Report de déficit et contrôle fiscal 

Qu’est-ce que le report en avant d’un déficit ?

Les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) qui subissent un déficit au cours d’un exercice peuvent le reporter sur les exercices suivants, sans limitation dans le temps. Ce report de déficit se fait automatiquement lors de la déclaration du résultat.   

Le report en avant du déficit permet de l’imputer sur le résultat excédentaire des exercices suivants, sous réserve de respecter un plafond annuel. Cela permet notamment de réduire le résultat imposable de cet exercice.  

En cas de contrôle fiscal, l’administration peut contrôler l’existence et les montants des déficits reportés. Ce droit de contrôle s’applique notamment aux déficits subis au cours d’exercices prescrits, dès lors qu’ils ont été imputés sur le bénéfice d’exercices non prescrits.  

Cette prérogative de l’administration fiscale a été étendue. L’administration peut en effet contrôler les déficits des exercices prescrits même s’ils n’ont pas été imputés au titre d’exercices ultérieurs faute de résultats bénéficiaires.  

Il ne lui est donc plus nécessaire d’attendre l’imputation effective des déficits, la simple déclaration du report de déficit suffit.  

Déficit reportable : le conseil SBA Compta 

Ce droit de contrôle de l’administration fiscale sur l’existence et les montants des déficits subis au cours d’exercices prescrits et reportés en avant mérite d’être connu.  

Rappelons que vous pouvez également, sur option, opter pour un report en arrière de votre déficit sur le résultat de votre exercice précédent dans la limite d’1 million d’euros.  

En matière d’impôt sur les sociétés, l’administration peut vous contrôler et prononcer un redressement jusqu’à la 3e année qui suit celle où l’imposition est due. Ce délai est porté à 10 ans en l’absence de déclaration.  

Votre expert SBA Compta vous conseille afin d’optimiser et de sécuriser la fiscalité de votre entreprise. Il vous accompagne en cas de contrôle fiscal et défend vos intérêts. N’hésitez pas nous interroger 

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Pour en savoir plus :  

SBA Compta Boulogne : les équipes B Expert déménagent !

SBA Compta Boulogne déménage

SBA Compta ouvre ses nouveaux bureaux au 88 rue du Dôme 92100 Boulogne-Billancourt, tout près du métro Marcel Sembat. 

Nous serons installés dans ce nouvel espace de travail collaboratif à compter du lundi 25 avril.  

Ce lieu lumineux, spacieux et ouvert favorise la libre coopération entre nos équipes. Notre service social et nos équipes comptables travaillent en parfaite synergie pour vous servir au mieux. 

Vos interlocuteurs B Expert sont mieux installés mais restent les mêmes !  

« Nous construisons un nouveau modèle dans l’expertise comptable qui s’appuie sur une stratégie cross-canal.  

Ainsi, nous allions toute la force des outils technologiques pour une comptabilité 100 % digitale et la richesse d’une relation humaine de proximité grâce à un business coach 100 % dédié. » François Mihelic, président SBA Groupe 

« Toutes les équipes de Business Coach de Boulogne sont ravies d’intégrer ce nouvel espace pour toujours mieux servir leurs clients. C’est hyper lumineux et les bureaux ont été entièrement rénovés : le travail y est super agréable ! » Manuel Destais, Directeur de mission. 

« Le Service Social SBA Compta est très heureux de s’installer dans ces nouveaux locaux boulonnais. La proximité et la collaboration directe avec nos collègues Business Coaches permettent de répondre rapidement à toutes les questions des dirigeants et dirigeantes que l’on accompagne. On a une vraie vision à 360° de leur dossier. » Agnès Paniandy, Directrice de mission, responsable Service Social SBA Compta.   

« Nous avons choisi ces nouveaux locaux lumineux pour favoriser le travail en équipe tout en préservant l’ambiance tant appréciée.
Ces nouveaux locaux sont également plus spacieux pour mieux répondre aux besoins de nos clients avec la volonté d’accompagner notre déploiement digital.
Ce déménagement marque une nouvelle étape de notre développement. »
Bertrand Bonnevay, expert-comptable et commissaire aux comptes, Président SBA Compta.   

Ces nouveaux locaux correspondent à notre culture de l’humain et de l’innovation, notre volonté de toujours évoluer et favorisent notre croissance. 

Alcool en entreprise : que dit la réglementation ? 

Alcool en entreprise : que dit la loi ?

