Loi de finances pour 2023 : 8 mesures pour les entreprises

La loi de finances pour 2023

La loi de finances pour 2023 (LF 2023) comporte plusieurs mesures qui concernent directement les entreprises : CVAE, taux réduit d’IS, statut JEI…

🔎 Tour d’horizon des principales nouveautés fiscales à connaître.

Taux réduit d’IS : augmentation du plafond

La limite de bénéfices imposables pour l’application du taux réduit d’IS de 15 % est portée à 42 500 € – contre 38 120 € auparavant.

Elle s’applique pour l’imposition des résultats des exercices clos à compter du 31 décembre 2022.

Vers une suppression de la CVAE

La CVAE – contribution sur la valeur ajoutée des entreprises – est réduite de moitié en 2023. Elle sera supprimée définitivement en 2024.

Parallèlement, le taux de plafonnement de la contribution économique territoriale, composée de la CVAE et de la CFE, est abaissé pour 2023. Il s’établit à 1,625 % de la valeur ajoutée.

Prorogation et évolution du statut JEI

Le statut JEI (jeune entreprise innovante) est prorogé jusqu’au 31 décembre 2025.

De plus, il est limité aux entreprises créées depuis moins de 8 ans – contre 11 ans auparavant.

Consultez notre article dédié au statut JEI jeune entreprise innovante

Prorogation du crédit d’impôt formation des dirigeants

Le crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise est prorogé jusqu’au 31 décembre 2024.

Pour l’année 2022, son montant s’élève au maximum à 442 €. Il est porté à 885 € pour les petites entreprises qui comptent moins de 10 salariés et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 2 millions d’euros.

Crédit d’impôt en faveur de la rénovation énergétique

Le crédit d’impôt en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments à usage tertiaire utilisés par des PME est rétabli pour 2023 et 2024.

Réduction de la durée du contrôle URSSAF pour les entreprises de moins de 20 salariés

À compter du 1er janvier 2023, la durée des contrôles URSSAF est limitée à 3 mois pour les entreprises de moins de 20 salariés. Des exceptions restent prévues en cas de travail dissimulé, abus de droit…

Cette durée de 3 mois peut être prorogée une fois sur demande expresse de l’une ou l’autre des parties.

Provence Côte d’Azur : instauration d’une taxe annuelle sur les bureaux

À compter du 1er janvier 2023, la taxe annuelle sur les bureaux est due dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes.

Rappelons qu’elle est due par les propriétaires ou les titulaires d’un droit (usufruit par exemple) sur un local imposable.

Le montant de la taxe est fixé comme suit :

Tarifs (en euros par m2)

Types de local Tarifs au m2
Locaux à usage de bureaux 0,94 €
Locaux commerciaux 0,39 €
Locaux de stockage 0,20 €
Surfaces de stationnement 0,13 €

 

Relèvement des seuils de chiffre d’affaires pour le régime de la micro-entreprise

Les seuils de chiffre d’affaires annuel hors taxe à ne pas dépasser pour relever du régime de la micro-entreprise pour les années 2023, 2024 et 2025 sont :

  • 188 700 € pour les ventes de biens,
  • 77 700 € pour les prestations de services.

Le conseil SBA Compta :

SBA Compta est bien plus qu’un expert-comptable en ligne. Votre Business Coach vous informe des nouvelles mesures fiscales et sociales qui peuvent avoir un impact sur votre entreprise.

Il vous conseille les solutions les mieux adaptées pour optimiser la gestion de votre entreprise et sécuriser sa fiscalité. N’hésitez pas à nous interroger.

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :

Loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023

Loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023

Quelle est la différence entre comptable et expert-comptable ?

Quelles différences entre Expert-comptable et comptable

Le comptable et l’expert-comptable sont deux professionnels du chiffre qui vous accompagnent dans la gestion de votre comptabilité et de votre business. Il arrive fréquemment que les deux termes soient utilisés l’un pour l’autre… Pour autant, ils ne sont pas synonymes ! Votre expert-comptable et votre comptable sont deux alliés complémentaires pour votre entreprise…

Quelle est la différence entre comptable et expert-comptable

La formation, la qualification et l’expérience

Le comptable

La formation d’un comptable correspond à un niveau d’études en gestion comptable  allant de 2 à 5 ans après le Bac. Il peut être salarié d’une entreprise ou exercer au sein d’un cabinet d’expertise comptable.

