Régime fiscal des associés de SEL : nouveau revirement de la doctrine fiscale 

Régime fiscal des associés de SEL

Le régime fiscal applicable aux revenus des associés de SEL – sociétés d’exercice libéral – a fortement évolué depuis le 1er janvier 2024.  

En effet, comme nous vous en avions informé dans notre article dédié, les rémunérations perçues au titre de leur activité libérale – soit pour leurs fonctions techniques – doivent désormais être distinguées de celles perçues au titre des fonctions de direction de la société.  

En effet, les rémunérations perçues par les associés de SEL au titre de leurs fonctions techniques sont imposables dans la catégorie des BNC.  

Une tolérance administrative permettait de considérer que la part de 5 % de la rémunération d’ensemble, perçue par les gérants majoritaires de SELARL ou de SELCA, correspondait aux fonctions de gérance.  

Le Conseil d’État a annulé cette tolérance administrative dans une décision récente.  

De plus, la définition des fonctions techniques est rendue plus flexible par cet arrêt. Le Conseil d’État a indiqué que la facturation du client ou du patient, l’encaissement, les prises de rendez-vous, les approvisionnements de fournitures et la gestion des équipes ne relèvent pas systématiquement des fonctions techniques et qu’une analyse au cas par cas doit être menée. 

Le conseil SBA Compta : 

Ce revirement de doctrine fiscale nécessite de repenser le suivi de vos activités afin de distinguer les rémunérations perçues au titre de vos fonctions de direction de celles qui relèvent de vos activités libérales. Un logiciel de suivi des temps tel que Clockify peut être un outil précieux pour suivre le temps consacré à vos tâches de direction.  

Par ailleurs, il peut être opportun d’analyser le périmètre de tâches qui entrent dans le champ de vos activités de direction. En effet, la facturation, l’encaissement, ou encore le management des équipes pourraient être considérées comme des activités de direction selon les cas…  

Enfin, le Conseil National de l’Ordre des experts-comptables a sollicité la plus grande tolérance de l’administration fiscale concernant les déclarations déposées au titre des rémunérations 2024 des associés de SEL.  

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous accompagne dans la déclaration de vos rémunérations et le suivi de la réglementation fiscale afin de sécuriser votre activité. N’hésitez pas à nous interroger. 

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Pour en savoir plus :

Conseil d’État, 8ème – 3ème chambres réunies, 08/04/2025, 492154 

BOI-RSA-GER-10-30 

 

Fidélisation client : 10 stratégies efficaces pour 2025

Fidélisation clients stratégies 2025

Fidéliser ses clients ne consiste pas seulement à les inciter à revenir acheter. Il s’agit avant tout de bâtir une relation qui dure, fondée sur la confiance, la reconnaissance… et parfois même un lien émotionnel.

Une attention bien placée, une expérience marquante, un geste inattendu : ces détails peuvent faire toute la différence. Car la fidélité ne naît pas uniquement de la satisfaction, mais aussi du sentiment d’être compris et considéré.

Dans cet article, SBA Compta, votre partenaire de croissance, vous explique pourquoi fidéliser vos clients doit devenir une priorité, et comment, avec les bonnes stratégies, vous pouvez transformer vos consommateurs en véritables ambassadeurs de votre marque.

Prêt à découvrir les secrets d’une fidélité client durable ?

1. Exploitez l’intelligence artificielle pour une personnalisation avancée

L’intelligence artificielle (IA) transforme la manière dont vous interagissez avec vos clients. Elle permet d’analyser de vastes ensembles de données pour segmenter votre clientèle et personnaliser vos offres en temps réel. En 2023, 31 % des entreprises françaises ont déjà intégré l’IA dans leur stratégie marketing pour mieux cibler et comprendre les besoins de leurs clients (Source : Hubspot

Grâce à des algorithmes avancés, l’IA peut prévoir les besoins de vos clients, recommander des produits adaptés et même ajuster les prix en fonction de leurs comportements d’achat.

Par exemple, si un client achète plusieurs produits de soin de la même marque, l’IA peut lui recommander un produit complémentaire ou un autre produit qui correspond à ses besoins spécifiques. Cela renforce l’engagement du client et l’incite à revenir.

Cette personnalisation rend l’expérience d’achat plus fluide et adaptée à chaque individu, ce qui peut non seulement améliorer la satisfaction client, mais aussi augmenter les ventes et renforcer la fidélité à votre marque.

2. Offrez des expériences omnicanales cohérentes

Aujourd’hui, vos clients interagissent avec vous à travers différents canaux : votre site web, vos réseaux sociaux, votre application mobile, ou même en boutique physique. Si vous ne leur offrez pas une expérience fluide entre ces différents points de contact, vous risquez de les perdre. En 2025, l’omnicanal n’est plus une option, c’est une nécessité.

Prenons l’exemple de Nike, qui a su intégrer parfaitement son application mobile avec ses magasins physiques. Vous pouvez, par exemple, réserver un produit en ligne et le récupérer en magasin, ou encore scanner des articles avec l’application en magasin pour voir des avis clients ou des informations supplémentaires. Cette cohérence entre les canaux crée une expérience client fluide et sans friction, renforçant ainsi la fidélité.

3. Mettez en place des programmes de fidélisation basés sur la valeur ajoutée

Les programmes de fidélisation traditionnels, basés uniquement sur des points accumulés, ne suffisent plus à convaincre les clients de renouveler leurs achets. En 2025, vous devez proposer des programmes qui apportent une véritable valeur ajoutée à vos clients. L’idée est de les récompenser pour des actions qui vont au-delà de l’achat : par exemple, en offrant des avantages exclusifs, des événements privés ou des services personnalisés.

Un excellent exemple est celui de Sephora France avec son programme de fidélité structuré en trois niveaux — White, Black et Gold — qui propose bien plus qu’une simple accumulation de points. En fonction de leur statut, les client(e)s peuvent bénéficier de réductions, d’avantages exclusifs, de services personnalisés en magasin, et de surprises lors de leur anniversaire. Ce type de programme crée une relation privilégiée avec la marque, renforce le lien émotionnel et incite naturellement à revenir.

4. Utilisez les données clients pour anticiper leurs besoins 

Les données clients sont devenues l’un des atouts les plus puissants dans le monde du marketing et de la fidélisation. Aujourd’hui, chaque interaction avec vos clients — que ce soit une visite sur votre site, un achat ou un simple clic — génère une quantité énorme d’informations. Ces données, une fois correctement collectées et analysées, permettent de comprendre en profondeur les comportements, les préférences et les attentes de vos clients.

Prenons l’exemple d’Amazon, qui utilise ces données pour recommander des produits en fonction de l’historique d’achats et des recherches des clients. En analysant les comportements d’achat, Amazon peut proposer des produits complémentaires ou des suggestions personnalisées.

Cette capacité à anticiper les besoins des clients permet non seulement de leur offrir une expérience d’achat plus fluide, mais aussi de renforcer leur fidélité. Lorsqu’un client se sent compris et que ses attentes sont anticipées, il est plus enclin à revenir, créant ainsi un lien plus solide avec la marque.

Bien entendu, toute collecte et utilisation de données doit se faire dans le respect du RGPD (Règlement général sur la protection des données), avec le consentement explicite des clients. La transparence sur l’usage des données renforce également la confiance et participe à une relation client saine et durable.

5. Sollicitez et agissez sur les feedbacks clients

Vos clients veulent se sentir écoutés et valorisés. Un moyen efficace de renforcer leur fidélité est de leur demander leur avis régulièrement, puis de passer à l’action. Si vous récoltez des feedbacks sur un produit ou un service et que vous prenez des mesures concrètes pour y répondre, vous montrez à vos clients que leur opinion compte réellement.

