Vagues de chaleur : nouvelles obligations pour les employeurs au 1er juillet 2025 

Vagues de chaleur : nouvelles obligations pour les employeurs au 1er juillet 2025

Alors que les vagues de chaleur se multiplient cet été, les obligations des employeurs en matière d’évaluation et de préventions des risques sont renforcées à compter du 1er juillet 2025 

Vague de chaleur : mise à jour du DUERP 

Les risques liés à l’exposition des travailleurs à des épisodes de chaleur intense doivent être évalués par l’employeur à compter du 1er juillet 2025.  

Ils sont déterminés en lien avec le dispositif de vigilance de météo France pour les niveaux de vigilance jaune, orange ou rouge.  

Le DUERP – Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels – doit être mis à jour pour intégrer ces risques.  

Mesures concrètes de prévention 

En tant qu’employeur, vous êtes également tenu de prendre des mesures concrètes de prévention pour répondre aux risques associés aux vagues de chaleur :  

  • éviter ou réduire l’exposition à la chaleur, 
  • adapter l’organisation du travail et des horaires, 
  • aménager les postes de travail, 
  • fournir un accès renforcé à l’eau potable fraiche : au moins trois litres par jour en l’absence d’eau courante, 
  • fournir des équipements de protection individuelle adaptés, 
  • mener des actions d’information et de formation à destination des salariés. 

Les travailleurs particulièrement vulnérables – particulièrement en raison de leur âge ou de leur état de santé fragile – doivent faire l’objet de mesures de protection renforcées. Ces dernières doivent être établies en lien avec le service de prévention et de santé au travail. 

Enfin, vous devez définir les modalités de signalement de toute apparition d’indice physiologique préoccupant, de situation de malaise ou de détresse, ainsi que celles destinées à porter secours, dans les meilleurs délais, à tout travailleur et, plus particulièrement, aux travailleurs isolés ou éloignés. Vous devez les communiquer aux travailleurs et au service de prévention et de santé au travail. 

Le conseil SBA Compta : 

La prévention des risques liés aux épisodes de fortes chaleurs est désormais une obligation pour les employeurs – et non plus une simple préconisation. La définition des épisodes de chaleur intense est également précisée. 

Veillez à actualiser votre DUERP afin d’intégrer votre analyse des risques thermiques. Nous vous recommandons également d’être particulièrement attentif aux obligations relatives à la fourniture d’eau potable fraîche en quantité suffisante – a minima 3L par jour et par personne en l’absence d’accès à l’eau courante.  

Les pouvoirs de l’inspection du travail en matière de contrôle relatifs aux risques liés aux épisodes de chaleur ont été renforcés. En effet, elle peut mettre en demeure l’employeur de se conformer sous huit jours à ses obligations en matière de prévention.  

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous accompagne dans la réponse à vos obligations d’employeur et la sécurisation de votre gestion sociale. N’hésitez pas à nous interroger. 

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur 

Relancer des prospects : la stratégie commerciale sous-estimée pour augmenter vos ventes

Réactiver vos anciens prospects

Article mis à jour en février 2026

La croissance d’une entreprise ne dépend pas uniquement de sa capacité à attirer de nouveaux leads. Elle repose aussi — et souvent surtout — sur la manière dont elle exploite les opportunités déjà existantes dans son pipeline commercial.

Chaque année, des centaines de prospects qualifiés entrent en contact avec votre entreprise, manifestent un intérêt, demandent un devis, assistent à un échange… puis disparaissent sans décision claire. Non pas par manque d’intérêt, mais faute de suivi structuré, de timing ou de relance adaptée.

La relance de prospects consiste précisément à réactiver ce potentiel dormant. Bien menée, elle permet d’améliorer le taux de conversion, d’augmenter les ventes et de renforcer la santé globale de l’entreprise, sans repartir de zéro.

Relancer des prospects : de quoi parle-t-on exactement ?

Relancer des prospects consiste à reprendre contact avec des leads qui ont déjà manifesté un intérêt pour votre offre, sans aller jusqu’à l’achat ou la signature.

Il peut s’agir de prospects :

  • ayant demandé un devis,
  • participé à un échange,
  • téléchargé un contenu
  • ou simplement interrompu leur parcours de décision.

Contrairement à une idée reçue, relancer ne signifie pas forcer. Il s’agit plutôt de réactiver une conversation, de comprendre les freins, de repositionner votre valeur et d’accompagner le prospect dans sa prise de décision.

Bien menée, la relance commerciale améliore à la fois la satisfaction client, la perception de votre marque et la qualité de votre relation commerciale.

Bon à savoir

Une étude menée par Brevet révèle que 80 % des ventes nécessitent en moyenne cinq relances commerciales. Pourtant, moins d’un commercial sur deux (44 %) prend le temps d’effectuer ce suivi, et 94 % abandonnent après quatre tentatives. Autrement dit, la majorité laisse filer des opportunités… juste avant la conversion.

Ce chiffre illustre un vrai décalage entre les efforts fournis et les résultats attendus. En structurant votre relance, vous faites déjà partie de ceux qui vont plus loin — là où les autres s’arrêtent.

Pourquoi relancer des prospects est un levier puissant pour votre entreprise?

Relancer des prospects permet d’agir sur plusieurs dimensions clés de la santé de votre entreprise.

1. Réactiver un capital déjà acquis

Un prospect déjà identifié connaît votre offre, votre positionnement et vos valeurs. Le coût d’une relance de leads est donc nettement inférieur à celui de l’acquisition d’un nouveau contact, tout en offrant un potentiel de conversion plus élevé.