L’expert-comptable

L’expert-comptable, quant à lui, doit obtenir le DEC – diplôme d’expertise comptable – qui requiert 8 années d’études après le baccalauréat, dont 3 années de stage obligatoire au sein d’un cabinet d’expertise-comptable

Après l’obtention du diplôme, l’expert-comptable doit s’inscrire auprès de l’Ordre des experts-comptables pour pouvoir exercer. Il a également le devoir de prêter serment et de se soumettre au code de déontologie de la profession et d’en respecter les normes professionnelles.

L’expert-comptable est souvent un professionnel libéral, indépendant de l’entreprise pour laquelle il travaille. Toutefois, la loi PACTE a institué en 2019 le statut d’expert-comptable en entreprise.

Les responsabilités et l’étendue des missions

Le comptable

Les missions d’un comptable incluent généralement :

  • la tenue des opérations de comptabilité, 
  • les déclarations d’impôts, 
  • la préparation du bilan comptable de l’entreprise.

Remarque :

Contrairement à l’expert comptable, il ne dispose pas de la capacité technique et légale de fournir une attestation des comptes de votre entreprise. L’attestation formalise le fait qu’aucune anomalie ne peut remettre en cause la sincérité et la vraisemblance des comptes annuels. Elle est un gage de qualité et un atout très utile pour sécuriser la relation avec vos partenaires bancaires et financiers par exemple. 

L’expert-comptable

La mission de l’expert-comptable est plus technique et son champ d’action est plus large. De plus, ses compétences sont extrêmement variées et transversales. 

Il est à même de vous fournir un accompagnement sur mesure dans toutes les étapes de la vie de votre entreprise. Votre expert-comptable agit tel un véritable “économiste” de votre entreprise et vous fournit un conseil pluridisciplinaire à forte valeur ajoutée : comptabilité, gestion financière, financement, fiscalité, stratégie, gestion de patrimoine, optimisation, conduite du changement, digitalisation… 

Ses domaines d’intervention principaux incluent :

  • la vérification des comptes de l’entreprise,
  • l’assistance en cas de contrôle fiscal ou des organismes sociaux, 
  • le conseil juridique, fiscal et financier lors de la création de l’entreprise,
  • l’organisation des opérations administratives, comptables et financières de l’entreprise,
  • le contrôle des déclarations fiscales,
  • le conseil transversal sur toutes les dimensions de la gestion stratégique de votre entreprise. 

L’expert-comptable accompagne les entreprises dans leurs relations avec toutes leurs parties prenantes : l’administration fiscale, les administrations sociales, mais aussi auprès de leurs banques, de l’État et des collectivités… et supervise les travaux des comptables. C’est un allié précieux pour le chef d’entreprise, tout au long de la vie de son entreprise.

La couverture du risque en cas de contrôle fiscal

Le comptable

Le comptable qui propose des prestations de comptabilité n’est pas inscrit à l’Ordre des experts-comptables. De ce fait, il n’a pas d’assurance responsabilité civile professionnelle pour couvrir son client en cas d’erreur de sa part, générant des pénalités ou un redressement fiscal. Et c’est l’entreprise qui supporte toutes les charges.

Il est à noter que l’exercice illégal de la profession d’expert-comptable constitue un délit d’usurpation de titre. Ce dernier est passible de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à une peine d’emprisonnement d’un an et 15 000 euros d’amende

L’expert-comptable

L’expert-comptable est obligatoirement inscrit auprès de l’Ordre des experts-comptables. Il dispose donc d’une assurance responsabilité civile professionnelle qui protège ses clients et les tiers des conséquences dommageables des éventuelles erreurs dans les travaux comptables. 

Être un client d’un expert-comptable vous donne donc accès à une meilleure couverture en termes d’assurance vis-à-vis du fisc et des administrations publiques.

De plus, de nombreuses missions appartiennent aux prérogatives des experts-comptables inscrits au Tableau de l’Ordre ! Les professionnels qui effectueraient ces missions de manière indépendante et sans être inscrits à l’Ordre se rendraient coupables d’exercice illégal. “L’expert-comptable fait (…) profession de tenir, centraliser, ouvrir, arrêter, surveiller, redresser et consolider les comptabilités des entreprises et organismes auxquels il n’est pas lié par un contrat de travail.” Ainsi, la tenue de votre comptabilité ne peut être confiée qu’à un expert-comptable inscrit au tableau de l’Ordre, comme SBA Compta

Le coût/ Les honoraires

Votre expert-comptable est l’allié de votre entreprise au quotidien. Ses honoraires correspondent au niveau d’expertise et à l’engagement de responsabilité qu’il déploie au service de sa mission et de votre entreprise. 