Par exemple, Starbucks a instauré un système de feedback via son application mobile, où les clients peuvent donner leur avis sur leurs expériences. Lorsque des ajustements sont faits en réponse aux commentaires des clients, cela crée un cercle vertueux de confiance. Non seulement vous démontrez votre engagement envers la satisfaction de vos clients, mais vous leur permettez également de participer activement à l’évolution de votre entreprise.

6. Priorisez la qualité du service client

Un service client réactif, empathique et exceptionnel est essentiel pour fidéliser vos clients. Que ce soit en ligne ou en magasin, chaque interaction avec un membre de votre équipe doit être une occasion de renforcer la relation et la confiance avec vos clients. Un service rapide, courtois et solutionneur fait toute la différence.

Comme le révèle le rapport CX Trends 2024 de Zendesk, 61 % des consommateurs sont prêts à passer à la concurrence après une seule et unique mauvaise expérience client, ce qui souligne l’importance d’un service de qualité à chaque interaction.

Prenons l’exemple de Zappos, une entreprise de vente en ligne de chaussures, qui est célèbre pour son service client irréprochable. Leur politique de retour gratuit pendant 365 jours et la volonté de résoudre tout problème en une seule conversation illustrent parfaitement comment un service client de qualité peut transformer un client ponctuel en un ambassadeur fidèle.

Cette approche renforce l’attachement à la marque et montre qu’un service client efficace est un atout majeur pour construire une relation durable et loyale avec les clients.

7. Offrez des récompenses personnalisées et pertinentes

Les récompenses doivent aller au-delà des offres génériques. En 2025, vos clients s’attendent à des récompenses qui sont non seulement pertinentes, mais aussi personnalisées en fonction de leurs habitudes d’achat. Plus vous pouvez offrir des récompenses ciblées, plus vous augmenterez la fidélité.

Par exemple, la Fnac propose régulièrement à ses adhérents des offres personnalisées en fonction de leurs achats précédents : réductions sur des catégories qu’ils consultent souvent, invitations à des avant-premières ou événements liés à leurs centres d’intérêt, ou encore des bons d’achat ciblés. Ce type de récompense, basé sur l’historique et les préférences du client, crée une relation plus engageante et montre que la marque connaît réellement ses clients.

8. Engagez-vous dans des initiatives de responsabilité sociale et environnementale

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux valeurs des entreprises qu’ils soutiennent. S’engager de manière authentique et transparente dans des initiatives sociales et environnementales peut non seulement renforcer l’image de votre marque, mais aussi fidéliser une clientèle soucieuse de ces enjeux.

Par exemple, Patagonia, marque de vêtements pionnière en matière d’engagement environnemental, offre des produits durables, soutient des causes écologiques et encourage la réparation des articles plutôt que leur remplacement. Ce type d’engagement attire des clients fidèles qui partagent les mêmes convictions, souvent les plus loyaux et les plus engagés.

Mais attention : pour que l’impact soit positif, il est essentiel d’analyser sa clientèle cible. L’exemple de Bud Light, qui a subi un boycott après une campagne jugée trop clivante par une partie de son public, montre que toutes les initiatives, même bien intentionnées, ne résonnent pas de la même manière selon les profils de consommateurs. Une bonne démarche RSE commence donc aussi par une bonne connaissance de ses clients.

9. Créez un programme d’ambassadeurs de marque

Un moyen efficace de fidéliser vos clients est de les transformer en ambassadeurs de votre marque. En 2025, vos clients les plus loyaux ne se contentent plus d’acheter vos produits, ils veulent aussi les recommander autour d’eux. Pour cela, créez un programme de parrainage ou d’ambassadeur de marque qui récompense les clients pour avoir recommandé vos produits à leurs amis ou famille. Offrez-leur des avantages exclusifs, comme des réductions ou des produits gratuits, en fonction du nombre de nouveaux clients qu’ils attirent. 

Par exemple, Dropbox a utilisé ce modèle pour se développer rapidement, en offrant de l’espace de stockage supplémentaire à ses utilisateurs pour chaque nouveau parrainé. Ce type d’engagement peut créer un effet boule de neige et renforcer la fidélité tout en attirant de nouveaux clients grâce à la recommandation de personnes de confiance.

10. Surprenez vos clients avec des expériences inattendues

Les petites surprises font souvent la différence entre une expérience client standard et une expérience mémorable. En 2025, la fidélité ne se résume pas seulement à répondre aux attentes des clients, mais à les dépasser. 

Par exemple, un client qui reçoit un cadeau personnalisé pour son anniversaire ou un message de remerciement après un achat peut se sentir particulièrement valorisé. Cela ne nécessite pas forcément un budget élevé, mais l’élément de surprise crée une connexion émotionnelle avec le client. C’est ce que fait le site de cosmétiques MyOrigines, qui joint systématiquement un carton de remerciements personnalisé au prénom de l’acheteur dans chaque commande. Ce simple geste, inattendu et humain, contribue à renforcer l’attachement à la marque.

Conclusion : la fidélisation client, un investissement pour l’avenir

En 2025, fidéliser vos clients est bien plus qu’un simple objectif : c’est un véritable engagement pour bâtir une relation durable et authentique. Grâce à des stratégies innovantes comme l’utilisation de l’intelligence artificielle, une expérience omnicanale fluide, des programmes de fidélité enrichis et un service client irréprochable, vous pouvez renforcer la loyauté de vos clients et les transformer en ambassadeurs passionnés de votre marque. 

Il est essentiel de comprendre que fidéliser ne consiste pas simplement à garder un client, mais à créer un lien émotionnel et personnalisé qui les incite à revenir, et même à recommander vos produits ou services. 

En mettant en œuvre ces 10 stratégies, vous allez bien au-delà de la satisfaction : vous créez une véritable communauté autour de votre entreprise, prête à vous soutenir et à grandir avec vous.

Locations meublées & prestations para-hotellières : clarification des règles d’application de la TVA en 2025 

Locations meublées - TVA 2025

La loi de finances pour 2024 a fait évoluer le régime de TVA applicable dans le cadre du secteur hôtelier et des activités de parahôtellerie ayant une fonction similaire. 

Ainsi, de nombreux exploitants de locations meublées assorties de prestations annexes – exploitant de résidences de vacances, gestionnaires de location saisonnière, hôtes sur Airbnb… – sont entrés dans le champ d’application de la TVA. 

La jurisprudence est foisonnante en la matière. C’est pourquoi, en 2025, la doctrine de l’administration fiscale a évolué afin de sécuriser les exploitants de locations temporaires et de vacances et de clarifier le champ d’application de la TVA en matière de para-hôtellerie.  

Locations meublées et prestations de para-hôtellerie 

Les locations occasionnelles, permanentes ou saisonnières de logements meublés ou garnis à usage d’habitation sont exonérées de TVA.  

La loi de finances pour 2024 précise que cette exonération ne s’applique pas aux locations : 

  • qui peuvent être conclues pour une durée inférieure ou égale à 30 nuitées, 
  • et qui s’accompagnement d’au moins 3 prestations parmi les 4 suivantes  
  • nettoyage régulier des locaux, 
  • fourniture du petit déjeuner, 
  • fourniture de linge de maison, 
  • et réception, même non personnalisée, de la clientèle. 

Précisions 2025 : TVA sur les services de parahôtellerie 

L’administration fiscale a récemment clarifié les conditions de prise en compte des prestations précédemment citées, donc la définition des locations soumises à la taxation.  