 Un pot entre collègues, un départ à la retraite, un simple repas d’affaires… Ces événements qui rythment la vie de l’entreprise sont souvent accompagnés d’un verre d’alcool au travail.

La consommation de boissons alcoolisées dans l’entreprise peut être autorisée par l’employeur. Toutefois, elle est strictement encadrée : seuls le vin, la bière, le cidre et le poiré peuvent être consommés sur le lieu de travail.

Mais l’employeur peut également choisir de limiter, voire d’interdire, la consommation d’alcool dans l’entreprise dans le but de protéger la santé et la sécurité de ses salariés. Cette interdiction doit donc répondre à un objectif de prévention et les mesures prises par ce biais doivent être proportionnées à cet objectif.  Les règles applicables sont définies dans le règlement intérieur ou via une note de service. 

Alcool en entreprise : Le conseil de SBA Compta 

En tant qu’employeur, vous avez obligation d’assurer la sécurité et de préserver la santé de vos salariés. Vous devez donc prévenir les risques éventuels que vos salariés pourraient courir suite à la consommation d’alcool dans l’entreprise.

Dans le cadre d’un événement particulier tel qu’un pot de départ, assurez-vous que les boissons alcoolisées servies soient autorisées par la loi et proposées en quantité raisonnable. Évitez les alcools forts en entreprise, pensez à prévoir de la nourriture et n’oubliez pas de proposer aussi des boissons sans alcool. Vous pouvez également mettre des éthylotests à disposition de vos employés.

Si vous souhaitez limiter ou interdire la consommation d’alcool dans votre entreprise, n’hésitez pas à vous rapprocher du service social de votre cabinet d’expertise comptable. Il pourra vous conseiller sur les mesures que vous pouvez prendre en fonction des spécificités de votre entreprise : une interdiction totale des boissons alcoolisées doit être dûment justifiée. N’hésitez pas à nous interroger 

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Pour en savoir plus : 

 

Franchise d’impôts commerciaux pour les associations : le plafond 2022 est actualisé 

Fiscalité association : Plafond 2022 de la franchise des impôts commerciaux

Une association qui exerce une activité lucrative est, en principe, soumise aux impôts commerciaux sur les recettes générées : IS, TVA, contribution économique territoriale, etc. 

Toutefois, l’administration fiscale admet que des organismes à but non lucratif exercent des activités lucratives accessoires. Dans ce cas, ils peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une franchise d’impôts commerciaux. 

Conditions pour bénéficier de la franchise d’impôts commerciaux 

Le bénéfice de la franchise des impôts commerciaux est subordonné au respect de trois conditions cumulatives : 

  • la gestion de l’organisme doit rester désintéressée, 
  • les activités non lucratives de l’organisme doivent rester significativement prépondérantes, 
  • le montant des recettes d’exploitation encaissées au cours de l’année civile au titre des activités lucratives ne doit pas excéder un certain seuil. 

Plafond 2022 pour bénéficier de la franchise d’impôts commerciaux 

Le plafond de recettes applicable pour bénéficier de la franchise d’impôts commerciaux est réévalué chaque année et indexé sur la prévision de l’indice des prix à la consommation, hors tabac, retenue dans le projet de loi de finances de l’année. 

Pour 2022, le plafond de recettes est fixé à 73 518 € : 

  • pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2021 en matière d’IS, 
  • pour l’année 2022 en matière de CET, 
  • pour les recettes encaissées à compter du 1er janvier 2022 en matière de TVA. 

Cependant, le bénéfice de la franchise de TVA pour l’année 2022 sera acquis dès lors que le seuil de chiffre d’affaires réalisé en 2021 ne dépasse pas 73 518 €. 

Les recettes prises en compte pour évaluer l’atteinte de ce seuil doivent être considérées hors taxes et par année civile – et non par exercice comptable. Les recettes exceptionnelles et les produits financiers ne sont pas pris en compte. 

La franchise d’impôts commerciaux : le conseil SBA Compta 

Le dispositif de franchise d’impôts commerciaux permet de simplifier les obligations fiscales et comptables de votre association. En effet, l’existence d’opérations commerciales accessoires à votre activité ne remet pas systématiquement en cause le caractère non lucratif de votre organisme. 

Si les conditions pour bénéficier de la franchise d’impôts commerciaux ne sont plus remplies, votre association peut devenir imposable. 

En particulier, si le critère de « gestion désintéressée » ou si les activités non lucratives ne sont plus prépondérantes, votre association peut être soumise à l’impôt sur l’ensemble de ses activités. 