C’est un levier particulièrement efficace pour organiser une réunion commerciale ou rouvrir une discussion restée en suspens.

2. Améliorer significativement le taux de conversion

Les entreprises qui structurent leurs campagnes de relance constatent une hausse mesurable de leur taux de réponse à une relance, notamment lorsqu’elles adaptent leur message au niveau de maturité du prospect (leads chauds vs prospects tièdes).

Relancer, ce n’est pas insister. C’est revenir au bon moment, avec le bon angle.

3. Optimiser votre pipeline commercial

Un pipeline commercial mal entretenu donne une vision faussée de la réalité. La relance clients permet de :

  • clarifier les opportunités réellement actives

  • prioriser les actions commerciales

  • éviter les prévisions de chiffre d’affaires irréalistes

Une relance bien menée améliore la lisibilité et la performance globale de votre activité.

4. Renforcer l’expérience et la satisfaction client

Un prospect relancé intelligemment perçoit votre entreprise comme structurée, attentive et professionnelle. Cela participe directement à une meilleure expérience client, même avant la vente, et influence positivement la satisfaction client à long terme.

Comment relancer vos prospects efficacement : une stratégie de relance en 5 étapes

Relancer un prospect ne s’improvise pas. Une stratégie de relance de prospects efficace repose sur une suite d’étapes logiques, pensées pour relancer au bon moment, sur le bon canal, avec le bon message — sans détériorer la relation.

1. Segmentez vos prospects selon leur niveau de maturité

Avant toute stratégie de relance commerciale, il est essentiel de qualifier votre base de contacts. Tous les prospects ne se trouvent pas au même stade de réflexion, et une relance efficace dépend directement de leur niveau de maturité dans votre pipeline commercial.

Mini tableau – Segmentation des prospects

Niveau de maturité Profil du prospect Objectif de la relance Approche recommandée
Prospects chauds Besoin identifié, budget évoqué, décision proche Déclencher une décision ou organiser une réunion Message personnalisé, appel, proposition claire
Prospects tièdes Intérêt exprimé mais hésitation ou timing flou Faire avancer la réflexion Contenu à valeur ajoutée, cas client, rappel ciblé
Prospects froids En veille ou inactifs depuis longtemps Maintenir le lien et réactiver l’intérêt Campagnes de relance douces, newsletter, invitation

Cette segmentation permet d’éviter les relances génériques et d’améliorer significativement votre taux de réponse à une relance.

2. Définissez un objectif clair pour chaque relance

Relancer un prospect sans objectif précis revient à multiplier les messages sans impact. Chaque relance doit répondre à une intention claire : qualifier un besoin, lever un frein, organiser une réunion ou valider une prise de décision.

Un prospect chaud n’attend pas le même message qu’un prospect tiède. Adapter l’objectif permet d’améliorer votre taux de conversion tout en respectant le rythme du prospect.

Conseil pratique
Avant chaque relance, posez-vous une seule question : qu’attendez-vous concrètement de cet échange ? Si l’objectif n’est pas clair pour vous, il ne le sera pas non plus pour votre prospect.

3. Choisissez le bon canal de relance

Le choix du canal influence directement l’efficacité de votre stratégie de relance, et il doit s’adapter au niveau de maturité du prospect.

Niveau de maturité Canal recommandé Pourquoi ?
Prospects chauds Appel téléphonique, message direct personnalisé (email, LinkedIn) Le contact direct favorise la décision rapide
Prospects tièdes Email personnalisé, LinkedIn, SMS/WhatsApp Business (relance courte) Moins intrusif, maintien de l’intérêt avec un contenu ciblé
Prospects froids Newsletter, campagnes d’emailing automatisées, contenus réguliers (articles, études de cas) Relance douce pour entretenir le lien sans pression

Astuce : utilisez une approche multicanal intelligente
Combinez ces moyens selon le profil et la réponse du prospect. Automatisez les campagnes pour gagner en efficacité, mais personnalisez toujours vos messages et évitez les relances répétitives sans suivi humain.

4. Structurez un plan de relance cohérent

Une relance efficace ne s’improvise pas. Elle s’inscrit dans un plan structuré intégrant le bon timing, le bon message et le bon canal.

Un plan de relance client permet de :

  • éviter les relances excessives ou mal espacées

  • garder une vision claire de votre pipeline commercial

  • coordonner vos campagnes de relance dans le temps

Conseil pratique
Définissez à l’avance le nombre de tentatives, les délais entre chaque relance et le message clé à transmettre. Une structure simple vaut mieux qu’une multiplication de relances non coordonnées.

Exemple concret : une séquence de relance sur 3 semaines

  • J ou J+1 : Remerciement personnalisé + rappel rapide des points clés abordés lors du dernier contact

  • J+4 : Partage d’un contenu utile et ciblé (étude de cas client, article métier, vidéo inspirante, actualité du secteur)

  • J+9 : Proposition d’un rendez-vous téléphonique ou visio pour faire un point rapide

  • J+15 : Envoi d’un témoignage client ou d’une preuve sociale qui répond aux objections courantes

  • J+21 : Message de clôture bienveillant ou repositionnement, avec ouverture à reprendre contact ultérieurement

Chaque étape doit apporter une valeur nouvelle, s’appuyer sur l’intérêt du prospect, et éviter la sensation d’insistance.