Ainsi, la fourniture d’un petit déjeuner ne peut pas être retenue quand l’exploitant se limite à conseiller des adresses d’établissements de restauration ou à mettre à disposition de ses clients un distributeur alimentaire. L’exploitant doit commercialiser lui-même la prestation pour que cette condition de fourniture d’un petit déjeuner soit réputée remplie.  

En matière de prestations de nettoyage des locaux et de fourniture du linge de maison, lorsque le séjour est d’une durée inférieure à une semaine – soit un maximum de 5 nuits –, il est considéré que le service est proposé lorsque le nettoyage est au moins effectué avant le début du séjour. À partir de 6 nuitées, la prestation doit être renouvelée pour être réputée proposée.  

Enfin, le service de réception de la clientèle ne peut être retenu dans le cas de la seule mise à disposition d’une boite à clés sans alternative proposée avec un accueil physique.  

Le conseil SBA Compta : 

Ces précisions apportées par la doctrine fiscale concernant les services para hôteliers susceptibles d’entrainer l’éligibilité à la TVA sont bienvenues. En pratique, en cas d’utilisation d’une boîte à clés et en l’absence de fourniture du petit-déjeuner, la location est exonérée de TVA. 

Rappelons que ces évolutions interviennent en parallèle de l’évolution du régime de la franchise en base de TVA dont l’entrée en application a été repoussée au 1er juin 2025. Ainsi, si vous entrez dans le champ de la non-exonération – contrat pouvant être conclu pour une durée inférieure ou égale à 30 nuitées et fourniture de 3 prestations parmi les 4 visées –, votre activité de location est soumise à la TVA. Par exception, vous pouvez être dispensé de déclarer et payer la TVA si votre chiffre d’affaires est inférieur au seuil de la franchise en base et que vous choisissez d’en bénéficier. Rappelons que vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA si votre chiffre d’affaires est inférieur à 85 000 € HT pour 2025. Ce seuil pourrait être abaissé à 25 000 € HT au 1er juin 2025 en cas de maintien du dispositif.  

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne dans l’analyse des conditions de location de vos biens, le traitement fiscal qui leur est applicable et vous conseille pour aménager vos contrats de location en faisant évoluer les services rendus le cas échéant. N’hésitez pas à nous interroger. 

 

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Pour en savoir plus :

26/03/2025 : TVA – Précisions doctrinales sur le régime de TVA applicable aux prestations d’hébergement hôtelières et parahôtelières et aux locations de logements meublés à usage résidentiel assorties de prestations annexes 

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Travailleurs indépendants : synthèse des dispositifs d’aide 

Aide aux travailleurs indépendants
Dans un contexte économique toujours plus incertain, les tensions sur l’activité des travailleurs indépendants s’accentuent. De nombreux
dispositifs d’aide et de soutien aux professionnels ont été déployés par les URSSAF, la CPAM et la CAF.  

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous propose une synthèse des principaux dispositifs à connaître.   

1. Aides URSSAF pour les indépendants 

CPSTI 

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) a été créé dans le cadre de la réforme du RSI et de l’intégration des travailleurs indépendants au régime général. 

L’Instance Régionale de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants (IRPSTI) décide des aides allouées aux travailleurs indépendants fragilisés. Les dossiers sont présentés anonymement devant l’IRPSTI. 

La commission se réunit une fois par mois. Une fois les décisions rendues par les conseillers, il n’existe pas de voies de recours. 

Action sanitaire et sociale 

L’action sanitaire et sociale de l’Assurance Maladie peut allouer une aide financière ponctuelle en complément des prestations (remboursement des soins, indemnités journalières…) habituellement versées. 

Elle peut permettre aux travailleurs indépendants dont le dossier répond aux critères d’éligibilité de bénéficier de :  

  • l’aide aux cotisants en difficulté (ACED), 
  • l’aide financière exceptionnelle aux actifs (AFE), 
  • l’aide d’urgence aux victimes de catastrophes et intempéries (FCI), 
  • l’accompagnement au départ à la retraite (ADR). 

ACED (Aide aux cotisants en difficultés) 

L’ACED – aide aux cotisants en difficultés – intervient pour régler des contributions et cotisations sociales obligatoires personnelles, en cas de difficultés particulières, sous la forme d’une prise en charge totale ou partielle. Les difficultés peuvent être d’ordre personnel (situation familiale ou sanitaire) ou professionnel (activité de l’entreprise, conjoncture économique). 

L’aide peut être accordée en dernier recours après la révision des cotisations sur une assiette estimée et l’étude d’opportunité d’un nouvel échéancier.  

Son octroi n’est pas systématique. La viabilité de l’entreprise est examinée lors de l’instruction de la demande au vu des éléments transmis par le cotisant : revenus et charges, situation sociale et fiscale, etc. L’importance et/ou de l’ancienneté de la dette sont également étudiées. 

Aide financière exceptionnelle 

Une aide financière exceptionnelle peut être accordée aux indépendants qui doivent faire face à un événement extérieur ponctuel : incendie, accident, travaux de voirie, etc. Ils peuvent également en bénéficier en cas de difficultés économiques ponctuelles de l’entreprise : perte de marché, défaillance d’un partenaire, défaut de paiement d’un client important…  

Le montant de l’aide est décidé au cas par cas. 

Aide financière d’urgence catastrophe ou intempéries 

Les travailleurs indépendants victimes de catastrophe ou d’intempéries peuvent bénéficier de cette aide d’urgence. Dans ce cadre, le phénomène de catastrophe ne doit pas nécessairement être qualifié de « catastrophe naturelle » par les services de l’État pour que l’action sociale spécifique intervienne. 

L’aide est débloquée rapidement afin de répondre de manière très réactive aux besoins les plus urgents des victimes. Aucun justificatif n’est exigé pour appuyer la demande du cotisant étant donné que la catastrophe a pu détruire les documents administratifs 

Le montant de l’aide est plafonné à 2 000 €. 

Accompagnement au départ à la retraite (ADR) 

L’accompagnement au départ à la retraite (ADR) est une prestation extra légale à caractère social afin d’aider l’assuré à faire face à la période transitoire que représente le passage à la retraite. Il s’agit d’une aide destinée aux nouveaux retraités indépendants dont le montant des ressources avant et après passage à la retraite reste modeste. L’ADR peut également être attribuée au conjoint collaborateur.  

L’assuré doit cumuler plusieurs conditions afin d’y avoir droit. Le montant de l’ADR est modulable selon le revenu fiscal de référence, elle varie entre 7 500 € et 10 000 €. 

2. Les aides de la CPAM 

L’examen de prévention en santé  

Les travailleurs indépendants peuvent bénéficier d’un examen de prévention en santé (EPS) totalement pris en charge par l’Assurance Maladie.  

L’EPS est un examen médical préventif et périodique dont l’objectif est de déceler d’éventuelles pathologies ou bien de dépister des affections ignorées ou latentes, afin de proposer de manière précoce une meilleure prise en charge du patient.  

La complémentaire santé solidaire 

La complémentaire santé solidaire peut être accordée sans participation financière ou avec une participation financière minimale.  

Ce dispositif permet au travailleur indépendant, sur présentation de sa carte Vitale, de ne pas payer ses consultations chez le médecin, à l’hôpital, à la pharmacie, ainsi que la plupart des lunettes, prothèses auditives et dentaires.  