Lorsque vos recettes issues de vos activités lucratives accessoires excèdent 73 518 €, elles doivent être imposées. Dans ce cas, il convient de les sectoriser – c’est-à-dire les isoler comptablement – afin qu’elles seules soient fiscalisées. 

Votre expert-comptable SBA Compta vous conseille pour optimiser la fiscalité de votre association. N’hésitez pas à nous interroger. 

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Pour en savoir plus : 

Employeurs, assurez-vous de faire signer le reçu pour solde de tout compte ! 

Tout ce qu'il faut savoir sur le reçu pour solde tout compte !

Lors de la rupture du contrat de travail, quel qu’en soit le motif, l’employeur est tenu d’établir et de remettre au salarié un reçu pour solde de tout compte.   

Ce reçu fait l’inventaire des sommes versées au salarié lors de son départ.   

Une fois signé par le salarié, il devient libératoire au bout de 6 mois. Passé ce délai, le salarié ne peut plus contester les sommes qui y figurent.    

Que se passe-t-il lorsque le salarié ne signe pas le reçu pour solde de tout compte ?  

Le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes pour réclamer le paiement des sommes dues à la rupture de son contrat de travail, notamment en faisant valoir l’absence de sa signature sur le reçu pour solde de tout compte.   

Dans ce cas, « le reçu pour solde de tout compte non signé par le salarié ne fait pas preuve du paiement des sommes qui y sont mentionnées, [il appartient] en conséquence à l’employeur de justifier de ce paiement ».   

Reçu pour solde de tout compte : Le conseil de SBA Compta   

En tant qu’employeur, si un salarié ne signe pas le reçu pour solde de tout compte, vous devez pouvoir prouver le versement des sommes dues par un autre moyen.   

Pour autant, vous ne pouvez pas conditionner le versement des sommes à la signature du reçu. Si le salarié qui quitte votre entreprise refuse de signer le reçu pour solde de tout compte, vous devez malgré tout lui verser les sommes dues.   

Lorsque le reçu est signé sans réserve, le salarié dispose d’un délai de 6 mois pour le dénoncer. S’il refuse de signer – ou s’il le signe le reçu pour solde de tout compte avec réserves – le salarié dispose d’un délai de 2 ans pour contester les sommes mentionnées sur le reçu. Ce délai est porté à 3 ans si le salarié estime que des sommes qui lui sont dues n’ont pas été mentionnées sur le reçu.    

Rappelons que la signature du reçu pour solde de tout compte n’empêche pas le salarié de contester ultérieurement la validité de son licenciement devant le conseil de prud’hommes.   

Le solde de tout compte doit être détaillé, précis et répondre à un formalisme strict. Le service social de votre cabinet SBA Compta l’établit pour vous afin de sécuriser la gestion sociale de votre entreprise. N’hésitez pas à nous interroger.  

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Pour en savoir plus :   

Frais de transport : la prise en charge par l’employeur est obligatoire !

La prise en charge obligatoire des frais de transport par l’employeur !

En tant qu’employeur, vous avez l’obligation de participer aux frais de transport en commun engagés par vos salariés pour leurs trajets entre domicile et lieu de travail.   

Qui est concerné par cette obligation ? Quel est le montant de la prise en charge des frais de transport ?   

Frais de transport : employeurs et salariés concernés  

Tous les employeurs, quels que soient leur effectif ou leur activité, sont concernés par la prise en charge des frais de transport publics supportés par leurs salariés pour leurs trajets domicile-lieu de travail.   

De même, la prise en charge des frais de transport concerne tous les salariés, quelle que soit la durée de leur temps de travail.   

Ainsi, les salariés à mi-temps bénéficient d’une prise en charge des frais de transport dans les mêmes conditions que les salariés à temps complet. Si leur amplitude horaire est inférieure à un mi-temps, la prise en charge des frais de transport est calculée au prorata du nombre d’heures travaillées par rapport à un mi-temps.  

Titres de transport concernés  

La prise en charge des frais de transport par l’employeur concerne les titres et cartes d’abonnements aux services de transport public souscrits par les salariés de l’entreprise pour leurs trajets entre leur domicile et leur lieu de travail.   

Les cartes d’abonnement prises en charge peuvent être hebdomadaires, mensuelles ou annuelles. En revanche, les titres de transport à l’unité ne sont pas remboursés.   

La participation de l’employeur dans les frais de transport s’étend à tous les abonnements nécessaires pour accomplir l’intégralité de ce trajet. Elle peut donc concerner plusieurs abonnements. C’est le cas, par exemple, si un salarié combine un abonnement au train et au bus.   