5. Mesurez l’efficacité de vos relances

Relancer sans analyser les résultats limite votre capacité à progresser. Le suivi des indicateurs comme le taux de réponse à une relance ou le nombre de rendez-vous générés permet d’ajuster votre stratégie.

Cette analyse contribue aussi à améliorer la qualification de prospects et à concentrer vos efforts sur les actions réellement performantes.

Conseil pratique
Suivez au minimum trois indicateurs :

  • taux de réponse,
  • nombre de rendez-vous obtenus
  • et conversion finale.

Ces données vous aideront à affiner vos futures campagnes de relance.

Les erreurs fréquentes à éviter en relance commerciale

Certaines pratiques nuisent fortement à l’efficacité des relances et peuvent même détériorer votre image auprès des prospects :

  • Relancer sans apporter d’élément nouveau
    Répéter les mêmes messages sans nouvelle information ou valeur ajoutée lasse rapidement votre interlocuteur et réduit l’intérêt pour vos relances suivantes.

  • Multiplier les messages identiques
    Envoyer plusieurs fois le même contenu sans adaptation peut donner une impression de robotisation et de manque d’attention aux besoins spécifiques du prospect.

  • Ignorer le contexte du prospect
    Relancer sans tenir compte de l’avancement du prospect dans son parcours ou de ses contraintes personnelles risque de faire passer votre relance pour intrusive ou mal ciblée.

  • Relancer trop fréquemment
    Une succession trop rapide de messages peut agacer le prospect et nuire à la qualité de la relation commerciale. Le bon timing est essentiel.

  • Adopter un ton pressant ou culpabilisant
    Mettre la pression ou faire culpabiliser le prospect peut provoquer un effet inverse, en le poussant à se désengager ou à associer votre marque à une expérience négative.

  • Attention à ne pas tomber dans la sur-automatisation
    Envoyer trop de relances automatisées sans suivi personnalisé peut nuire à la relation et donner une impression de froideur ou de harcèlement. L’automatisation doit rester au service d’une approche humaine et adaptée.

Ces erreurs dégradent l’expérience client et peuvent même nuire à votre image de marque.

Une bonne relance doit toujours avoir un objectif clair : informer, clarifier, aider, repositionner.

Conclusion : relancer des prospects, un levier stratégique durable

Relancer des prospects n’est ni une technique de rattrapage, ni une action secondaire.
C’est une stratégie commerciale à part entière, qui permet d’augmenter les ventes, d’améliorer la qualification des prospects et de renforcer l’expérience client.

Pour les entrepreneurs et dirigeants, c’est un levier à forte valeur ajoutée, souvent sous-exploité, mais déterminant pour structurer une croissance saine et durable.

Chez SBA Compta, nous accompagnons les dirigeants dans l’analyse de leur performance commerciale, l’optimisation de leurs processus et la mise en place de stratégies durables, alignées avec la réalité de leur entreprise.

SCI & remboursement de crédit anticipé : attention aux pénalités ! 

SCI et crédit : les risques du remboursement anticipé

Le remboursement anticipé d’un crédit immobilier peut permettre de réduire le coût total de l’emprunt. Cette option mérite d’être étudiée, particulièrement si vous avez bénéficié d’une entrée d’argent… Elle emporte des conséquences financières qu’il faut anticiper.  

Remboursement anticipé de crédit immobilier 

Le remboursement par anticipation de votre crédit immobilier peut être total ou partiel.  

Quelle que soit la solution envisagée, votre contrat de prêt prévoit certainement le versement d’indemnités en cas de remboursement anticipé (IRA) 

Pour un particulier, la loi encadre ces indemnités. Elles ne peuvent dépasser le double plafond suivant : 

  • 6 mois d’intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, 
  • et 3 % du capital restant dû avant le remboursement. 

Mais quelles sont les indemnités applicables si le prêt a été contracté par votre SCI ? 

SCI et indemnités de remboursement anticipé 

Dans le cas où votre SCI a contracté un prêt pour l’achat du bien immobilier qu’elle détient, un remboursement anticipé peut également être envisagé.  

Toutefois, votre SCI bénéficie généralement d’un prêt professionnel, particulièrement si son objet social est la mise en location de biens immobiliers.  

Or, pour un crédit professionnel, les indemnités de remboursement anticipé sont contractuelles et ne sont pas plafonnées. Le montant des indemnités de remboursement anticipé peut donc s’avérer très élevé.  

Le conseil SBA Compta : 

Avant de conclure un emprunt professionnel pour l’achat d’un bien immobilier par votre SCI, nous vous conseillons de négocier les indemnités de remboursement anticipés avec votre établissement bancaire 

En effet, des indemnités plus basses réduiront les frais en cas de vente du bien immobilier par votre SCI et de remboursement anticipé de l’emprunt correspondant.  

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous accompagne dans l’optimisation de vos investissements immobiliers et vous alerte sur les points d’attention à ne pas négliger. N’hésitez pas à nous interroger. 

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

Articles L313-47 à L313-49 du Code de la consommation 

Article R312-2 du Code de la consommation 

Attirer les meilleurs talents en PME : les leviers qui font la différence en 2025

Recrutement en tension en PME

Entre la pénurie de talents, les attentes croissantes des candidats et l’accélération technologique, recruter devient un véritable défi pour les PME françaises. 

En 2025, 50,1 % des projets d’embauche sont jugés difficiles, selon l’enquête BMO de France Travail, Ce chiffre reste élevé, bien qu’en baisse de 7,3 points par rapport à 2024. Il témoigne d’un marché de l’emploi encore sous tension, malgré des signes d’amélioration.