Pour en bénéficier, l’indépendant doit remplir 2 critères : 

  • bénéficier de l’Assurance Maladie obligatoire, 
  • avoir perçu des ressources sur les 12 mois précédant l’avant dernier mois de la demande (M-1) inférieures au plafond de la Complémentaire santé solidaire. 

Mission accompagnement santé (MISAS) 

La MISAS est présente dans chacune des caisses d’assurance maladie. Elle a pour mission de coordonner ou de réaliser l’accompagnement d’assurés qui souffrent de difficultés d’accès aux soins, de fragilité face au numérique ou de situation sociale complexe.  

Aides spécifiques 

Les travailleurs indépendants peuvent solliciter des aides spécifiques auprès de travailleurs indépendants.  

  • L’aide financière exceptionnelle aux invalides (AFE) : accompagne le professionnel dans la résolution d’une difficulté exceptionnelle et ponctuelle qui, si elle n’était pas surmontée, pourrait, soit menacer la poursuite de l’activité et la pérennité de l’entreprise, soit se transformer en une situation de précarité. 
  • L’aide au répit du travailleur indépendant actif : accompagne l’indépendant qui doit réduire son activité ou dont l’activité normale est altérée par la situation d’un proche en perte d’autonomie. 
  • L’aide pour un accompagnement au maintien dans l’activité (AMA) en cas de maladie, de handicap, d’usure professionnelle ou d’accident du travail qui peuvent mettre en péril la poursuite de l’activité.  

Des aides financières exceptionnelles peuvent également être sollicitées selon votre situation et les dispositifs déployés au niveau régional.  

3. Les aides de la CAF 

La CAF peut accompagner les travailleurs indépendants pour les prestations d’accueil des enfants, les aides à l’éducation et aux loisirs, le versement de minima sociaux et l’aide aux plus précaires, ainsi que pour les aides au logement.  

Elle intervient notamment sur les aides légales suivantes : RSA, aides au logement (AL, APL…), prime d’activité.  

Bon à savoir 
Si vous rencontrez une difficulté pour réaliser votre projet d’accession à la propriété de votre résidence principale, vous pouvez aussi vous tourner vers le leasing immobilier. Des startups telles que Sezame achètent le logement que vous avez identifié, et vous accompagnent à toutes les étapes de votre projet jusqu’à l’obtention de votre financement bancaire. Pendant le leasing, plus de loyer versé, vous épargnez !

Le conseil SBA Compta : 

De nombreux dispositifs d’aides dédiés aux travailleurs indépendants peuvent être sollicités afin de faire face à des difficultés financières, sociales, médicales… Vous pouvez solliciter directement les Urssaf, la CPAM ou la CAF en fonction de votre situation et de vos besoins.  

Votre Business Coach SBA Compta vous oriente vers les dispositifs d’aide et de soutien adaptés à votre situation. N’hésitez pas à nous interroger. 

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Pour en savoir plus :

Urssaf.fr 

CPSTI 

Pourquoi et comment instaurer la transparence financière dans votre entreprise ?

La transparence financière en entreprise

La transparence financière est devenue, au-delà d’une obligation légale, un enjeu de gouvernance clé pour les entreprises de toutes tailles. Dans un contexte où les attentes des investisseurs, partenaires, employés et clients sont toujours plus exigeantes, la communication des données financières d’une entreprise contribue directement à son succès. Cette dernière renforce la confiance des tiers, contribue à la performance de l’entreprise et assure sa conformité.

Comme le souligne Benoît DELAUNAY dans les Nouveaux cahiers du Conseil Constitutionnel, « la transparence est devenue une vertu que l’on s’est mis à exiger des entreprises. Parmi les facteurs recensés pour en expliquer l’émergence, on trouve le développement des technologies de communication, l’évolution des organisations, et l’intervention du législateur ». Cette évolution montre que la transparence financière est désormais un impératif stratégique.

Dans cet article, SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous explique ce qu’est la transparence financière, pourquoi est-elle essentielle au développement de votre entreprise et comment adopter une gestion qui la promeut.

Qu’est-ce que la transparence financière ?

La transparence financière consiste à rendre les informations financières d’une entreprise accessibles et compréhensibles pour toutes les parties prenantes (investisseurs, employés, clients, régulateurs). Cela suppose de rendre les états financiers publics, mais également  d’expliquer les processus et décisions qui servent la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise. 

L’objectif est de fournir une vision claire et honnête de la situation financière, renforçant ainsi la confiance des parties prenantes dans l’organisation.

Pourquoi la transparence financière est-elle cruciale pour votre entreprise ?

La transparence financière dans une entreprise est bien plus qu’une obligation légale. 

1. Elle renforce la confiance de vos partenaires et de vos clients

La transparence financière est un gage de fiabilité. Montrer que vous gérez vos finances de manière fiable et responsable vous permet de renforcer la confiance de vos partenaires commerciaux, investisseurs et clients.

2. Elle améliore la gestion interne et la performance de votre entreprise

En partageant les résultats financiers avec vos équipes, vous créez un environnement où chacun comprend les enjeux économiques de l’entreprise et sa contribution individuelle à la rentabilité de l’entreprise. Une bonne gestion financière, accompagnée d’une communication claire, vous permet de prendre des décisions plus éclairées et de piloter votre entreprise efficacement.

3. Elle attire les investisseurs et les meilleurs talents

La transparence financière peut être un atout précieux pour attirer des investisseurs. Si vous communiquez de manière transparente sur vos résultats, votre stratégie et vos objectifs, vous inspirez confiance et renforcez la crédibilité de votre entreprise. 

De plus, une gestion transparente des finances peut aider à attirer des talents qui cherchent à travailler dans une entité fiable et responsable.

4. Elle vous permet de vous conformer aux réglementations et de réduire les risques légaux

La transparence financière est désormais une exigence légale dans de nombreux secteurs. 

Par exemple, à compter de 2026, la directive européenne 2023/970 sur la transparence salariale imposera aux entreprises de publier des informations précises sur les écarts salariaux entre hommes et femmes.

Les lois Sapin, qui ont initié des progrès significatifs en matière de transparence, en sont un bon exemple. La loi n° 93-122 du 29 janvier 1993, relative à la prévention de la corruption et à la transparence des procédures publiques, a modernisé les relations économiques et publiques. En 2016, la loi n° 2016-1691 a renforcé ces avancées, en alignant la législation française sur les meilleurs standards européens et internationaux. Elle impose aux entreprises des obligations de transparence, comme la publication d’informations financières précises et la mise en place de contrôles internes, réduisant ainsi les risques de sanctions et améliorant la gouvernance.

De plus, des dispositifs comme le CbCR (Country by Country Reporting), adopté en 2017, obligent les entreprises à fournir des données détaillées sur leur chiffre d’affaires, bénéfices, impôts payés et nombre d’employés par pays. Cette déclaration permet de lutter contre l’évasion fiscale et d’assurer une répartition juste des impôts au niveau mondial.

Enfin, les sociétés commerciales ont l’obligation de publier leurs comptes annuels ce qui participe à la transparence financière entre les acteurs économiques. Chez SBA Compta, nous accompagnons nos clients dans le respect de cette exigence en assurant le dépôt des documents financiers nécessaires dans les délais impartis auprès du greffe du tribunal de commerce. 

Toutefois, les micro-entreprises – au sens de l’article L123-16-1 du Code de commerce – peuvent demander la confidentialité des comptes déposés et les petites entreprises demander la confidentialité de leur compte de résultat. 

À défaut de respecter l’obligation de dépôt des comptes annuels dans les délais, les entreprises s’exposent à des sanctions financières et, dans certains cas, à des poursuites pénales. Ces sanctions visent à garantir la transparence financière et à protéger l’intérêt public en matière d’information économique.