Ils varient selon votre activité et la complexité de votre dossier : secteur d’activité, besoins de conseil, volumes de pièces comptables…

Les honoraires de votre expert-comptable font systématiquement l’objet d’une lettre de mission détaillée. 

En complément, vous pouvez envisager de recruter un comptable au sein de votre entreprise si votre activité le nécessite. Le service Social SBA Compta vous accompagne pour simuler le coût de l’embauche d’un comptable au sein de votre entreprise. 

Choisir un comptable ou un expert-comptable ?

Les différences sont donc réelles entre un comptable et un expert-comptable, puisque les prestations rendues ne sont pas les mêmes.

Beaucoup de chefs d’entreprises préfèrent minimiser les coûts… Mais en matière comptable, fiscale et sociales… les erreurs coûtent cher !  Les conseils avisés d’un expert-comptable peuvent vous permettre d’optimiser la gestion de votre activité afin de maximiser vos chances de succès dans vos développements. Ils peuvent aussi vous éviter des surcoûts douloureux comme, par exemple, en cas d’un mauvais arbitrage entre rémunération ou dividendes

Si vous souhaitez faire appel à un expert-comptable ou un expert-comptable en ligne, vous devez faire le bon choix. Nous vous conseillons de porter votre choix vers un professionnel qui répond à ces critères :

  • Inscrit à l’Ordre des experts-comptables
  • Disponible et réactif pour répondre à vos questions et vous aider à prendre des décisions pertinentes
  • Rompu aux outils digitaux pour un suivi et des échanges fluidifiés et sécurisés
  • Engagé dans une démarche proactive de conseil pour vous aider à booster votre activité. 
  • Avec des honoraires ajustés à votre projet et aligné avec plus-value générée par ses conseils pour votre entreprise. 

Livraisons de biens : la TVA sera exigible dès l’encaissement d’acomptes à compter du 1er janvier 2023

La loi de finances pour 2022 a modifié les règles d’exigibilité de la TVA pour les livraisons de biens qui font l’objet d’un versement d’acompte.

Cette modification sera effective à compter du 1er janvier 2023.

Par principe, la TVA sur les livraisons de biens est exigible à compter de la livraison du bien.

À compter du 1er janvier 2023, le fait générateur de l’exigibilité de la TVA pour les livraisons de biens évolue.

Ainsi, en cas de versement préalable d’un acompte, la TVA sur les livraisons de biens sera exigible dès l’encaissement de l’acompte par le fournisseur et à hauteur du montant encaissé.

Naturellement, si la livraison de biens ne fait l’objet d’aucun acompte, la TVA reste exigible au moment de la livraison du bien.

Le conseil SBA Compta :

Cette évolution des règles d’exigibilité de la TVA sur les livraisons de biens a un impact direct sur l’organisation comptable des entreprises.

✅ Elle permet aux entreprises qui achètent des biens de déduire plus tôt la TVA sur leur achat lorsqu’elles versent un acompte.

✅ Les entreprises vendeuses, quant à elles, doivent veiller à faire apparaître le montant de TVA correspondant sur les factures d’acompte qu’elles émettent.

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne dans la gestion comptable et fiscale de votre entreprise. Contactez-nous.

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Pour en savoir plus :

Article 30 – LOI n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022

Cadeaux offerts aux clients : quelle fiscalité ?

Fiscalité cadeaux entreprises

À l’approche des fêtes de fin d’année, de nombreuses entreprises envisagent d’offrir des cadeaux à leurs clients et partenaires d’affaires. L’administration fiscale définit précisément la réglementation applicable à ces cadeaux.

📌 Quelles sont les conditions et limites pour ces cadeaux d’affaires ?

📌 Quelle est la fiscalité applicable ?

Récupération de la TVA

En principe, il n’est normalement pas possible de déduire la TVA supportée sur les cadeaux.

L’administration fiscale tolère toutefois la récupération de la TVA s’il s’agit de bien de très faible valeur – c’est-à-dire lorsque le prix d’achat n’excède pas 73 € TTC par an et par clients. Les frais annexes, tels que les frais de port ou d’emballages sont inclus dans ce seuil.

Au-delà de ce seuil, la TVA qui grève le cadeau n’est pas déductible.