Les services publics de location de vélos, tels que les Vélib’ parisiens, sont également concernés.   

Montant de la prise en charge des frais de transport des salariés  

La participation de l’employeur dans les frais de transport correspond à 50 % du coût des abonnements.   

Elle s’effectue sur la base d’un tarif de 2nde classe et pour le trajet le plus court entre le domicile et le lieu de travail.   

Elle est exclue de l’assiette de calcul des cotisations sociales, de la CSG et de la CRDS.   

Son montant doit figurer sur les bulletins de paie des salariés.   

Modalités de remboursement des frais de transport par l’employeur 

Le remboursement des frais de transport en commun engagés par les salariés doit être effectué dans les meilleurs délais et au plus tard à la fin du mois qui suit la validité du titre de transport.   

Lorsque l’abonnement est souscrit à l’année, la prise en charge des frais de transport par l’employeur peut être lissée mensuellement.   

Enfin, les salariés doivent présenter leurs titres de transport afin de pouvoir prétendre à un remboursement des frais de transport.   

Prise en charge des frais de transport par l’employeur – Le conseil de SBA Compta   

La prise en charge des frais de transport en commun de vos salariés est une obligation légale.   

Vous pouvez également, si vous le souhaitez, opter pour des solutions de prise en charge complémentaires. En particulier, vous pouvez choisir de couvrir certains frais engagés par vos salariés lorsqu’ils utilisent des moyens de transports personnels pour se rendre sur leur lieu de travail : indemnités kilométriques, forfait mobilité durable, etc.   

Par ailleurs, vous pouvez bénéficier d’avantages fiscaux si vous choisissez de promouvoir des solutions de mobilité durable auprès de vos salariés.   

Les experts en droit social SBA Compta vous accompagnent dans le respect de vos obligations légales et sécurisent la gestion sociale de votre entreprise. N’hésitez pas à nous interroger.   

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Pour en savoir plus :   

Messagerie instantanée en entreprise : les conversations y sont-elles privées ?  

Contrôle de la messagerie instantanée en entreprise par l’employeur 

La crise sanitaire et le confinement ont fortement contribué à l’adoption de nouveaux outils collaboratifs et de solutions de travail à distance au sein des entreprises. Parmi eux, les outils de messagerie instantanée tels que Teams, Zoom ou Skype ont permis de simplifier les échanges entre salariés.    

Les questions du droit au respect de la vie privée et du secret des correspondances ont été régulièrement traitées par les tribunaux pour encadrer la consultation des emails issus de la messagerie électronique professionnelle d’un salarié.   

Elles s’étendent désormais aux nouveaux outils de communication.   

Messagerie instantanée en entreprise : ce que prévoit la loi ! 

La Cour de cassation a récemment précisé que les messages échangés entre collègues sur la messagerie instantanée liée à la boîte mail professionnelle et qui ne sont pas identifiées comme personnels ne revêtent pas un caractère privé.  

Les règles applicables aux emails semblent donc transposables aux conversations tenues sur la messagerie instantanée d’entreprise 

Les messages adressés par le salarié à l’aide de l’outil informatique mis à disposition par l’employeur pour les besoins de son travail sont présumés avoir un caractère professionnel. Lorsque le salarié n’a pas identifié ces messages comme étant personnels, l’employeur peut les consulter sans sa présence.   

De plus, lorsque ces messages contiennent des propos insultants vis-à-vis de l’entreprise ou de l’employeur, ils peuvent être utilisés pour appuyer une procédure disciplinaire.   

Messagerie instantanée professionnelle : le conseil SBA Compta  

En matière de secret des correspondances, l’extension des principes applicables aux emails aux conversations tenues sur les messageries instantanées en entreprise est simple et a du sens.   

Lorsque les messages ne sont pas identifiés comme étant personnels, ils sont supposés relever de la sphère professionnelle et peuvent donc être consultés par l’employeur.   

N’hésitez pas à compléter votre charte informatique pour y intégrer les règles applicables à l’utilisation des nouveaux outils de communication dans votre entreprise.   

Les experts en droit social SBA Compta vous accompagnent dans votre démarche. N’hésitez pas à nous interroger.   

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Pour en savoir plus :

Employeur et éthylotest : pouvez-vous contrôler l’alcoolémie des salariés ?  

Alcool au travail : interdiction et contrôle d'alcoolémie

La consommation d’alcool au travail est strictement encadrée. Seuls le vin, la bière, le cidre et le poiré sont tolérés sur le lieu de travail.  