Comment mettre en avant la transparence financière de votre entreprise ?

La transparence financière vis-à-vis des différentes parties prenantes est essentielle pour renforcer la confiance dans votre organisation et maintenir une réputation solide. Que ce soit avec vos clients, vos fournisseurs, vos salariés, ou les organismes officiels, un engagement clair envers la transparence démontre la solidité de votre entreprise, sa responsabilité et son professionnalisme. 

Voici les clés pour mettre en avant cette transparence auprès de vos différents interlocuteurs.

1. Transparence envers vos clients : un gage de confiance

Les clients cherchent à s’associer à des entreprises fiables et pérennes. En affichant une transparence financière, vous créez un climat de confiance qui peut favoriser la fidélité et l’engagement à long terme.

  • Affichez vos prix de manière claire et transparente : publiez vos tarifs de façon détaillée, sans coûts cachés et expliquez vos choix tarifaires (réduction de coûts, choix éthiques, etc.).
  • Communiquez sur vos pratiques commerciales : assurez-vous que vos clients comprennent vos méthodes de tarification, vos remises éventuelles et l’impact des coûts de production sur vos prix finaux.
  • Partagez les résultats financiers de manière accessible : si vous l’estimez pertinent, partagez des rapports financiers ou des résumés de performance avec vos clients importants, afin qu’ils puissent voir la stabilité et la croissance de votre entreprise.

2. Transparence avec vos fournisseurs : une relation équilibrée et responsable

Les fournisseurs sont des partenaires essentiels à la réussite de votre entreprise. Une gestion financière transparente est clé pour construire une relation basée sur la confiance et l’honnêteté.

  • Respectez vos engagements financiers : soyez précis dans le respect des délais de paiement et communiquez rapidement de manière proactive si vous anticipez un retard.
  • Partagez vos prévisions budgétaires : lorsque vous anticipez des changements dans vos besoins financiers, comme une baisse de volume d’achats ou un changement de stratégie, informez-en vos fournisseurs pour éviter les malentendus et préserver la relation commerciale.
  • Négociez en toute transparence : soyez ouvert à discuter des prix et des conditions commerciales en expliquant vos motivations (volumes d’achat, situations économiques, etc.).

3. Transparence vis-à-vis des organismes officiels : conformité et intégrité

Respecter les normes financières imposées par les autorités publiques est non seulement une obligation légale mais aussi une manière de renforcer la crédibilité de votre entreprise.

  • Respectez les réglementations fiscales : assurez-vous de déclarer toutes vos informations fiscales de manière précise et dans les délais, notamment en ce qui concerne la TVA, les impôts sur les sociétés…
  • Mettez en place des pratiques d’audit claires : pour rassurer les organismes de régulation et les partenaires externes, montrez que votre entreprise suit des processus stricts de vérification et de transparence des données financières.
  • Publiez des rapports financiers accessibles : partagez des rapports financiers détaillés avec les autorités concernées, notamment en cas d’audit ou d’évaluation. Cela renforce votre image d’entreprise responsable.
  • Souscrivez à un examen de conformité fiscale (ECF) pour témoigner de votre bonne foi auprès de l’administration. La mission d’ECF vous permet d’être proactif en matière de transparence financière vis-à-vis de l’administration et de réduire les risques de contrôles fiscaux.

4. Transparence avec vos salariés : la clé de la motivation et de l’engagement

La transparence financière interne, au sein de l’entreprise, peut être un levier pour renforcer l’engagement et la confiance des équipes. Elle contribue également à une meilleure collaboration et à la compréhension des enjeux de l’entreprise.

  • Partagez les objectifs financiers de l’entreprise et intéressez les salariés par une politique de rémunération variable : informez vos employés des résultats financiers et des objectifs de l’entreprise. Vous pouvez également construire une politique de rémunération variable qui intéresse les salariés aux résultats de l’entreprise : prime sur objectif, intéressement, etc. 
  • Expliquez les décisions budgétaires : lors de la prise de décisions financières importantes, par exemple en cas de réduction de coûts ou de réorganisation, expliquez les raisons de ces choix à vos équipes afin qu’elles comprennent et adhèrent aux décisions.
  • Engagez vos salariés dans le processus de transparence : organisez des réunions régulières pour discuter de la situation financière de l’entreprise, des défis rencontrés et des solutions envisagées. Cette démarche témoigne de votre volonté d’inclure vos collaborateurs dans la vision stratégique de l’entreprise.

5. Transparence financière dans les rapports sociaux et éthiques

De plus en plus, les consommateurs, les investisseurs et les parties prenantes exigent que la transparence, au-delà des chiffres, s’étende aux pratiques éthiques et à la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).

  • Publiez des bilans RSE détaillés : si votre entreprise met en œuvre des actions de responsabilité sociétale, assurez-vous de publier des rapports clairs et honnêtes sur vos engagements environnementaux, sociaux et éthiques.
  • Adoptez des pratiques commerciales responsables : veillez à ce que vos pratiques commerciales respectent des principes éthiques, que ce soit dans la gestion des relations avec les fournisseurs ou le respect des normes environnementales.

Les pièges d’une trop grande transparence financière

Bien que la transparence financière soit particulièrement utile pour instaurer la confiance, une transparence excessive peut comporter certains risques. 

Révéler trop d’informations sensibles peut, par exemple, exposer l’entreprise à des risques de compétitivité. Les concurrents pourraient exploiter ces données pour affiner leurs propres stratégies et amoindrir l’avantage concurrentiel de l’entreprise. De plus, trop de détails financiers partagés publiquement peuvent entraîner une pression externe accrue, avec des attentes de performance irréalistes ou mal interprétées par les investisseurs, clients et autres parties prenantes.

Une transparence excessive peut également fragiliser la position de l’entreprise dans des négociations sensibles ou nuire à la perception des employés et partenaires, qui pourraient se sentir surinformés, voire accablés par des informations trop détaillées. 

Enfin, l’exposition à des réglementations strictes peut rendre l’entreprise vulnérable à des sanctions si certaines informations sont mal interprétées ou divulguées de manière incorrecte.

Il est donc crucial de trouver un équilibre entre la transparence nécessaire pour construire la confiance et la protection des informations stratégiques sensibles.

Conclusion

La transparence financière est bien plus qu’une exigence légale ou administrative : elle est un véritable levier stratégique pour votre entreprise. En adoptant une approche ouverte et claire, vous pourrez renforcer la confiance de vos partenaires, clients et employés, tout en attirant des talents et investisseurs de qualité. La transparence permet également de favoriser une gouvernance plus saine et de réduire les risques juridiques et fiscaux.

En anticipant dès aujourd’hui les exigences légales et en intégrant cette culture de transparence au cœur de vos pratiques, vous pourrez construire une entreprise plus solide et responsable. En fin de compte, la transparence financière est une opportunité de croissance durable et de développement pour votre entreprise.

Responsabilité élargie du producteur (REP) : déclaration et taxe sur les emballages 2025

Déclaration et taxe sur les emballages 2025La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire – loi AGEC – a renforcé la réglementation en matière de responsabilité élargie du producteur (REP). Elle emporte notamment des obligations de déclaration et de gestion des déchets d’emballages pour les entreprises qui mettent des emballages professionnels sur le marché.  

En 2025, les professionnels doivent déclarer les emballages utilisés et consommés en 2024.  

Qui sont les professionnels concernés ? 