💡 Si au cours de l’année, l’entreprise offre plusieurs cadeaux à un même client, c’est la valeur totale de ces biens qui ne doit pas excéder 73 € TTC.

Déductibilité du résultat

Les cadeaux offerts par l’entreprise peuvent être considérés comme une charge déductible.

Pour cela, ils doivent respecter trois conditions :

  • Les présents doivent être faits dans l’intérêt direct de l’entreprise. Elle doit pouvoir prouver leur utilité : fidélisation des clients par exemple…
  • La valeur des cadeaux ne doit pas être exagérée par rapport à la taille et au chiffre d’affaires de l’entreprise.
  • Le cadeau ne doit pas être réalisé dans l’optique de s’acheter les faveurs d’un tiers. On considère alors que l’action est de nature illicite.

Si ces conditions ne sont pas respectées, les charges liées à ces cadeaux peuvent être réintégrées dans les bénéfices imposables.

Quelles sont les obligations déclaratives ?

Lorsque le montant de l’ensemble des cadeaux excède 3 000 € par an, il doit être déclaré sur le relevé des frais généraux pour les sociétés et le cadre F de la déclaration n°2031 pour les entrepreneurs individuels.

💡 Les objets spécifiquement destinés à la publicité et dont la valeur n’excède pas 73 € TTC n’ont pas à être déclarés.

Le conseil SBA Compta :

Les cadeaux d’entreprise représentent une excellente opportunité d’entretenir vos relations commerciales et de fidéliser votre clientèle.

Plusieurs règles fiscales doivent cependant être respectées afin d’éviter tout redressement.

Pour bénéficier de la déductibilité des charges, vous devez notamment pouvoir prouver l’utilité de vos présents en cas de contrôle par l’administration fiscale. Veillez à conserver tous les justificatifs mentionnant le nom des bénéficiaires.

Votre Business Coach vous accompagne dans l’attribution des cadeaux d’affaires et vous aide à respecter vos obligations fiscales. Contactez-nous.

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Pour en savoir plus :

Article 257 – Code général des impôts

BOI-TVA-DED-30-30-50

BOI-BIC-CHG-40-20-40

Annexe 4 – article 23 N – Code général des impôts

Cadeaux et bons d’achat offerts aux salariés : quelles règles et quelles exonérations ?

Cadeaux et bons d'achat offerts aux salariés

Les fêtes de fin d’année approchent et de nombreux dirigeants prévoient d’offrir des cadeaux, bons d’achat et chèques-cadeaux aux salariés de leur entreprise.

💡 Quelles sont les règles applicables pour l’attribution de ces avantages sociaux ?

💡 De quelles exonérations pouvez-vous bénéficier ?

Les experts en droit social SBA Compta vous proposent une synthèse de la réglementation qui encadre l’attribution de cadeaux aux salariés.

Cadeaux ou bons d’achat aux salariés : quelles sont les règles d’attribution ?

Les bons d’achats et cadeaux sont offerts aux salariés par le CSE – comité social et économique – ou directement par l’employeur dans les entreprises qui n’en ont pas.

Cadeaux aux salariés : quelles conditions d’exonération des cotisations sociales ?

Les cadeaux, chèques-cadeaux et bons d’achats offerts par l’employeur aux salariés sont, en principe, soumis aux cotisations et contributions de Sécurité sociale comme toute autre forme de rémunération.

Toutefois, par mesure de tolérance, l’Urssaf admet que ces avantages peuvent être exonérés de cotisations sociales sous certaines conditions.

Respect du seuil autorisé

Le montant des cadeaux et bons d’achat attribués à un salarié sont exonérés des cotisations sociales lorsque leur montant global sur l’année civile ne dépasse pas 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 171 € pour 2022.

Au-delà du seuil autorisé

Si ce seuil est dépassé au cours de l’année civile, les 3 conditions suivantes doivent avoir été remplies lors de chaque événement au cours duquel des bons d’achat ou cadeaux ont été distribués :

  • L’attribution de ces avantages sociaux doit être liée à un événement précis : fêtes de fin d’année ou événement concernant directement le salarié – mariage, naissance, rentrée scolaire pour les salariés qui ont des enfants, etc.
  • L’utilisation du bon d’achat doit être déterminée et en relation avec l’événement.
    Par exemple, des bons d’achat attribués pour Noël doivent être délivrés autour des fêtes de fin d’année et être utilisables pour l’acquisition de biens en lien avec l’événement : jouets, livres…
  • Le montant du bon d’achat ou du cadeau ne doit pas être disproportionné par rapport à l’événement.

