Bonne nouvelle, votre expert vient de vous envoyer votre bilan comptable !

Mais face à ce tableau qui récapitule l’activité de votre société à un moment donné, vous êtes un peu perdu.

Entre les différentes écritures et les colonnes « actif », « passif », cet instrument indispensable à tout gérant d’entreprise, est un peu difficile à appréhender pour les non-initiés.

Pour vous aider à y voir plus clair dans votre bilan comptable, nous vous donnons quelques clefs de compréhension.

5 Clés pour lire, analyser et comprendre votre bilan comptable

5 Clés pour lire, analyser et comprendre votre bilan comptable

Le bilan comptable, explication : à quoi ça sert ?

Le bilan comptable est un document normalisé qui permet de se représenter la situation financière d’une entreprise.

Il donne des informations :

  • sur les ressources de l’entreprise  : d’où provient l’argent ?
  • et la façon dont sont employées ces ressources : où va cet argent ?

Il repose sur le principe de la partie double, c’est-à-dire que le montant des ressources correspond toujours au montant des emplois.
Il doit être produit par l’entreprise à la fin de chaque période fiscale et constitue une sorte d’aboutissement des travaux comptables.

La comparaison entre deux bilans donne une idée de l’évolution de l’entreprise. Par ailleurs, cet outil peut être utile :

  • à l’entreprise pour analyser ses points forts et ses points faibles,
  • aux investisseurs et acheteurs potentiels pour évaluer la valeur de l’entreprise,
  • ou encore aux clients et fournisseurs pour vérifier l’état de santé de l’entreprise.


1. Actif et Passif

Le bilan comptable récapitule le patrimoine de l’entreprise : d’une part, ce qu’elle possède (les actifs) et d’autre part ce qu’elle doit (les passifs). Par convention, le bilan est établi sous forme d’un tableau divisé en deux principales colonnes :

L’actif du bilan

L’actif du bilan présente la composition du patrimoine de l’entreprise, c’est-à-dire l’affectation des ressources, classée par ordre de liquidité (c’est-à-dire la capacité à être transformé en cash).
En haut du tableau, les actifs immobilisés sont les éléments destinés à être utilisé de façon durable pour l’activité de l’entreprise comme

  • les locaux,
  • les terrains,
  • les machines,
  • le matériel,
  • également les brevets que peut posséder votre société, les marques, les fonds de commerce…

Ensuite, les actifs circulants, c’est-à-dire les possessions de l’entreprise qui ont vocation à rapidement être transformées au cours du cycle d’exploitation de l’entreprise : les stocks, les créances clients, acomptes versés aux fournisseurs…
Tout en bas du tableau, on trouve les disponibilités, c’est-à-dire l’argent sur les comptes bancaires et les espèces en caisse.


Le passif du bilan

Le passif du bilan présente l’origine du patrimoine de l’entreprise, c’est-à-dire les ressources de financement de votre société.

Ces dettes sont classées en fonction de leur exigibilité.
On trouve tout d’abord les capitaux propres, c’est-à-dire les apports des associés ou actionnaires, les réserves (bénéfices non distribués), puis le résultat net (bénéfice ou perte réalisée au cours du dernier exercice).
En seconde partie se trouvent les provisions pour risques et charges, dont le montant et surtout l’échéance ne sont pas déterminés (par exemple, une créance client que vous ne pensez pas pouvoir recouvrir rapidement).

Dans le bas du tableau se trouvent les dettes, que l’on appelle également « passif exigible », qui regroupent les dettes à long terme (emprunts) et des dettes de court terme (impôts, salaires, paiements fournisseurs…)


2. Actifs et passifs sont égaux…

Mais cela ne veut pas dire que l’entreprise ne fait pas de bénéfices !
Dans un bilan comptable, l’actif et le passif sont toujours égaux.

C’est le principe de la partie double : pour l’enregistrement de chaque opération, le débit d’un compte correspond forcément au crédit du même montant d’un autre compte.
Si votre entreprise est en phase de croissance, vous allez augmenter vos bénéfices et donc votre actif.

Soit directement en augmentant les sommes sur vos comptes bancaires, soit par des investissements dans du matériel, des machines…

Dans le même temps, en terme comptable, le bénéfice n’est pas considéré comme propriété de l’entreprise, mais comme une dette auprès des investisseurs ou associés (bénéfice à distribuer).
De la même manière, si vous contractez un nouveau prêt, certes vos actifs circulants augmentent, mais dans ce prêt représente également un passif que vous devrez rembourser à votre créancier de manière à ce que actif et passif soient toujours équilibrés.


3. Les principaux indicateurs issus du bilan comptable

L’analyse du bilan comptable de votre entreprise vous permet de dégager de nombreux indicateurs financiers importants pour analyser la position de votre société.

A partir des données présentées dans ce tableau, vous pouvez, par exemple, calculer le taux d’endettement de votre entreprise (dettes financières/capitaux propres) qui vous permettra de définir l’efficacité de votre modèle économique.

Vous pouvez aussi calculer votre fond de roulement

((capitaux propres / capitaux empruntés à moyen et long terme) – actif immobilisé)

qui vous permet de connaître l’état de votre trésorerie ou de déterminer votre besoin de fond de roulement

(actif circulant – dettes circulantes)

qui vous indique si votre actif à court terme est suffisant pour couvrir vos dettes à court terme…

Au-delà de ces trois indicateurs, vous pouvez extraire de nombreuses autres informations de votre bilan comptable.

Vous pouvez calculer votre capacité de remboursement, la durée du crédit client, la couverture des emplois stables, la durée du crédit fournisseurs…

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre comptable pour en savoir plus.


4. Les points à surveiller de près

A la lecture de votre bilan comptable, quelques points doivent immédiatement attirer vos attentions. Ce sont des données qui peuvent immédiatement vous mettre en alerte quant à une situation risquée pour votre entreprise :

Le niveau de provisions pour risques, au passif de l’entreprise. Les provisions pour risque ont pour objectif d’enregistrer les pertes « probables » dont le montant n’est pas encore établi.

Il s’agit par exemple d’un litige avec un fournisseur, d’un conflit avec un salarié… Il est donc capital de surveiller leur montant et de procéder à un arbitrage réfléchi avant de provisionner un risque.

Gardez en tête que vous pouvez provisionner une partie seulement des risques. Ainsi, si vous estimez avoir encore 15% de chance de récupérer une créance cliente par exemple, vous pouvez provisionner uniquement 75% du montant total de la facture.

Les stocks : les stocks sont souvent la bête noire des entreprises.

Plus votre marchandise est immobilisée depuis longtemps, plus elle représente un coût important pour votre entreprise.

Vérifiez donc bien que le volume de stocks inscrit au passif soit cohérent avec votre niveau d’activité, contrôlez également l’ancienneté de ces stocks, et leur dépréciation.

Le niveau de capitaux propres : il est difficile d’établir un niveau minimum, car cela dépend de la structure de votre entreprise, de votre activité…

Mais sachez qu’on considère généralement que si les capitaux propres représentent moins de 20% de votre bilan, alors votre entreprise est exposée et fragile.


5. L’assistance d’un comptable

Enfin dernier conseil, n’hésitez surtout pas à faire appel à votre prestataire comptable pour vous aider dans le déchiffrage de votre bilan.

SmallBusinessAct, vous propose toute l’expertise d’un Coach de gestion pour répondre à vos questions, vous fournir des outils d’analyse et vous livrer des clefs de compréhension afin de tirer le meilleur parti de ce document.

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