Rappel :
Il est interdit de laisser entrer ou séjourner une personne en état d’ébriété sur le lieu de travail

Interdiction de l’alcool au travail 

L’employeur peut limiter, voire interdire, la consommation d’alcool sur le lieu de travail.  

Cette limitation doit être mentionnée dans le règlement intérieur – ou dans une note de service pour les entreprises qui ne disposent pas d’un règlement intérieur.  

Elle doit : 

  • être justifiée par la nature de l’activité – pour des raisons de sécurité, par exemple –, 
  • et être proportionnée au but recherché et ne pas porter une atteinte démesurée aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives. 

Utilisation d’un éthylotest par l’employeur 

L’employeur peut avoir recours à un éthylotest afin de contrôler l’alcoolémie des salariés de l’entreprise.  

Cette procédure de contrôle de l’alcoolémie en entreprise n’est admise que pour prévenir ou faire cesser une situation dangereuse.  

Le recours à l’éthylotest peut être prévu par le règlement intérieur s’il inclut les 3 points suivants :

  • l’introduction et la consommation d’alcool sur le lieu de travail sont interdites, 
  • les salariés qui peuvent être soumis à l’éthylotest sont précisés, 
  • et les modalités de réalisation d l’éthylotest sont définies : personne habilitée, présence d’un tiers, contre-expertise, etc. 

Alcool au travail : le conseil SBA Compta

La limitation ou l’interdiction de l’alcool dans votre entreprise peuvent vous permettre de réduire les risques d’accident et de contribuer à préserver la sécurité des salariés. Elles sont toutefois strictement encadrées.  

Si vous souhaitez pouvoir recourir à un éthylotest afin de contrôler le respect de cette interdiction d’alcool au travail, veillez à bien respecter les conditions et le formalisme prévus.

De plus, assurez-vous de :

  • bien déposer le règlement intérieur auprès du greffe du tribunal de prud’hommes
  • l’adresser à l’inspection du travail 
  • et de le communiquer par tout moyen aux salariés. 

Ces conditions sont nécessaires pour que vous puissiez sanctionner un salarié après avoir eu recours à un éthylotest.  

Par ailleurs, veillez à intégrer les risques liés à l’alcool dans le document unique d’évaluation des risques professionnels. N’hésitez pas à y mentionner les mesures de prévention que vous avez prises en concertation avec le médecin du travail.  

Les experts SBA Compta vous accompagnent dans la mise en place du document unique d’évaluation des risques professionnels. Ils vous conseillent et vous assistent également dans l’insertion de clauses spécifiques dans le règlement intérieur afin de limiter ou interdire la consommation d’alcool dans votre entreprise et vous permettre de recourir aux éthylotests. N’hésitez pas à nous interroger

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Pour en savoir plus :  

Réforme de la TVA à l’importation : ce qui change au 1er janvier 2022

TVA à l'importation : quels changements depuis le 1er janvier 2022

Depuis le 1er janvier 2022, l’autoliquidation de la TVA est généralisée à l’ensemble des entreprises redevables pour toutes les opérations d’importation. Cette réforme de la TVA à l’importation a de nombreux impacts pour les entreprises, particulièrement en matière de trésorerie et d’obligations déclaratives.

SBA Compta vous propose une synthèse des impacts de cette mesure sur la fiscalité de votre entreprise.

Qu’est-ce qu’une importation ?

Une importation correspond à l’entrée sur le territoire de l’Union européenne d’une marchandise en provenance d’un pays tiers.

Ainsi, les importations ne doivent pas être confondues avec les acquisitions intracommunautaires. Ces dernières qui désignent un flux de marchandises entre deux États membres de l’Union européenne.

Entreprises concernées par la réforme

Toutes les entreprises importatrices sont concernées par la TVA à l’importation et ce, dès la déclaration de TVA de janvier réalisée en février 2022.

Notons que même les entreprises qui bénéficient de la franchise en base de TVA – c’est-à-dire qui sont exonérées de la déclaration et du paiement de la TVA sous réserve de respecter certains seuils – devront désormais établir des déclarations de TVA uniquement pour les besoins de la TVA à l’importation.

Par ailleurs, pour le régime de franchise en base de TVA, le redevable doit contacter le service des impôts dont il dépend afin de demander qu’un numéro de TVA intracommunautaire lui soit attribué.

Autoliquidation de la TVA : définition

L’autoliquidation de la TVA consiste à collecter et déduire la TVA au même moment.