Les professionnels visés par cette déclaration sont les producteurs, c’est-à-dire : 

  • les professionnels qui emballent ou font emballer leurs produits en vue de leur mise sur le marché français, 
  • les importateurs dont les produits sont commercialisés dans des emballages en France, 
  • ou, à défaut d’identification du producteur ou de l’importateur, la personne responsable de la première mise sur le marché de ces produits. 

Par exemple, les industriels, les distributeurs, les marketplaces, les restaurateurs et les professionnels de métiers de bouche sont concernés.  

Remarque : il existe de nombreuses filières REP qui sont présentées sur le site de l’ADEME et ont été créées progressivement.   

Quelles sont les obligations des professionnels ? 

Les professionnels qui mettent des emballages sur le marché sont donc tenus de respecter des obligations spécifiques.  

Adhésion à un éco-organisme 

Les professionnels qui fabriquent, importent ou distribuent des emballages peuvent adhérer à un éco-organisme agréé par l’État chargé de la collecte et du recyclage des emballages mis sur le marché.  

Bon à savoir :

Vos organisations professionnelles peuvent avoir noué des partenariats avec certains éco-organismes spécifiques. N’hésitez pas à les contacter et à les interroger.  

Par exemple, c’est le cas de la confédération générale de l’alimentation en détail (CGAD) et trois confédérations des métiers de bouche (boulangers-pâtissiers, fromagers et bouchers-charcutiers-traiteurs) qui ont déployé un partenariat avec l’éco-organisme Adelphe 

L’adhésion à un éco-organisme ou à l’ADEME permet d’obtenir un numéro d’identifiant unique (IDU). Ce numéro doit figurer sur les CGV de l’entreprise, les mentions légales de son site internet et les documents contractuels. Pour les restaurateurs, ce numéro est également demandé par les plateformes de livraison telles que Deliveroo ou UberEats. 

Déclaration des quantités d’emballage mises sur le marché 

Les entreprises concernées doivent déclarer chaque année la quantité d’emballages mises sur le marché à l’éco-organisme qu’elles ont choisi.  

Cette déclaration détaille la quantité totale d’emballages utilisés – emballages de produits alimentaires et non alimentaires – pour chaque catégorie d’emballage (plastique, papier, métal, verre, etc.). 

Consulter le guide 2025 de déclaration du réemploi des emballages industriels et commerciaux et emballages de la restauration de l’ADEME. 

Une contribution au financement du recyclage 

Les producteurs doivent payer une contribution financière qui dépend du poids ou de la quantité d’emballages mis sur le marché. Le montant minimal de cette contribution est de 80 €.  

Le tarif dépend du type de déchets. Il est appliqué, par principe, au nombre réel d’emballages mis sur le marché mais il peut, dans certains cas, être estimé.  

L’Adelphe a développé un tarif simplifié pour les métiers de bouche qui se base sur le nombre de passages en caisse. Par exemple, pour les boulangers ce tarif est fixé à 0,0075 € par passage en caisse. 

Quelles sanctions en cas de non-respect de la réglementation ? 

Le non-respect des obligations de la REP peut entraîner des sanctions administratives, notamment : 

  • Une amende pouvant atteindre 30 000 € lorsque l’entreprise soumise à la REP : 
  • n’a pas d’identifiant unique (IDU), 
  • n’a pas fait apparaître l’IDU dans ses mentions obligatoires, 
  • ne contribue pas à un éco-organisme et n’a pas mis en place de système individuel, 
  • a fourni des informations erronées. 
  • Une amende de 7 500 € par unité ou tonne de produits mis sur le marché sans déclaration. 

Le conseil SBA Compta : 

Ces nouvelles règles entrainent une surcharge administrative et financière pour les entreprises.  

Afin de vous assurer de respecter vos obligations en matière de REP, veillez à adapter vos pratiques afin de mettre en place un système de suivi des emballages distribués, intégrer les coûts de la contribution dans vos budgets et votre trésorerie prévisionnelle, faire évoluer vos CGV et documents légaux afin d’intégrer votre identifiant unique… 

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne pour répondre à cette nouvelle obligation et pour en modéliser les incidences financières pour votre entreprise. N’hésitez pas à nous interroger. 

 

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Pour en savoir plus :

LOI n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire 

Arrêté du 20 juillet 2023 relatif aux emballages de produits susceptibles d’être consommés ou utilisés par des ménages et des professionnels ayant une activité de la restauration et les emballages de produits consommés ou utilisés spécifiquement par les professionnels ayant une activité de restauration 

Logiciel de caisse : attention aux nouvelles règles de conformité en 2025 

Logiciel de caisse

Les professionnels du commerce qui enregistrent les règlements de leurs clients particuliers par le biais d’un système de caisse ont l’obligation d’utiliser un logiciel sécurisé depuis le 1er janvier 2018.  

À compter de 2025, les règles en matière de sécurisation des données sont durcies.  

SBA Compta vous propose une synthèse de ces changements afin de sécuriser votre entreprise et d’éviter les sanctions de l’administration fiscale.  

Logiciel de caisse sécurisé : quels critères ?  

L’administration fiscale définit précisément les 4 conditions que les logiciels de caisse doivent respecter :  

  • Condition d’inaltérabilité 

La modification ou la suppression des données enregistrée doit être impossible. Les corrections éventuelles ne doivent pas empêcher la lecture des données d’origine.  

  • Condition de sécurisation 

Les transactions enregistrées et les justificatifs émis doivent être protégés.  

  • Condition de conservation 

Toutes les transactions, y compris leurs détails ligne par ligne, doivent être conservées pour une durée minimale de six ans. 
Le logiciel ou le système de caisse doit prévoir une clôture journalière, mensuelle et annuelle. 

  • Condition d’archivage 

L’archivage doit être régulier et, au maximum, sur une base annuelle.  

Preuve de l’utilisation d’un logiciel de caisse sécurisé : nouvelles exigences  

En tant qu’assujetti à la TVA, vous devez pouvoir prouver à l’administration fiscale que vous utilisez un logiciel ou système de caisse conforme à ses exigences.  

Jusqu’à présent, vous pouviez produire : 

  • soit un certificat délivré par un organisme accrédité, 
  • soit par une attestation individuelle de l’éditeur du logiciel ou du système de caisse concerné. 

La loi de finances pour 2025 a durci la réglementation en la matière.  

Ainsi, depuis le 16 février 2025, vous devez obligatoirement produire un certificat délivré par un organisme accrédité pour justifier que le logiciel ou le système de caisse que vous utilisez pour enregistrer les règlements de vos clients satisfont aux conditions de conformité. 

Quels risques en cas de non-conformité de votre logiciel de caisse ?  

Amende 

Les entreprises qui n’utilisent pas un logiciel de caisse disposant d’un certificat délivré par un organisme accrédité peuvent être sanctionnées par une amende de 7 500 € par logiciel ou système de caisse concerné 

Elles disposent alors d’un délai de 60 jours pour se mettre en conformité. Passé ce délai, une nouvelle amende de 7 500 € est appliquée. 

Rejet de comptabilité 

En cas de contrôle fiscal, l’administration pourrait également choisir de prononcer un rejet de comptabilité au motif que les données de vente issues de votre système de caisse non conforme seraient irrégulières ou dénuées de valeur probante.  

Dans ce cas, l’administration procède à une reconstitution de chiffre d’affaires pour estimer l’impôt dû par votre entreprise. Elle peut même remonter jusqu’à votre imposition personnelle de dirigeant…  

Vous souhaitez sécuriser la fiscalité de votre entreprise et limiter les risques de contrôles fiscaux ? Découvrez l’Examen de Conformité Fiscale. 

