dans le monde digital actuel, de nombreux logiciels et outils en ligne peuvent vous aider à rationaliser la chaîne d’approvisionnement de votre restaurant

L’utilisation d’un logiciel de gestion des stocks de restaurants peut vous aider à réduire les erreurs d’inventaire et les sur-stockages de 17 %. (Source : apicbase.com)

Investir dans un logiciel de gestion des stocks de restaurant vous permet de suivre vos stocks et de vous assurer que vous avez toujours ce dont vous avez besoin.

À mesure que vous progressez dans votre stratégie de gestion de la chaîne d’approvisionnement des restaurants, gardez à l’esprit les 9 meilleures pratiques susmentionnées. Chaque mesure à prendre vous aidera probablement à maîtriser les coûts et à garantir un flux d’approvisionnement régulier.

L’importance d’une gestion efficace de la chaîne d’approvisionnement 

La chaîne d’approvisionnement d’une entreprise de restauration joue un rôle essentiel dans sa réussite globale. Mais saviez-vous que l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement peut également avoir un impact direct sur la rentabilité et les ventes de votre établissement ?

Augmentation de la rentabilité

Lorsque votre chaîne d’approvisionnement fonctionne sans heurts, vous pouvez éviter des retards, des perturbations et éventuellement des pertes coûteuses. Cela peut se traduire par une augmentation des bénéfices, car les produits sont mis sur le marché plus rapidement et plus efficacement.

Fidélisation des clients 

En veillant à ce que votre chaîne d’approvisionnement soit efficace et capable de répondre aux demandes des clients, vous pouvez améliorer leurs niveaux de satisfaction et générer des clients fidèles à votre restaurant.

Augmentation des ventes  

Une chaîne d’approvisionnement efficace vous permet de commercialiser vos produits rapidement et efficacement, ce qui se traduit par une augmentation des ventes.

Réduction des coûts 

Une chaîne d’approvisionnement efficace peut également vous aider à réduire vos coûts de plusieurs façons. Par exemple, vous serez en mesure d’éviter des retards et des dysfonctionnements coûteux, et vous pourrez peut-être négocier de meilleures conditions avec vos fournisseurs.

Amélioration de l’avantage concurrentiel 

Rationaliser la chaîne d’approvisionnement de votre restaurant vous donne un avantage concurrentiel sur vos rivaux. En mettant vos produits finis sur le marché rapidement et efficacement, vous serez en mesure de répondre plus aisément aux demandes de vos clients, ce qui peut vous donner un avantage significatif sur le marché hautement concurrentiel d’aujourd’hui.

Pour finir…

La gestion de la chaîne d’approvisionnement des restaurants est un aspect essentiel du secteur de la restauration. Sans une chaîne d’approvisionnement bien organisée et efficace, les restaurants ne seraient pas en mesure de répondre à la demande de leurs clients.

Vous disposez désormais de toutes les informations nécessaires pour commencer à gérer efficacement la chaîne d’approvisionnement de votre restaurant. N’hésitez donc pas à : 

  • établir des relations à long terme avec vos fournisseurs, 
  • surveiller le coût et la qualité des denrées et fournitures que vous achetez pour obtenir les meilleures offres, 
  • et trouver la solution technologique qui vous permettra de suivre facilement et efficacement les niveaux de stock.

Compte courant d’associé débiteur : que faire ?  

Votre compte courant d’associé correspond à un compte dédié qui permet de comptabiliser les mouvements financiers entre votre société et vous-même.  

Lorsque votre compte courant d’associé est débiteur, cela signifie que vous devez de l’argent à votre société. C’est une situation délicate qui peut présenter certains risques…  

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous présente : 

ce qu’est un compte courant d’associé, 

ce que signifie le fait qu’il soit débiteur, 

les risques liés à cette situation, 

la marche à suivre pour régulariser la situation.  

Définition : le compte courant d’associé 

Le compte courant d’associé permet la comptabilisation des mouvements financiers entre un associé et la société.  

Il permet notamment à un associé de contribuer au financement de l’entreprise par le biais d’avances en compte courant. Ces avances correspondent à un prêt consenti par l’associé à la société. Elles peuvent donc être rémunérées par le versement d’intérêts.  

Les sommes qui figurent en compte courant sont de l’argent laissé à disposition de l’entreprise – soit par le biais d’un versement de la part de l’associé, soit par une créance non encore exigée telle que des dividendes ou remboursement de frais non encore perçus. 