Si vous dirigez une petite ou moyenne entreprise, vous êtes sans doute confronté à cette réalité. Aujourd’hui, le salaire n’est plus le seul facteur déterminant. L’image de votre entreprise, la qualité de l’expérience employé que vous offrez et la flexibilité dont vous faites preuve jouent un rôle tout aussi crucial.

Dans un environnement où toutes les entreprises cherchent à se démarquer, il vous faut faire face à des contraintes uniques en tant que PME, mais aussi saisir l’opportunité de continuer à attirer des talents compétents et motivés.


« Dans un contexte de pénurie de talents, les PME doivent repenser leur stratégie RH pour rester
compétitives et attractives. Les études récentes de l’OMECAet de l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) montrent que certains leviers, souvent négligés, font pourtant la différence sur le terrain
du recrutement et de la fidélisation
« .

Aria Lazard, Directrice des Ressources Humaines chez SBA Compta

Pourquoi les PME françaises peinent-elles à recruter aujourd’hui ?

D’après les chiffres relayés par France Travail et la Banque des Territoires, 85 % des recruteurs potentiels évoquent une pénurie de candidats, tandis que 76 % pointent une inadéquation des profils. Par ailleurs, plus d’un établissement sur deux anticipe des difficultés d’embauche liées à la nature du poste ou aux conditions d’exercice (horaires, localisation, contraintes physiques, etc.). Ces chiffres confirment l’ampleur des tensions que rencontrent les entreprises, et en particulier les PME.

Les principales difficultés de recrutement envisagées par les employeurs

SourceBanque des Territoires et France Travail 

Mais au-delà de ces données globales, les petites et moyennes structures doivent aussi composer avec des freins plus spécifiques : faible notoriété, ressources RH limitées, manque de temps pour structurer une vraie stratégie de recrutement, ou encore processus d’onboarding peu formalisés. Autant de leviers internes sur lesquels les PME peuvent agir pour améliorer leur attractivité.

1. Concurrence accrue des grandes entreprises

Les grandes entreprises disposent de ressources financières et humaines considérables, leur permettant de proposer des salaires compétitifs, des avantages sociaux attractifs et des programmes de formation internes. 

Face à cette puissance d’attractivité, il devient difficile, pour une PME, de rester compétitive face à ces acteurs majeurs — surtout dans des secteurs très demandés comme le numérique ou l’ingénierie, où la pénurie de profils est particulièrement marquée.

2. Une visibilité encore trop limitée

Contrairement aux grandes structures, il est possible que votre PME bénéficie d’une visibilité plus restreinte sur les canaux de recrutement classiques. Sur les plateformes professionnelles ou dans les réseaux de diffusion d’offres, votre présence peut passer inaperçue si elle n’est pas suffisamment valorisée.

Sans une stratégie claire de marque employeur, vous risquez de ne pas captiver l’attention des profils que vous ciblez, même si votre proposition est pertinente et que vos valeurs ont du sens.

3. Des ressources internes parfois limitées pour recruter efficacement

Il n’est pas rare, en PME, que les fonctions RH soient encore peu formalisées. Il vous revient alors de gérer directement les recrutements, ce qui demande du temps, de l’organisation et une bonne maîtrise des enjeux humains. 

Dans le cas des très petites entreprises (TPE), cette gestion peut devenir particulièrement exigeante. Selon une étude de la Dares publiée en mai 2024, ces structures concentrent à elles seules 40 % des postes vacants dans le secteur privé salarié, soit près de 247 000 emplois non pourvus sur un total de 615 000.

4. L’évolution rapide des attentes des candidats

Les candidats d’aujourd’hui ne se contentent plus d’un poste attractif : ils recherchent une expérience employé engageante, un environnement de travail équilibré, un quotidien professionnel porteur de sens, et des valeurs qu’ils peuvent réellement partager.

Vous avez l’opportunité, en tant que PME, de valoriser une culture d’entreprise authentique et une relation plus humaine, à condition d’aligner votre proposition avec ces nouvelles attentes.

5. Des compétences qui évoluent plus vite que le marché 

Les compétences évoluent rapidement, et en tant que dirigeant de PME, vous êtes souvent confronté à la difficulté de suivre le rythme. Les technologies émergentes, comme l’intelligence artificielle ou l’automatisation, transforment les besoins des entreprises, mais il n’est pas toujours facile d’anticiper ces changements avec des ressources limitées.

Dans ce contexte, vos critères de recrutement deviennent vite obsolètes, et les profils disponibles ne correspondent pas toujours aux exigences nouvelles du marché.

Comment relever les défis du recrutement pour les PME?

Recruter aujourd’hui ne consiste plus à simplement publier une offre : vous devez vous positionner comme un employeur attractif, capable de faire la différence. 

En 2025, un projet d’embauche sur deux est jugé difficile, avec 2,4 millions de projets de recrutement recensés, soit une baisse de 12,5 % par rapport à 2024, selon l’enquête BMO de France Travail

Ces freins sont bien réels, mais ils ne sont pas insurmontables. Voici comment les PME peuvent reprendre la main sur leur stratégie de recrutement.

1. Faites de votre culture d’entreprise un levier d’attractivité

Votre culture d’entreprise est l’un des atouts les plus puissants pour séduire les bons profils. Les candidats, en particulier dans les PME, ne cherchent plus seulement un poste : ils veulent rejoindre un environnement où ils se sentent alignés, écoutés, valorisés. En mettant en avant vos valeurs, vos modes de collaboration et votre fonctionnement quotidien, vous créez un lien de confiance dès le premier contact.