Le conseil SBA Compta : 

Vous utilisez un logiciel de caisse au sein de votre entreprise ? Ce durcissement de la réglementation en matière de certification des systèmes de caisse a un impact direct sur vos pratiques et votre gestion. 

Nous vous conseillons d’interroger votre fournisseur dès à présent afin d’obtenir un certificat officiel délivré par un organisme accrédite tel que l’AFNOR ou Infocert. 

Si votre logiciel de caisse n’est pas certifié, vous devrez envisager de migrer sur une autre solution. Votre Business Coach SBA Compta peut vous guider dans votre choix afin de respecter cette nouvelle réglementation, mais également d’anticiper la mise en application de la réforme de la facturation électronique avec un système adapté pour le e-reporting. N’hésitez pas à nous interroger. 

 

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Pour en savoir plus :

LOI n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 

Article 286 du CGI 

BOI-TVA-DECLA-30-10-30 

Optimiser la trésorerie de votre entreprise : les 4 erreurs à ne pas commettre

Erreurs de trésorerie

Saviez-vous que la mauvaise gestion des finances est la principale cause d’échec pour de nombreuses entreprises en France ? 

Une récente enquête de la Banque de France publiée en février 2025 et menée auprès de 1 300 dirigeants révèle que “50 % des entreprises jugent leur situation financière préoccupante, et 25 % des entrepreneurs reconnaissent avoir des lacunes en gestion financière”.

Dans un contexte d’incertitude économique, politique, réglementaire et fiscale, la maîtrise de votre trésorerie devient plus cruciale que jamais. Ainsi, le dernier baromètre de Bpifrance Le Lab et Rexecode, datant du 4e trimestre 2024, révèle une tendance inquiétante : « la situation de trésorerie des entreprises s’est vivement dégradée depuis la précédente enquête réalisée en août 2024, et elle se tendrait à nouveau au cours des prochains mois. » Les dirigeants de PME/TPE pointent des difficultés persistantes, notamment l’accès au crédit, qui entravent la gestion de leurs flux financiers. 

Cette situation souligne encore davantage l’importance d’adopter une démarche proactive dans la gestion de votre trésorerie pour garantir la stabilité financière de votre entreprise.

Pour vous aider à éviter les pièges les plus courants et à optimiser votre gestion financière, SBA Compta vous présente les 4 erreurs les plus fréquentes en gestion de trésorerie, ainsi que des recommandations pratiques pour les anticiper et les corriger.

Erreur #1 : négliger un suivi régulier de votre trésorerie

Ne pas surveiller votre trésorerie peut fragiliser votre entreprise bien plus vite que vous ne l’imaginez. D’après l’INSEE (Analyse n° 102 – janvier 2025), “la fragilité bancaire des TPE-PME a considérablement augmenté depuis la crise sanitaire, avec deux fois plus de TPE-PME à découvert début 2024 qu’en 2020”.

Cette situation démontre que, même en période de reprise, un décalage dans vos flux financiers peut suffire à compromettre votre capacité à payer vos charges, vos fournisseurs ou vos salariés.

Comment éviter cette erreur ?

Un suivi régulier de votre trésorerie et la construction d’un prévisionnel de trésorerie sont indispensables pour anticiper les fluctuations et éviter toute surprise. Ne vous contentez pas d’un relevé bancaire : analysez vos flux financiers, identifiez les tendances et ajustez votre stratégie en conséquence.

Passez à l’action 

Utilisez des outils adaptés (tel qu’un tableau Excel structuré) pour centraliser vos données et automatiser les alertes.
Anticipez les imprévus en constituant une réserve de trésorerie couvrant 1 à 3 mois de charges fixes.
Surveillez les anomalies en mettant en place des tableaux de bord pour détecter rapidement tout écart critique.

Exemple concret : anticiper les dépenses imprévues

Vous dirigez un commerce et votre système de caisse tombe en panne. Sans suivi précis de votre trésorerie, il vous est impossible de savoir si vous avez les capacités financières nécessaires pour le remplacer ou si vous les aurez prochainement. Vous risquez alors de prendre une décision en urgence, peut-être en recourant à un mode de financement coûteux ou en retardant un autre paiement stratégique. Avec une gestion proactive, vous évitez ce stress en prévoyant une réserve de cash et en ajustant vos dépenses au bon moment.

Erreur #2 : sous-estimer l’impact des retards de paiement

Les retards de paiement de vos clients peuvent déstabiliser rapidement votre trésorerie. Au premier semestre 2024, les délais de paiement ont augmenté en France, atteignant en moyenne 12,9 jours, soit 1 jour de plus par rapport à l’année précédente, selon une étude d’Altares. Cette tendance est particulièrement marquée dans le secteur public (13 jours) par rapport au privé (12,5 jours). 

Même si vos ventes sont en croissance, des créances impayées peuvent s’accumuler et vous rendre incapable de faire face à vos charges courantes.

Comment éviter cette erreur ?

Pour éviter toute pénurie en trésorerie, définissez des conditions de paiement claires dès le début de votre collaboration avec vos clients. N’attendez pas la fin du délai pour relancer vos clients. En adoptant une approche proactive, vous réduisez les risques de retards et optimisez votre flux de trésorerie.

Passez à l’action

Fixez des délais de paiement stricts et veillez à leur respect.
Envoyez des rappels avant l’échéance pour éviter les oublis et les retards.
Automatisez vos relances pour gagner en efficacité et gagner du temps.

Exemple concret : un retard de paiement peut déséquilibrer votre trésorerie

Imaginez que vous fournissez des services à une entreprise et que vous facturez 30 jours après votre prestation. Si votre client tarde à régler, vous pourriez vous retrouver à court de trésorerie pour payer vos fournisseurs ou vos charges fixes. Un suivi rigoureux et des relances automatisées vous permettent de gérer ces créances et de protéger votre trésorerie.

Optimisez la gestion de vos créances avec SBA Compta

SBA Compta propose un logiciel de gestion commerciale qui facilite le suivi des créances clients et automatise les relances. Grâce à cet outil, vous pouvez gérer efficacement vos encaissements et réduire les risques de retards de paiement, vous offrant ainsi une meilleure visibilité sur votre trésorerie.

Erreur #3 : sous-évaluer l’impact des coûts variables et des charges fixes à venir

En tant que dirigeant, il est essentiel de ne pas minimiser l’impact des coûts variables et des charges fixes sur votre trésorerie. Cela inclut des éléments comme les cotisations URSSAF si votre masse salariale est constante, ainsi que les remboursements d’emprunts, qui peuvent rapidement peser sur votre gestion financière.

Si vous ne les anticipez pas correctement, vous risquez de vous retrouver en difficulté lorsque ces charges augmentent, surtout si elles sont invisibles dans vos prévisions de trésorerie.

Comment éviter cette erreur ?

Prenez en compte l’ensemble des charges qui peuvent fluctuer, même celles qui ne sont pas immédiatement évidentes. Assurez-vous d’avoir une vision complète de vos flux de trésorerie pour mieux gérer ces coûts.

Passez à l’action 

 Analysez l’évolution de vos charges fixes (emprunts, etc.) et variables (matières premières, production) sur plusieurs mois pour repérer les tendances.
Intégrez une marge de sécurité dans votre budget prévisionnel et anticipez les hausses éventuelles
 Ajustez votre stratégie de financement pour couvrir ces coûts sans affecter vos opérations.