Ainsi, le compte courant d’associé correspond le plus généralement à une dette de l’entreprise vis-à-vis de l’associé. Dans ce cas, on parle de compte courant « créditeur ».  

Bon à savoir :  

Les règles de fonctionnement du compte courant sont généralement précisées dans les statuts de la société : rémunération éventuelle, durée de mise à disposition, modalités de remboursement… 

Il peut arriver qu’un compte courant d’associé soit débiteur lorsque l’associé a à prélevé plus d’argent à la société qu’il n’en a mis à sa disposition. Cela équivaut à un prêt de la société à l’associé.  

Cette situation peut se présenter, par exemple, si le dirigeant a utilisé la carte bancaire de la société pour réaliser des achats à titre personnel.  

Compte courant d’associé débiteur : est-ce autorisé ? 

Les comptes courants d’associé débiteurs sont interdits aux :  

  • Dirigeants et associés personnes physiques d’une SARL, 
  • Aux administrateurs et directeurs généraux personnes physiques d’une SA et SAS. 

En revanche, une personne morale peut disposer d’un compte courant débiteur. Nous vous recommandons d’optimiser cette pratique au sein des groupes de sociétés par l’établissement d’une convention de trésorerie 

Bon à savoir :  

Les comptes courants d’associé débiteurs sont également acceptés dans les SCI & dans les SCOP. 

Quels sont les risques ? 

L’existence d’un compte courant débiteur lorsque cela est interdit présente de nombreux risques.  

Ainsi, sur le plan pénal, le compte courant d’associé débiteur peut être considéré comme un abus de biens sociaux. Ce délit peut être puni de 375 000 € d’amende et 5 ans d’emprisonnement.   

Par ailleurs, si le compte courant d’associé est débiteur alors que la société se trouve en état de cessation de paiement, l’associé peut se voir reprocher une faute de gestion et condamné à une action en comblement de passif. Dans ce cas de figure, l’associé est condamné à rembourser les dettes avec son patrimoine personnel.  

De plus, des sanctions fiscales peuvent être appliquées si l’administration estime qu’il s’agit de distributions occultes.  

En outre, si l’entreprise fait face à des difficultés, la procédure collective peut être étendue au dirigeant si le liquidateur estime que les relations financières entre le dirigeant et la société sont anormales et caractérisent une confusion des patrimoines.  

CCA débiteur : comment régulariser la situation ? 

Face aux risques encourus en cas de compte courant débiteur, nous vous conseillons d’anticiper cette situation et d’agir rapidement pour rééquilibrer la situation en amont le cas échéant. Plusieurs actions peuvent être étudiées. 

Dans un premier temps, assurez-vous d’avoir bien comptabilisé toutes les dépenses que vous avez supportées à titre personnel pour le compte de votre société (notes de frais, quote-part de votre loyer pour la partie dédiée à votre exercice professionnel…). Cette prise en compte permet d’équilibrer votre compte courant.  

Par ailleurs, la meilleure stratégie consiste encore à anticiper vos besoins financiers personnels et prévoir une distribution de dividendes. Dans ce cas, vous devrez convoquer une assemblée générale. 

Le conseil SBA Compta : 

Le suivi des flux financiers entre votre entreprise et vous-même est essentiel afin d’anticiper les besoins de financement de votre société, comme les vôtres !  

En effet, il suffit que votre compte courant soit débiteur une seule fois pour qu’une infraction soit caractérisée. Ainsi, il est déterminant de réagir rapidement lorsqu’un déséquilibre se profile !  

Votre Business Coach SBA Compta vous alerte sur l’état de votre compte courant d’associé. Il vous conseille pour optimiser vos besoins de financement à court et moyen terme.  

Votre expert-comptable SBA Compta vous accompagne dans votre gestion financière et patrimoniale de votre entreprise. N’hésitez pas à nous interroger. 

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :   

Code général des impôts, Article 39 

Code général des impôts, Article 212 

Cour de cassation, civile, Chambre commerciale, 13 septembre 2023, 21-21.693, Inédit 

Recevez le guide

Recevez le guide

Join our mailing list to receive the latest news and updates from our team.

You have Successfully Subscribed!

Téléchargez notre modele de facture


 Téléchargez et inspirez vous librement de ce modele de facture que vous pouvez adapter a votre convenance.

You have Successfully Subscribed!

Pin It on Pinterest