Concrètement :

  • Créez une page “Carrières” sur votre site, même simple, pour raconter qui vous êtes :

    • Témoignages de salariés (ex. : « Ici, la communication est directe, et chacun peut contribuer aux décisions importantes »),

    • Photos authentiques de la vie d’équipe (projets, moments informels, réussites),

    • Une présentation vivante de vos engagements (ex. : bienveillance, initiative, progression continue).

  • Utilisez LinkedIn ou Welcome to the Jungle pour donner vie à cette culture :

    • Montrez les coulisses de votre quotidien (un chantier, un service client, un atelier),

    • Présentez vos collaborateurs via des portraits ou interviews courtes,

    • Partagez vos engagements concrets (RSE, formation interne, implication locale…).

  • Rédigez une charte d’engagement à afficher sur votre site ou dans vos offres :

    • « Chaque candidature reçoit une réponse sous 7 jours. »

    • « Tout nouvel arrivant bénéficie d’un vrai parcours d’intégration sur 30 jours. »

2. Offrez une expérience candidat personnalisée et fluide

Un processus de recrutement fluide et réactif est un véritable levier de différenciation. En tant que PME, votre agilité vous permet d’offrir une approche plus humaine, plus directe, et souvent plus chaleureuse. De la prise de contact à l’entretien, chaque étape est l’occasion de refléter vos valeurs et de personnaliser la relation avec vos candidats.

Concrètement :

  • Utilisez un outil de gestion comme Taleez, Flatchr ou HelloWork pour assurer des réponses rapides, suivre chaque candidat sans erreur, et offrir un parcours clair dès la première prise de contact.

  • Personnalisez vos mails de réponse, même en cas de refus. Par exemple : « Merci pour votre candidature. Bien que nous n’ayons pas retenu votre profil pour ce poste, nous avons apprécié votre parcours et restons attentifs à d’éventuelles futures opportunités. »

  • Proposez un retour constructif aux candidats non retenus : une phrase ou deux sur leurs points forts et une piste d’amélioration (ex. : “Nous avons apprécié votre énergie et votre engagement, mais nous recherchons un profil avec plus d’expérience sur [outil/projet]”).

  • Répondez rapidement, idéalement en moins d’une semaine, pour montrer votre réactivité. Une réponse rapide, même concise, témoigne de votre agilité en tant que PME, contrairement aux grandes entreprises qui peuvent prendre plus de temps à se décider.

3. Valorisez l’agilité et les perspectives d’évolution

L’environnement d’une PME offre souvent aux collaborateurs une vision d’ensemble des projets et des opportunités de prise de responsabilités plus rapides. 

Contrairement à certaines structures plus hiérarchisées, vous avez la capacité d’impliquer directement vos talents dans la stratégie, les décisions et la conduite des projets. Cette proximité est un atout pour les profils qui cherchent du sens et un réel impact dans leur quotidien professionnel.

Concrètement :

  • Proposez un parcours d’intégration adapté, même court. Ex. : une journée d’accueil avec un binôme référent, une présentation des équipes et des outils, un déjeuner d’équipe, un point de suivi au bout de 15 jours.

  • Présentez les perspectives et donnez des repères concrets dès l’entretien. Par exemple : « Ce poste peut évoluer vers un rôle plus transversal » ou « certains collaborateurs ont élargi leur périmètre après un an »

  • Créez des rôles transverses pour favoriser l’apprentissage continu et révéler des talents insoupçonnés : par exemple, un développeur peut participer à des ateliers UX, ou un assistant commercial contribuer aux actions marketing.

  • Planifiez des points d’étape réguliers (tous les 3 à 6 mois) pour recueillir les envies d’évolution et ajuster les responsabilités sans attendre l’entretien annuel.

4. Adaptez votre entreprise aux nouvelles attentes des talents

Les attentes des candidats évoluent : équilibre vie pro/perso, autonomie et environnement humain sont devenus centraux. En tant que PME, vous pouvez souvent faire preuve de plus de souplesse que les grandes structures pour répondre à ces aspirations, avec des solutions concrètes et adaptées à votre réalité.

Cette flexibilité devient un véritable argument si elle est bien présentée et bien mise en œuvre — y compris dans des secteurs comme le BTP ou la restauration, où les marges de manœuvre sont plus réduites mais bien réelles.

Concrètement :

  • Proposez des horaires aménagés quand c’est possible : par exemple, une arrivée entre 8 h 30 et 10 h 00 pour les postes administratifs, ou des journées compactées (ex. : 8h00 – 15h30) pour certains profils.

  • Mettez en place 1 à 2 jours de télétravail pour les postes qui s’y prêtent, même partiellement (ex. : le mardi et le jeudi).

  • Répartissez le temps de travail sur l’année pour coller aux pics et aux creux d’activité (par exemple, plus d’heures en haute saison, moins en période creuse). Cela permet de préserver un équilibre sans recourir aux RTT.

  • Stabilisez les plannings autant que possible : publiez-les à l’avance, évitez les changements de dernière minute. Cela améliore la conciliation vie pro/perso, même dans les métiers de terrain.

  • Offrez davantage d’autonomie avec des outils simples et accessibles :  Notion pour la gestion de projet, Trello pour le suivi d’équipe, Slack pour fluidifier la communication, même sans service IT dédié.