Ainsi, le seuil de 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale est appliqué par événement et par année civile. Les bons d’achat sont donc cumulables par événement s’ils respectent chacun ce seuil de 5 %.

Dans le cas où ces trois conditions ne seraient pas remplies, les bons d’achat, chèques-cadeaux et/ou cadeaux seraient soumis aux cotisations sociales pour leur montant global dès le premier euro.

Le conseil SBA Compta :

L’attribution de cadeaux, chèques-cadeaux ou bons d’achat aux salariés de votre entreprise peut-être un excellent levier de fidélisation RH.

Cette solution est particulièrement avantageuse pour votre entreprise lorsque vous vous assurez du respect des conditions pour bénéficier de l’exonération de cotisations sociales.

Par ailleurs, afin d’éviter tout litige, nous vous conseillons de ne pas appliquer de critères d’ancienneté – ou tout autre critère en lien avec l’activité professionnelle – pour l’attribution de bons d’achat.

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne dans la mise en place des avantages sociaux que vous souhaitez octroyer à vos salariés et sécurise la gestion sociale de votre entreprise.  Contactez-nous.

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Pour en savoir plus :

Urssaf.fr

Entrepreneur individuel (EI) : nouvelles mentions obligatoires sur vos documents commerciaux

Entrepreneur individuel (EI)

Le statut de l’entrepreneur individuel (EI) a évolué au cours de l’année 2022.

Ce nouveau statut unique de l’entrepreneur individuel est plus protecteur : il consacre la séparation du patrimoine professionnel et privé pour tous les entrepreneurs individuels. Ainsi, seul le patrimoine professionnel de l’EI peut désormais être saisi par les créanciers professionnels.

Cette évolution doit se traduire sur les documents commerciaux adressés par l’exploitant individuel. Elle a donc un impact direct sur les mentions obligatoires qui figurent sur les documents qu’il émet : factures, devis, contrats…

Entrepreneur individuel, avez-vous fait évoluer les mentions obligatoires qui figurent sur vos documents commerciaux ? 💡

Entrepreneur individuel (EI) : quelles sont les nouvelles mentions obligatoires ?

Tous les documents commerciaux des entrepreneurs individuels – notamment leurs factures – doivent désormais préciser la dénomination utilisée pour l’activité professionnelle.

Le nom d’usage de l’entrepreneur doit désormais être précédé ou suivi de la mention « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI ».

Quels sont les risques encourus en l’absence de mise à jour ?

L’absence de cette mention expose le professionnel à une amende de 4e classe d’un montant de 750 €.

De plus, lorsque cette mention ne figure pas sur les documents commerciaux, la protection du patrimoine de l’EI introduite par son nouveau statut ne s’applique pas. Dans ce cas, les créanciers professionnels peuvent se saisir du patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel.

Quels sont les documents concernés ?

Cette nouvelle mention obligatoire doit être appliquée sur tous les documents émis par l’entreprise et liés à la relation commerciale avec ses clients ou partenaires.

Les documents suivants sont notamment concernés :

  • Bons de commandes
  • Devis
  • Contrats : CGV, CGU, contrats de prestations de services
  • Bons de livraison
  • Factures
  • Correspondances liées à l’activité (courriers à l’URSSAF ou à l’administration fiscale)
  • Documents publicitaires

De plus, chaque compte bancaire dédié à l’activité professionnelle de l’EI doit contenir la mention « entrepreneur individuel » ou « EI » dans son intitulé.

Le conseil SBA Compta :

L’absence de la mention « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI » sur vos documents commerciaux et votre correspondance représente un risque pour votre patrimoine personnel.

Veillez à bien contrôler la mise à jour de vos contrats, vos en-têtes de courrier, mais aussi vos factures.

Pour vous y aider, téléchargez notre kit gratuit d’auto-contrôle de la conformité de vos factures.

Enfin, l’intitulé de vos comptes bancaires doit également inclure cette mention. Nous vous recommandons de vérifier auprès de votre banque qu’elle a bien inséré la mention « entrepreneur individuel » ou « EI » dans l’intitulé de vos comptes bancaires professionnels.

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne dans l’analyse des impacts de cette mesure. Contactez-nous.