Ce mécanisme permet d’éviter le décalage entre le paiement de la TVA collectée et sa déduction qui était opérée le mois suivant et avait un impact sur la trésorerie des entreprises.

Exemple :
Une société importatrice achète des marchandises en Chine. Son achat est grevé de 1000 € de TVA à l’importation. Au moment du passage en Douane lors de l’entrée sur le territoire français, l’entreprise ne collecte pas la TVA sur la facture du transitaire.

Le mois suivant, l’entreprise importatrice réalise sa déclaration de TVA mensuelle. Elle va donc déclarer 1000 € de TVA collectée à l’importation et déduire en même temps 1000 € de TVA à l’importation. Ce mécanisme est donc neutre fiscalement.

Autoliquidation de la TVA à l’importation : nouvelle règlementation

À compter du 1er janvier 2022, le principe d’autoliquidation de la TVA est généralisé, obligatoire et automatique pour toutes les opérations d’importation.

Jusqu’alors, dans le régime de droit commun, les modalités de déclaration et de paiement de la TVA à l’importation entrainaient un décalage de trésorerie pour les entreprises. En effet, l’entreprise importatrice s’acquittait de la TVA immédiatement lors de l’importation, ce qui entrainait une sortie de trésorerie. Elle devait ensuite attendre sa prochaine déclaration de TVA – CA3 ou CA12 – pour la déduire.

Notons qu’un régime dérogatoire relativement peu utilisé permettait de demander une autorisation du service des douanes pour autoliquider la TVA sur les opérations d’importation.

TVA & importation : évolution des obligations déclaratives

La réforme de la TVA à l’importation a un impact majeur sur les pratiques déclaratives des entreprises redevables.

Date limite de déclaration de la TVA à l’importation

En effet, à compter du 1er janvier 2022, la TVA à l’importation devra être déclarée sur la déclaration de TVA CA3.

Toutes les entreprises qui réalisent des importations sont désormais soumises à une date d’échéance maximale unique fixée au plus tard le 24 du mois – ou du trimestre – qui suit le dédouanement.

Auparavant, les entreprises importatrices devaient déposer leur déclaration de TVA entre le 15 et le 24 du mois suivant le dédouanement.

Pré-remplissage partiel de la CA3

L’administration des Douanes extrait un certain nombre de données communiquées à la DGFiP pour pré-remplissage des données.

Le contribuable demeure toutefois le seul responsable des montants déclarés. Il lui appartient de vérifier notamment sur le portail de l’Administration des Douanes (ProDouane), en cours d’ouverture, la liste détaillée des opérations reportées sur la déclaration de TVA.

Votre Business Coach SBA Compta réalise pour vous les opérations de contrôle et de validation de votre déclaration de TVA afin de sécuriser la fiscalité de votre entreprise.

Changement de régime d’imposition : qui est concerné ?

Les entreprises qui bénéficient du régime simplifié d’imposition sont tenues d’opter pour le régime réel normal dès lors qu’elles réalisent des importations en France.

Il convient donc pour les entreprises importatrices qui bénéficient du régime simplifié de se rapprocher de leur SIE pour demander à changer de régime d’imposition et à entrer de plein droit dans le régime réel normal.

On notera que les entreprises qui payent jusqu’à 4 000 € de TVA annuelle ont la possibilité de demander à passer au régime réel d’imposition trimestriel pour alléger les obligations déclaratives.

Bon à savoir : 
Le changement de date d’échéance et de régime de TVA intervient lors de la première importation constatée et est maintenu pendant un an. À l’issue de cette période, l’entreprise qui n’aurait plus recours aux importations pourra demander auprès de son SIE de revenir à son ancien régime.

Nouvelle autorité compétente

La gestion et le recouvrement de la TVA applicable aux importations sont transférés de la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) à la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

Le conseil SBA Compta:
Cette évolution de la réglementation qui encadre la TVA à l’importation a un impact majeur sur les modalités déclaratives des entreprises redevables : date d’échéance, régime d’imposition, etc.

Elle doit également permettre de limiter l’impact sur leur trésorerie grâce à la généralisation du mécanisme d’autoliquidation de la TVA.

Votre Business Coach SBA Compta vous accompagne pour anticiper l’impact de cette réforme sur votre fiscalité et vous informe de son impact sur vos obligations déclaratives. N’hésitez pas à nous interroger.

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Pour en savoir plus :

Une actualité proposée par :
Aurélie Cohen
Directrice de missions chez SBA Compta
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