  • Pensez aussi à vos bureaux : un espace bien conçu, modulable, à la bonne échelle, peut faire toute la différence dans l’engagement des équipes. C’est exactement ce que permet l’approche de Spliit : proposer aux entreprises des bureaux alignés avec leur culture, leurs contraintes opérationnelles… et les attentes concrètes de leurs collaborateurs. Flexibilité, ambiance, localisation, services : chaque critère compte pour faire du lieu de travail un véritable levier d’attractivité RH.

Cette flexibilité — au sens large — peut devenir un véritable levier d’attractivité, si elle est bien pensée, bien présentée, et alignée avec le quotidien de vos équipes.

5. Améliorez votre visibilité sur les plateformes pertinentes

Être visible auprès des bons candidats ne nécessite pas un budget conséquent, mais une présence bien ciblée. Vous avez tout à gagner à montrer qui vous êtes : vos valeurs, votre quotidien, vos réussites. Cela renforce la crédibilité de votre entreprise et attire des profils en phase avec votre culture.

Concrètement :

  • Optimisez votre page entreprise LinkedIn avec :

    • une bannière engageante,

    • une description claire de vos valeurs,

    • des publications régulières : portraits d’équipe, coulisses d’un projet, célébration d’un succès client.

  • Participez à des salons ou forums emploi locaux (ex. : salons CMA, évènements avec les CCI, job datings étudiants). Préparez un stand simple mais chaleureux avec un flyer clair sur vos métiers.

  • Travaillez vos offres d’emploi :

    • Intégrez un ton humain pour créer une connexion plus directe et authentique avec les candidats. Utilisez le “vous”, montrez l’esprit d’équipe et évitez le jargon RH.

    • Décrivez clairement les missions et l’environnement. En étant transparent, vous rassurez les candidats et augmentez vos chances d’attirer ceux qui se projettent vraiment chez vous.

    • Ajoutez une note en fin d’annonce pour rassurer et encourager les candidatures hésitantes : « Vous hésitez à postuler ? Parlons-en. Un message suffit. » 

6. Faites de la formation continue un levier d’attractivité

Les talents cherchent aujourd’hui plus qu’un poste : ils veulent évoluer, apprendre, progresser. Même sans un service formation dédié, vous pouvez créer une dynamique d’apprentissage attractive. Cela montre que vous investissez dans vos équipes, un message fort sur le marché actuel.

Concrètement :

  • Offrez des formations accessibles pour donner à chacun la possibilité de progresser facilement, sans lourdeur administrative ni budget élevé.

    • OpenClassrooms, Coursera pour les fondamentaux : ces plateformes permettent d’acquérir ou renforcer des compétences clés à son rythme, avec des formats clairs et structurés.

    • Digiforma pour les PME françaises (souvent finançable par votre OPCO), un outil conçu pour les besoins des petites structures, avec un accès simplifié à la formation professionnelle grâce aux financements existants.

    • Moins formel ? Des chaînes YouTube expertes (par ex. Marketing Mania, Le Designer du Web…) : idéales pour apprendre sur des sujets concrets en quelques minutes, dans un format dynamique et accessible à tous.

  • Mobilisez votre OPCO pour co-financer tout ou partie (ex. : plan de développement des compétences, alternance, tutorat…).

  • Encouragez le partage interne pour valoriser les compétences en interne, renforcer la cohésion d’équipe et créer une culture d’apprentissage entre pairs

    • Organisation d’ateliers métiers : un collaborateur forme les autres sur un outil qu’il maîtrise, ce qui stimule la montée en compétences sans coût supplémentaire.

    • système de mentorat : facilite l’intégration, favorise la transmission des savoirs et crée des liens durables dans l’équipe.

  • Fixez des mini-objectifs d’apprentissage à chaque point d’étape : cela permet de structurer la progression, de motiver vos collaborateurs et de valoriser leurs acquis. Par exemple :

    • Suivre une formation de 2 h 00 sur Canva pour renforcer la créativité visuelle sans mobiliser trop de temps.

    • Apprendre à piloter un budget sur Excel afin de gagner en autonomie sur la gestion financière au quotidien.

Les leviers RH différenciants à activer

Pour aider les PME à construire une politique RH cohérente et performante, Aria Lazard propose une synthèse des leviers les plus efficaces, accompagnés de bonnes pratiques immédiatement activables.

Levier RH Pourquoi il fait la différence Exemples de bonnes pratiques
Marque employeur Attirer des profils rares, réduire le turnover, valoriser la culture, l’ambiance, la progression interne. Communication sur les valeurs, témoignages collaborateurs, parcours internes valorisés.
Avantages immatériels & flexibilité Répondre aux attentes modernes : télétravail, horaires adaptés, QVT, reconnaissance, autonomie. Politique de télétravail, gestion du temps, moments conviviaux, équilibre vie pro/perso.
Cooptation Accélérer les recrutements, renforcer l’engagement, s’appuyer sur le réseau interne. Programme de cooptation, valorisation des recommandations internes, suivi des intégrations.
Formation & partenariats écoles Adapter les compétences aux évolutions du métier (digital, conseil, RSE), miser sur alternance et reconversion. Parcours d’intégration, tutorat, partenariats écoles/CFA, formation digitale.
Conformité RH & gestion des risques Sécuriser la paie, les contrats, la conformité sociale, rassurer candidats et équipes, limiter les litiges. Outils paie modernes, audits internes, veille réglementaire, formation continue des équipes RH.
Fidélisation Réduire le turnover, sécuriser l’expertise, renforcer l’engagement et la stabilité des équipes. Plans de carrière personnalisés, enquêtes d’engagement, mobilité interne, reconnaissance individuelle.
Digitalisation RH Moderniser l’environnement de travail, gagner en efficacité, attirer les jeunes talents, faciliter la mobilité et la formation. Plateformes de gestion comptable, outils de paie, gestion interne, reporting RH, accès à la formation digitale.
Pilotage RH & égalité professionnelle Mesurer et piloter la performance RH, garantir l’équité et la conformité, anticiper les besoins. Tableaux de bord RH, reporting égalité professionnelle, plans d’action, implication du management.
Dialogue social & CSE Favoriser l’écoute, la co-construction, l’amélioration continue des conditions de travail. Dialogue régulier avec le CSE, consultation sur les projets RH, formation des élus, gestion des ASC.