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Pour en savoir plus :

Décret n° 2022-725 du 28 avril 2022 relatif à la définition du patrimoine professionnel de l’entrepreneur individuel et aux mentions sur les documents et correspondances à usage professionnel

LOI n° 2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante

Protection des lanceurs d’alerte : la mise à jour du règlement intérieur s’impose

Protection des lanceurs d'alerte

La protection et les droits des lanceurs d’alerte sont renforcés depuis le 1er septembre 2022. Ces évolutions introduites par la loi Waserman concernent directement les entreprises.

💡 Quelles sont les évolutions qui concernent les lanceurs d’alerte ?

💡 Quelles sont les incidences pour votre entreprise ?

💡 Quelles actions devez-vous mettre en œuvre ?

Les experts en droit social SBA Compta vous proposent une synthèse des enjeux de cette mesure.

Lanceurs d’alerte : quelles évolutions du statut ?

Le lanceur d’alerte peut dénoncer toute violation d’une loi ou d’un règlement, sans contrepartie financière directe et de bonne foi.

Les tentatives dissimulation d’une violation de la loi ou de la réglementation sont désormais également concernées.

Qualification des infractions

Les infractions ne doivent plus nécessairement être qualifiées de « grave » ou de « manifeste » pour qu’elles puissent faire l’objet d’un signalement.

Connaissance personnelle des faits

De plus, la notion de « connaissance personnelle » des faits dénoncés par le lanceur d’alerte dans le cadre de ses activités professionnelles est abandonnée.

Ainsi, le signalement peut porter sur des faits qui ont été rapportés au lanceur d’alerte.

Bénéficiaire du statut de lanceur d’alerte

La liste des bénéficiaires potentiels du statut du lanceur d’alerte est largement étendue.

Ce statut peut désormais s’appliquer aux salariés, mais également aux anciens salariés, aux candidats à des emplois, aux dirigeants, actionnaires ou associés, aux cocontractants et sous-traitants de l’entreprise.

La protection de l’entourage du lanceur d’alerte – les « facilitateurs » – est également étendue.

Lanceur d’alerte et voie judiciaire

La procédure de signalement évolue également pour ouvrir, dès le départ, la voie à une procédure judiciaire.

Auparavant, le lanceur d’alerte devait signaler les faits susceptibles de constituer une infraction à son supérieur. Il pouvait ensuite, si la demande n’avait pas été traitée en interne dans un délai raisonnable, la porter devant une autorité judiciaire.

Désormais, le lanceur d’alerte a le choix entre les deux voies dès le départ – interne ou judiciaire.

Il dispose toujours de la possibilité de rendre les faits publics s’il ne reçoit pas de réponse dans le délai requis.

Protection des lanceurs d’alerte : quels impacts pour les entreprises ?

Procédure interne de recueil des alertes

En premier lieu, les entreprises doivent définir une procédure interne efficace de recueil et de traitement des alertes.

Un décret a récemment précisé les contours de cette procédure :

  • Le signalement peut être écrit ou oral.
    Le signalement par oral peut être effectué au téléphone, via une messagerie vocale, ou, sur demande de l’auteur du signalement, lors d’une visioconférence ou d’une rencontre physique organisée au plus tard dans les 20 jours ouvrés suivant la réception de la demande.
  • Le canal de réception des signalements doit permettre au lanceur d’alerte de transmettre tout élément de nature à étayer les faits.
  • L’auteur du signalement doit être informé par écrit de la réception de celui-là dans un délai de 7 jours ouvrés.
    Si le signalement est jugé irrecevable, l’auteur doit en être informé.
  • Le signalement doit être traité par l’entreprise dans un délai de trois mois à l’issue duquel l’auteur doit être informé des mesures prises ou de la clôture du dossier.
  • Les personnes habilitées à recevoir et traiter les alertes doivent être expressément désignées.
    Elles doivent disposer de la compétence, de l’autorité et des moyens suffisants à l’exercice impartial de leurs missions, la procédure devant décrire ces garanties.
  • L’entreprise doit également mettre à disposition des salariés des informations claires quant aux procédures de signalement externe auxquelles ils peuvent recourir.

Mise à jour du règlement intérieur

Afin d’intégrer ces modifications, les entreprises sont tenues de mettre à jour leur règlement intérieur et d’y intégrer un article rappelant l’existence du dispositif de protection des lanceurs d’alerte.

LE CONSEIL SBA COMPTA

Aria LAZARD
DRH Groupe SBA Compta

« Attention, toute modification du règlement intérieur doit entrainer une consultation du CSE – comité social et économique – afin de le rendre opposable aux salariés.

