Loi de finances pour 2026 : quels impacts pour les entreprises ?

La loi de finances pour 2026 a – enfin ! – été publiée au Journal Officiel du 20 février 2026.

Dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, elle emporte de nombreuses mesures susceptibles d’avoir un impact direct sur la fiscalité de votre entreprise.

Holdings patrimoniales : nouvelle taxe sur les actifs non professionnels

Une nouvelle taxe sur les holdings est créée pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2026.

Elle s’applique aux actifs non professionnels immobiliers et aux biens « somptuaires » tels que les yachts, voitures de sport, objets d’art, vins, chevaux de course, bijoux, certains logements, etc. Son taux est fixé à 20 %.

Les holdings qui ont leur siège social en France et sont assujetties à l’IS sont concernées lorsque :

  • la valeur vénale de l’ensemble des actifs qu’elles détiennent est supérieure ou égale à 5M€,
  • au moins une personne physique détient, de manière directe ou indirecte, une fraction des droits de vote ou des droits financiers égale ou supérieure à 50 % ;
  • elles perçoivent des revenus passifs représentant plus de 50 % du montant cumulé des produits d’exploitation et des produits financiers, hors reprises de provisions et amortissements.

Les revenus passifs correspondent, par exemple, à des dividendes, des redevances de concessions, des produits de droits d’auteurs, des loyers…

Les sociétés holdings établies hors de France peuvent également être concernées lorsque l’un des associés, personne physique, a son domicile fiscal en France.

Hausse de la CSG sur les revenus du capital

Le taux de la CSG sur la plupart des revenus du capital augmente de 9,2 % à 10,6 %. De plus, le taux des prélèvements sociaux passe de 17,2 % à 18,6 % :

La flat tax passe donc à 31,40 %.

Les revenus du patrimoine de l’année 2025 sont concernés et les revenus de placement à compter du 1er janvier 2026.

Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises

La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE) est reconduite.

Les ETI sont épargnées grâce au relèvement du seuil d’assujettissement de 1 à 1,5 milliard d’euros.

La base imposable sera calculée sur la moyenne de l’impôt sur les sociétés dû sur les deux derniers exercices, 2025 et 2026, avec un acompte de 98 % de la contribution versé en même temps que le dernier acompte d’IS – soit le 15 décembre 2026 pour les clôtures au 31 décembre 2026.

Les taux demeurent inchangés :

  • 20,60 % pour les entreprises dont le CA est compris entre 1,5 et 3 milliards d’euros ;
  • 41,20 % pour celles dont le CA excède 3 milliards d’euros.

Durcissement des sanctions liées à la réforme de la facturation électronique

Les montants des amendes prévues en cas de non-respect des obligations liées à la réforme de la facturation électronique sont augmentés :

  • Non-respect de l’obligation d’émission de factures électroniques : l’amende est fixée à 50 € par facture (contre 15 € jusqu’alors) avec un plafond annuel de 15 000 €.
  • Non-respect de l’obligation de e-reporting : l’amende est portée de 250 € à 500 € avec un plafond annuel de 15 000 €.

En l’absence de souscription à une plateforme agréée pour la réception de factures électroniques, votre entreprise est susceptible de recevoir une mise en demeure de l’administration avec un délai de 3 mois pour vous mettre en conformité. Une amende de 500 € pourra vous être infligée à l’issue de ce délai de 3 mois si vous n’êtes toujours pas en conformité. Des amendes récurrentes de 1 000 € sont prévues ensuite.

Rappelons que les échéances pour la mise en conformité de votre entreprise au regard de la réforme de la facture électronique sont :

  • Le 1er septembre 2026 pour la réception de factures électroniques pour toutes les entreprises,
  • Et le 1er septembre 2027 pour l’émission de factures électroniques pour les TPE et PME, ainsi que pour le e-reporting.

Consultez notre article dédié à la réforme de la facture électronique.

Bon à savoir :

Votre expert-comptable SBA Compta vous accompagne dans la mise en conformité de votre entreprise avec la réforme de la facture électronique.

Toutes les entreprises que nous accompagnons ont reçu un mandat à signer électroniquement afin de nous confier leur inscription sur l’annuaire public et le choix de leur Plateforme Agréée (PA).

Refonte du Pacte Dutreil

L’exonération de droits de mutation à titre gratuit appliquée aux transmissions d’entreprises familiales – aussi appelée pacte Dutreil – est réduite.

L’assiette des biens concernés est réduite. Ainsi, les biens somptuaires qui ne sont pas exclusivement affectés à l’activité opérationnelle sont exclus : biens affectés à l’exercice de la chasse ou la pêche, véhicules de tourisme, yachts, bijoux, objets d’art, chevaux de course ou de concours, vins et alcool, logements et résidences…

Par ailleurs, pour les sociétés, l’engagement individuel de conservation des titres passe de 4 à 6 ans. La durée totale d’engagement de détention – collectif puis individuel – passe donc de 6 à 8 ans.

Dispositif Jeune Entreprise Innovante (JEI)

La LF2026 crée un statut de Jeune Entreprise Innovante à Impact.