Exemple concret : gérer des charges imprévues

Imaginez que vous ayez prévu une hausse de la TVA collectée à reverser à l’État entraînant une sortie de trésorerie, mais que vous n’ayez pas intégré dans votre calcul les échéances d’emprunts prévues le même mois.
Si vos décaissements ne sont pas correctement anticipés, vous pourriez vous retrouver avec un écart de trésorerie important, mettant ainsi en danger la pérennité de votre entreprise.

Erreur #4 : ignorer les investissements futurs

Les dépenses stratégiques, comme l’achat de nouveaux équipements, le recrutement ou l’expansion de votre activité, sont essentielles pour assurer la croissance de votre entreprise. Si vous ne les anticipez pas, vous risquez de vous retrouver face à un besoin urgent sans les ressources nécessaires pour y faire face.

Comment éviter cette erreur ?

Une planification rigoureuse vous permet d’intégrer ces investissements dans votre gestion financière et d’éviter les tensions de trésorerie lorsqu’ils deviennent incontournables.

Passez à l’action

Élaborez une feuille de route détaillant vos besoins en investissements sur les 12 à 36 prochains mois.
Simulez les cash-flows de l’opération afin de prévoir les variations de trésorerie.
Identifiez des solutions de financement adaptées (leasing, subventions, crédits d’investissement) pour répartir l’impact financier dans le temps.

Exemple concret : anticiper l’achat d’un nouvel équipement

Un artisan souhaite investir dans une machine plus performante pour augmenter sa production. S’il n’a pas prévu cet achat à l’avance, il devra peut-être contracter un prêt en urgence ou puiser dans sa trésorerie, ce qui pourrait fragiliser son activité. En planifiant cet investissement et en mettant en place une réserve financière, il peut l’acquérir au bon moment sans compromettre l’équilibre financier de son entreprise.

Conclusion : la gestion de la trésorerie, clé de la réussite de votre business

Une gestion proactive et rigoureuse de la trésorerie est essentielle pour garantir la stabilité et la pérennité de votre entreprise. Au-delà du simple suivi des flux financiers, il s’agit d’anticiper, de planifier et d’optimiser vos ressources afin d’éviter les mauvaises surprises et de saisir les opportunités au bon moment.

C’est là que nous, chez SBA Compta, intervenons en tant qu’experts-comptables et conseillers financiers. Grâce à notre expertise pointue en gestion de trésorerie, nous vous accompagnons dans l’élaboration de stratégies financières efficaces. Que ce soit pour la prévision de vos flux, l’optimisation de vos coûts ou la gestion de vos investissements, nous vous aidons à avoir une vision claire et précise de vos finances, afin de prendre des décisions éclairées et stratégiques.

En maîtrisant vos entrées et sorties de fonds, vous réduisez les risques de tensions de trésorerie et assurez une gestion saine de votre activité. Avec SBA Compta à vos côtés, vous bénéficiez non seulement d’une expertise comptable, mais également d’un accompagnement sur mesure, pour renforcer la résilience et la croissance de votre entreprise.

Avantage en nature véhicule : les nouvelles règles 2025 

indéminité véhicule

Le calcul forfaitaire des avantages en nature véhicule est fortement durci pour 2025. Le cadre fiscal demeure plus avantageux pour les véhicules électriques.  

SBA Compta fait le point sur les nouvelles règles de calcul des avantages en nature véhicule.  

Qui peut bénéficier de l’avantage en nature véhicule ?  

L’avantage en nature véhicule peut concerner :  

  • les travailleurs salariés et assimilés, 
  • les gérants minoritaires ou égalitaires de SARL ou de SELARL, 
  • les présidents-directeurs et directeurs généraux de sociétés anonymes (SA), 
  • les présidents et dirigeants de sociétés par actions simplifiées (SAS). 

Durcissement de la base de calcul de l’avantage en nature véhicule 

En tant qu’employeur, vous pouvez mettre à disposition de vos salariés un véhicule professionnel. Dans ce cas, son utilisation pour un usage privé est considérée comme un avantage en nature. Elle est donc soumise à cotisations sociales. 

La base de calcul forfaitaire a été revue à la hausse de manière rétroactive à compter du 1er février 2025 : 

  • Véhicules achetés depuis moins de 5 ans : elle passe de 9 % à 15 % du prix d’achat TTC. 
  • Véhicules en location – avec ou sans option d’achat – : elle passe de 30 % à 50 % du coût global annuel. 

Lorsque l’employeur prend en charge les frais de carburant, ceux-là peuvent être pris en compte pour les montants réellement engagés à des fins personnelles – sur la base des factures correspondantes – ou forfaitairement. Dans ce second cas de figure, les taux pour le calcul du montant de l’avantage en nature sont majorés.  

Ainsi, pour les véhicules mis à disposition à compter du 1er février 2025, les taux suivants sont applicables pour le calcul des avantages en nature véhicule :  

 

Forfait annuel sans carburant 

Forfait annuel + frais réels de carburant 

Forfait annuel carburant compris 

Véhicule acheté de moins de 5 ans 

15 % du coût d’achat TTC 

15 % du coût d’achat TTC + frais réels de carburant utilisé à des fins personnelles 

20 % du coût d’achat TTC 

Véhicule acheté de plus de 5 ans 

10 % du coût d’achat TTC 

10 % du coût d’achat TTC + frais réels de carburant utilisé à des fins personnelles 

15 % du coût d’achat TTC 

Véhicule loué avec ou sans option d’achat 

50 % du coût global annuel pour la location (location, frais d’entretien, assurance) 

50 % du coût global annuel pour la location (location, frais d’entretien, assurance) + les frais réels de carburant utilisé à des fins personnelles 

67 % du coût global annuel pour la location et coût global du carburant 

 

Un avantage accru pour l’électrique 

Les véhicules électriques continuent à être avantagés dans les modalités de calcul de l’avantage en nature.  

En effet, le montant de l’avantage en nature est obtenu après l’application d’un abattement fiscal. Ce dernier est porté à 70 % – contre 50 % auparavant – pour les véhicules mis à disposition à compter du 1er février 2025 qui jouissent d’un score environnemental élevé.   

La recharge d’électricité réalisée sur le lieu de travail et payée par l’employeur reste exclue du calcul de l’avantage en nature. Dans le cas d’une recharge obtenue à domicile, elle est prise en compte à hauteur de 50 %.  

Ce cadre réglementaire favorable vise à soutenir le verdissement des flottes professionnelles. Le dispositif court jusqu’au 31 décembre 2027 

Consulter notre article « Véhicule : achat personnel ou par l’entreprise ? » 

Le conseil SBA Compta : 

Le durcissement de la réglementation applicable en matière d’évaluation forfaitaire de l’avantage en nature véhicule produit un impact négatif pour votre entreprise, comme pour le bénéficiaire du véhicule mis à disposition.  

En effet, le durcissement des règles de calcul de l’avantage en nature entraine un accroissement des charges sociales pour l’entreprise. Le bénéficiaire de la mise à disposition, quant à lui, peut voir son imposition augmenter du fait de l’augmentation de l’assiette fiscale et sociale prise en compte.  

Votre expert-comptable SBA Compta et nos experts en droit social vous accompagnent dans le calcul des avantages en nature que vous proposez aux salariés de votre entreprise et des cotisations correspondantes. Ils vous conseillent également sur les dispositifs dont vous pouvez bénéficier en tant que dirigeant d’entreprise. N’hésitez pas à nous interroger. 

 

  CONTACTEZ-NOUS  

Pour en savoir plus :

 Arrêté du 25 février 2025 relatif à l’évaluation des avantages en nature pour le calcul des cotisations de sécurité sociale des salariés affiliés au régime général et des salariés affiliés au régime agricole 

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