Pour rappel, le règlement intérieur est obligatoire dans les entreprises de 50 salariés et plus.

Veillez aussi à respecter vos obligations de publicités !

Après chaque modification, le règlement intérieur doit être communiqué à l’inspection du travail, déposé au greffe du conseil de prud’hommes et porté par tout moyen à la connaissance des personnes qui ont accès aux lieux de travail. »

Actualisation des affichages obligatoires

La liste des motifs de discrimination interdits, tels qu’ils sont listés dans le Code du travail et dans le Code pénal, évolue pour intégrer la « qualité de lanceur d’alerte ».

Or, l’article 225-1 du Code pénal doit être affiché ou diffusé par tout moyen dans votre entreprise. Veillez donc à mettre à jour vos affichages obligatoires ou les informations diffusées aux salariés de votre entreprise.

Le conseil SBA Compta :

Les démarches d’alertes semblent se multiplier ces dernières années. En effet, le Défenseur des droits a enregistré 18,6 % de réclamations en 2021 par rapport à l’année précédente. C’est pourquoi, nous vous recommandons de mettre en œuvre au sein de votre entreprise les différentes obligations introduites pour les employeurs concernant la protection des lanceurs d’alerte.

✅ Veillez à bien définir votre procédure interne de recueil et de traitement des signalements.
Nous vous conseillons de la communiquer clairement et simplement à l’ensemble de vos salariés afin qu’ils la privilégient. Cela pourrait contribuer à éviter qu’ils ne recourent à la procédure de signalement externe.

✅ Pensez à mettre à jour votre règlement intérieur et à le soumettre au CSE le cas échéant.
Attention à bien respecter les obligations de publicité.

✅ N’omettez pas d’actualiser vos affichages obligatoires en conséquence.

Votre Business Coach et les experts en droit social SBA Compta vous accompagnent et vous conseillent pour sécuriser la gestion sociale de votre entreprise.  Contactez-nous.

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Pour en savoir plus :

LOI n° 2022-401 du 21 mars 2022 visant à améliorer la protection des lanceurs d’alerte

Code du travail – Article R1321-1

Code du travail, art. L. 1142-6

LOI n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique

Non-adhésion à un OGA : suppression de la majoration dès 2023

Les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu (IR) et qui relèvent d’un régime réel d’imposition avaient, historiquement, intérêt à adhérer à un organisme de gestion agréé (OGA). Cette adhésion leur permettait d’éviter une majoration de 25 % de leurs revenus imposables.

À compter de 2023, la majoration de 25 % pour non-adhésion à un OGA est supprimée.

Quelles sont les conséquences de cette évolution ? Quel impact pour votre entreprise ?

D’une réduction progressive de la majoration des bénéfices…

La loi de finances pour 2021 a progressivement réduit la majoration du bénéfice imposable à l’IR pour non-adhésion à un OGA.

La majoration s’établissait à :

  • 25 % avant 2020,
  • 20 % en 2020,
  • 15 % en 2021,
  • et 10 % en 2022.

… à une suppression de la majoration pour non-adhésion à un OGA

À compter de 2023, la majoration du bénéfice imposable pour non-adhésion à un OGA est supprimée.

Maintien de la réduction d’impôt pour frais de comptabilité

Attention toutefois, l’absence de majoration des revenus n’est pas le seul avantage fiscal que l’adhésion à un OGA peut permettre…

En effet, cette dernière peut ouvrir droit à une réduction d’impôt pour frais de comptabilité.

La réduction d’impôt correspond aux 2/3 des frais de comptabilité de la structure, dans la limite de 915 € par an.

Rappelons que pour bénéficier de cet avantage fiscal, l’entreprise doit :

  • être soumise à l’impôt sur le revenu,
  • et réaliser un chiffre d’affaires inférieur à 176 200 € pour les ventes de bien, ou 72 600 € pour les prestations de services.

Le conseil SBA Compta :

La suppression de cette majoration devrait permettre à certaines entreprises individuelles et sociétés fiscalement transparentes d’économiser le coût annuel d’adhésion à un OGA – soit entre 100 € et 300 €.

Cette évolution mérite certainement d’être étudiée afin d’évaluer l’utilité que vous retirez de votre adhésion à l’aune de cette absence de majoration de votre résultat.

Elle vous conduira peut-être à prévoir une résiliation de votre adhésion d’ici la fin de l’année 2022. Veillez à étudier les conséquences potentielles de cette résiliation.