Des engagements structurants pour renforcer votre politique RH

Pour compléter ces leviers, Aria Lazard recommande d’ancrer certaines pratiques RH dans une logique structurante et durable. Ces engagements forment le socle d’une stratégie pérenne, cohérente et humaine.

  • Entretiens professionnels structurés : moments clés pour écouter, accompagner et bâtir des parcours évolutifs.

  • Formation continue : indispensable pour anticiper les mutations du métier et sécuriser la montée en compétences.

  • Politique salariale attractive : se positionner dans la fourchette haute du marché, offrir des avantages différenciants.

  • Charte de déconnexion et QVT : garantir le respect des temps de repos et la santé mentale.

  • Charte de bonne conduite managériale : formaliser l’exemplarité, l’écoute et l’équité.

  • Digitalisation des outils RH : plateformes collaboratives, gestion du temps, reporting RH, paie et conformité sociale.

  • Dialogue social renforcé : impliquer le CSE dans la co-construction des politiques RH, la QVT, la formation et l’égalité professionnelle.

Ces engagements, intégrés à la stratégie RH de l’entreprise, forment un socle structurant pour attirer et fidéliser durablement les collaborateurs, même dans un contexte de forte tension sur le marché du travail.

Ce que les talent attendent vraiment en 2025 

Aria Lazard rappelle que comprendre les nouvelles attentes des salariés est une condition essentielle pour bâtir une politique RH efficace. Voici les dimensions qui comptent aujourd’hui :

  • Qualité de vie au travail et équilibre vie pro/perso : télétravail, horaires flexibles, droit à la déconnexion, prévention des risques psychosociaux.

  • Reconnaissance et sens au travail : feedbacks réguliers, valorisation des réussites, implication dans des projets porteurs de sens (RSE, innovation).

  • Développement professionnel : formation continue, mobilité interne, accompagnement personnalisé, entretiens professionnels structurés.

  • Rémunération et avantages compétitifs : politique salariale transparente, avantages annexes (mutuelle, épargne salariale, congés supplémentaires).

  • Management humain et climat de confiance : managers accessibles, charte de bonne conduite, prévention des conflits.

  • Outils digitaux et environnement moderne : digitalisation des process, accès à la formation en ligne, plateformes collaboratives.

Conclusion : vous avez résolument votre carte à jouer en tant que PME

Même si vous ne disposez pas des mêmes moyens que les grands groupes, vous avez des atouts uniques : agilité, proximité, authenticité. En structurant votre démarche, en valorisant votre culture, et en restant à l’écoute des talents, vous pouvez continuer à séduire les meilleurs profils.

Comme le résume Aria Lazard : « C’est cette approche globale, humaine et innovante, alignée sur les attentes réelles des salariés et les meilleures pratiques du secteur, qui permet d’attirer, d’intégrer et de fidéliser durablement les meilleurs profils, même dans un marché sous tension. »

Chez SBA Compta, nous vous accompagnons à chaque étape de votre développement, y compris sur les enjeux humains : recrutement, fidélisation, structuration RH. Parlons-en.

 

Bilan en retard : pourquoi vous ne pouvez pas vous permettre de le négliger en 2026

En tant qu’entrepreneur, quelle que soit la taille de votre entreprise — PME, ETI ou grand groupe — le dépôt annuel du bilan comptable est une étape incontournable et réglementée. Pourtant, nombreux sont ceux qui, parfois par manque de temps, d’organisation ou d’expertise, se retrouvent avec un bilan en retard.

Ce retard, loin d’être un simple détail administratif, peut entraîner des conséquences graves pour votre entreprise et vous-même, en tant que dirigeant. Mais surtout, c’est un signal d’alerte sur la gestion globale de votre activité, qu’il est impératif de prendre au sérieux dès aujourd’hui.

Dans cet article, SBA Compta vous explique clairement ce qu’est un bilan en retard, pourquoi il survient, quels risques vous encourez, et comment anticiper cette échéance pour protéger votre entreprise.

Qu’est-ce qu’un bilan en retard ? Comprendre l’essentiel

Le bilan comptable est un document obligatoire qui synthétise la situation financière, patrimoniale et le résultat de votre entreprise à la fin de son exercice fiscal. Il doit être déposé auprès du greffe du tribunal de commerce dans un délai légal, généralement six mois après la clôture de l’exercice.

Lorsque ce délai n’est pas respecté, on parle alors de bilan en retard.

Ce retard peut sembler anodin, mais il révèle souvent des failles organisationnelles ou des difficultés financières, et il entraîne des obligations légales et des risques que vous ne pouvez ignorer.

Pourquoi le dépôt du bilan dans les délais est-il si important pour votre entreprise ?

1. Une obligation légale à ne pas prendre à la légère

Le cadre légal impose aux entreprises, quel que soit leur statut, de déposer leurs comptes annuels dans les délais impartis. Ce dépôt garantit la transparence financière et permet aux tiers (actionnaires, banques, fournisseurs, administrations) de suivre la santé de votre société.

Ne pas respecter ce délai peut entraîner :

  • Des pénalités financières : des amendes souvent élevées, qui s’ajoutent aux coûts déjà existants.

  • Des sanctions possibles contre les dirigeants : responsabilité civile voire pénale en cas de préjudice avéré.

  • Une perte de confiance des partenaires : banques, investisseurs et fournisseurs risquent de douter de la fiabilité de votre gestion.

2. Le bilan, un outil stratégique au-delà de la contrainte administrative

Au-delà de la simple obligation, le bilan est un outil clé pour piloter votre entreprise. Il vous offre une vision claire de votre rentabilité, de votre trésorerie, et des leviers à actionner.

Un bilan en retard signifie souvent une absence d’analyse récente, ce qui peut retarder vos prises de décision et vous faire manquer des opportunités de croissance ou d’ajustement stratégique.

3. Impact sur vos relations financières

Les banques et investisseurs utilisent vos comptes déposés pour évaluer votre solvabilité. Un dépôt tardif de votre bilan peut freiner ou bloquer vos demandes de financement, fragilisant ainsi votre développement.

Pourquoi les bilans sont-ils souvent déposés en retard ? Les causes les plus fréquentes

Quel que soit le secteur d’activité ou la taille de votre structure, plusieurs facteurs expliquent souvent ce retard :

  • Une mauvaise organisation interne : absence de calendrier clair, retard dans la collecte des pièces comptables.

  • Ressources limitées : petites structures sans équipe dédiée ou surcharge chez votre expert-comptable.

  • Complexité croissante : activités diversifiées, nombreux flux financiers ou enjeux fiscaux compliqués rallongent le délai de préparation.

  • Manque d’anticipation : certains dirigeants ne mesurent pas l’importance de cette échéance avant qu’elle ne devienne critique.

  • Problèmes de communication avec votre expert-comptable : échanges tardifs ou incomplets retardent la finalisation.

Quels sont les risques concrets pour vous et votre entreprise en cas de bilan en retard ?

1. Risques juridiques et financiers

  • Amendes et pénalités pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, qui s’accumulent avec le temps.

  • Engagement de votre responsabilité personnelle en cas de préjudice pour des tiers.

  • Suspension possible des droits de vote lors des assemblées générales si les comptes ne sont pas déposés.

2. Risques commerciaux et opérationnels

  • Détérioration de votre image auprès des partenaires : fournisseurs, clients et banques peuvent perdre confiance.

  • Blocage ou refus de financement : les banques exigent des comptes à jour pour accorder des crédits.

  • Difficultés accrues lors d’une cession ou d’une levée de fonds : les investisseurs exigent une transparence totale.

Comment anticiper et éviter un bilan en retard ?

Voici des bonnes pratiques simples mais efficaces pour éviter de vous retrouver avec un bilan en retard :

  • Planifiez votre clôture comptable à l’avance : fixez des dates claires, communiquez-les à votre équipe et à votre expert-comptable.

  • Centralisez vos documents tout au long de l’année : factures, relevés bancaires, contrats, etc.

  • Utilisez des outils digitaux pour faciliter la collecte et le suivi des informations.

  • Entretenez une relation régulière avec votre expert-comptable : échangez régulièrement pour éviter les surprises.

  • Formez-vous et formez vos équipes à l’importance des échéances comptables.

  • Anticipez les complexités : faites appel à des spécialistes si votre activité est complexe.

En cas de retard : quelles solutions concrètes ?

Si vous êtes déjà en retard, il est crucial d’agir vite :

  • Contactez immédiatement votre expert-comptable pour établir un plan d’action.

  • Informez le greffe si nécessaire, en justifiant les raisons du retard.

  • Déposez vos comptes au plus vite, même de manière partielle.

  • Communiquez avec vos partenaires financiers pour maintenir leur confiance.

  • Envisagez un accompagnement juridique en cas de litige.

Pourquoi faire appel à un expert-comptable comme SBA Compta pour gérer vos bilans ?

Chez SBA Compta, nous accompagnons les entrepreneurs à chaque étape, avec une expertise éprouvée en gestion comptable et en respect des obligations légales.

  • Nous assurons un suivi personnalisé pour vous garantir un dépôt dans les délais.

  • Nous optimisons votre organisation comptable pour limiter les risques de retard.

  • Nous vous assistons en cas de difficultés pour régulariser rapidement la situation.

  • Nous sécurisons votre activité, votre trésorerie et votre responsabilité juridique.

Conclusion : ne laissez pas un bilan en retard freiner la croissance de votre entreprise

Vous êtes à la tête d’une entreprise ambitieuse, et chaque décision compte pour votre réussite. Le dépôt du bilan est bien plus qu’une formalité administrative : c’est un pilier de votre crédibilité, de votre conformité et de votre stratégie.

Anticiper, s’organiser et s’entourer des bons experts sont les clés pour éviter le stress et les sanctions liés au bilan en retard.

Si vous souhaitez sécuriser votre gestion comptable et éviter tout retard, contactez SBA Compta dès aujourd’hui pour un accompagnement personnalisé et un diagnostic de votre situation.

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