En effet, si vous bénéficier de la réduction d’impôt pour frais de comptabilité, le maintien de votre adhésion peut être plus favorable à votre entreprise.

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne dans l’analyse des impacts de cette mesure. Contactez-nous.

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Pour en savoir plus :

12/05/2021 : IR – BA – BNC – BIC – DJC – Suppression progressive de la majoration du bénéfice pour non-adhésion à un organisme de gestion agréé ou assimilés (loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, art. 34 ; CGI, art. 158)

BOI-DJC-OA-20-30-10-20

Article 34 – LOI n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021

Activité partielle et guerre en Ukraine : nouvelles conditions de recours

Les modalités de recours à l’activité partielle ont été adaptées pour soutenir les entreprises dont l’activité est affectée par la hausse des prix de l’énergie due à la guerre en Ukraine.

Quelles sont les activités éligibles à l’activité partielle dans le cadre du plan de résilience économique et sociale ? Quelles sont les conditions à respecter ?

Guerre en Ukraine et activité partielle

Les entreprises dont l’activité est ralentie ou arrêtée en raison des conséquences économiques qui découlent de l’invasion de l’Ukraine par la Russie peuvent recourir à l’activité partielle.

Elles doivent en faire la demande sur le portail dédié du ministère du Travail dans un délai de 30 jours après le placement de leurs salariés en activité partielle.

En pratique, elles doivent sélectionner le motif « toutes autres circonstances exceptionnelles », puis le sous-motif « conséquences du conflit en Ukraine ».

Activité partielle : quels sont les critères à respecter ?

La demande d’autorisation préalable de placement en activité partielle doit être motivée. Elle doit notamment être accompagnée de tout document démontrant qu’il existe un lien, direct ou indirect, entre les conséquences de la guerre en Ukraine et la baisse de l’activité de l’entreprise.

Le ministère du Travail a récemment précisé les critères minimums à respecter pour bénéficier du dispositif.

L’entreprise qui dépose une demande doit être très fortement touchée par la hausse des prix du gaz et de l’électricité. Elle doit ainsi respecter les critères suivants :

  • avoir des achats de gaz ou d’électricité qui atteignent au moins 3 % de son chiffre d’affaires,
  • et subir, à la date de dépôt de la demande, une baisse d’excédent brut d’exploitation (EBE) par apport à 2021.

Le respect de ces deux conditions doit être attesté par un expert-comptable ou un commissaire aux comptes. Cette attestation doit être accompagnée des documents comptables qui ont permis de valider les critères ci-dessus. Elle devra être déposée par l’entreprise lors de la demande d’activité partielle.

Activité partielle : quelle indemnité pour l’employeur ?

Les employeurs qui recourent à l’activité partielle doivent verser à leurs salariés, pour chaque heure non travaillée, une indemnité au moins égale à 60 % de leur rémunération horaire brute, prise en compte dans la limite de 4,5 Smic (soit de 49,82 €).

Ils perçoivent ensuite de l’ASP une allocation correspondant à 36 % de cette rémunération dans la limite de 4,5 Smic et avec un plancher de 7,88 €.

Bon à savoir :

Jusqu’au 31 décembre 2022, les entreprises qui rencontrent des difficultés durables en raison de la guerre en Ukraine peuvent, via un accord ou une décision unilatérale, recourir à l’activité partielle de longue durée.

Le conseil SBA Compta :

Le contexte macroéconomique et géopolitique international a un impact fort sur l’activité des entreprises et sur leur trésorerie.

En particulier, la hausse des prix de l’énergie, couplée à un climat inflationniste plus général, pèse directement sur le BFR des entreprises.

L’ouverture du dispositif d’activité partielle aux entreprises les plus touchées par les conséquences de la guerre en Ukraine et la hausse des prix de l’énergie est une bonne nouvelle. Elle peut vous permettre de préserver votre entreprise en cas de ralentissement ou d’arrêt de votre activité.

Rappelons qu’une attestation de votre expert-comptable est nécessaire pour déposer votre demande de recours à l’activité partielle. SBA Compta vous accompagne dans vos démarches de demandes d’aides et vous conseille afin de préserver votre activité dans ce contexte de crise.  Contactez -nous.

CONTACTEZ-NOUS

Pour en savoir plus :

Ministère du travail. Questions-réponses AP/APLD dans le contexte du conflit en Ukraine. Mise à jour du 04.10.2022

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