Les dépenses en R&D de ces entreprises doivent représenter entre 5 et 20 % de leurs dépenses et elles doivent répondre à des critères d’utilité sociale prévus par la Loi.

Le statut JEI permet notamment de bénéficier, lors de la souscription en numéraire au capital de l’entreprise, de la réduction IR-PME renforcée au taux de 40 % dans la limite de 50 000 € pour une personne seule ou 100 000 € pour un couple.

Les entreprises JEI bénéficient également d’une exonération d’impôts locaux et du remboursement immédiat de leurs créances liées au crédit impôt recherche (CIR) et crédit impôt innovation (CII).

Crédit d’impôt au titre de l’investissement dans l’industrie verte (C3IV)

Le crédit d’impôt au titre de l’investissement dans l’industrie verte est prorogé pour 3 ans, soit jusqu’au 31 décembre 2028.

Dispositif d’apport-cession

Le dispositif d’apport-cession, qui permet un report d’imposition des plus-values d’apport de titres à des sociétés contrôlées par l’apporteur, est durci.

Ainsi, le seuil de réinvestissement est porté à 70 % – contre 60 % jusqu’alors – et le délai de réemploi du produit de cession des titres est porté de 2 à 3 ans. Les activités financières sont exclues du champ de réinvestissement.

La durée de conservation des actifs acquis lors du réinvestissement est allongée à 5 ans – contre 1 an auparavant. 

Amortissement des fonds de commerce

La déduction fiscale de l’amortissement des fonds commerciaux est prolongée pour les acquisitions jusqu’au 31 décembre 2029.

Le conseil SBA Compta :

Votre expert-comptable SBA Compta vous accompagne pour évaluer l’incidence des évolutions de la réglementation fiscale sur votre entreprise. 

Nos experts fiscaux et patrimoniaux travaillent main dans la main pour vous garantir une approche globale, équilibrée et qui serve les objectifs de votre entreprise, comme vos intérêts personnels. N’hésitez pas à nous interroger.

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Pour en savoir plus :

LOI n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026

Directive sur la transparence salariale : quels impacts pour votre entreprise en 2026 ?

Transparence salariale dans les entreprises

L’Union Européenne a adopté en 2023 une directive sur la transparence salariale qui doit être transposée en droit français avant le 7 juin 2026. L’objectif de ce texte est d’améliorer la transparence sur les rémunérations afin de réduire les inégalités salariales hommes/femmes.

Concrètement, pour les entreprises, ce texte introduit de nouvelles contraintes en matière de gestion des ressources humaines.

SBA Compta vous propose une synthèse des principaux enjeux de la réforme.

Quelles obligations en matière de transparence salariale en 2026 ?

Transparence salariale dans le recrutement

Les entreprises devront désormais indiquer dans les offres d’emploi et avant le premier entretien la rémunération proposée pour le poste – a minima sous forme de fourchette.

Il sera désormais interdit aux recruteurs de demander aux candidats la rémunération qu’ils percevaient dans leurs derniers emplois.

Droit d’information des salariés

Les employeurs devront communiquer aux salariés les critères utilisés pour déterminer :

  • la rémunération,
  • les niveaux de rémunération,
  • la progression de la rémunération – les entreprises de moins de 50 salariés pourraient être dispensées sur ce dernier point.

Les salariés pourront également obtenir, sur demande expresse, par écrit et dans un délai de deux mois, des informations sur leur rémunération individuelle, les niveaux de rémunération moyens, ventilés par sexe, pour les catégories de travailleurs accomplissant le même travail ou un travail de même valeur.

L’employeur devra rappeler chaque année à tous les travailleurs leur droit à recevoir ces informations ainsi que les modalités pour exercer ce droit.

En revanche, les salariés ne pourront pas demander à connaitre la rémunération de leurs collègues.

Obligation de reporting

Les entreprises de plus de 100 salariés devront réaliser des reporting sur les rémunérations.

La fréquence de reporting et l’année d’entrée en vigueur de l’obligation diffèrent selon l’effectif de l’entreprise afin de permettre aux plus petites d’entre elles de d’adapter.

Les écarts de plus de 5 % entre les rémunérations qui ne pourraient être justifiés par des critères « non sexistes et dépourvus de tout parti pris » entraineront une obligation de correction.

Égalité salariale : renversement de la charge de la preuve

Avant la directive européenne, le salarié devait prouver que l’employeur avait enfreint les règles concernant l’égalité salariale pour obtenir réparation.

La directive prévoit un renversement de la charge de la preuve en matière de rémunération.

Ainsi, lorsqu’elle sera transposée en droit français, lorsqu’un salarié s’estimera lésé par un défaut d’application du principe d’égalité des rémunérations, il reviendra à l’employeur de prouver qu’il n’a pas pratiqué de discrimination.

Le conseil SBA Compta :

La transcription prochaine de la directive européenne en droit français invite à anticiper ses impacts pour votre entreprise.

Nous vous conseillons de revoir dès à présent vos procédures en matière de ressources humaines. Veillez notamment à formaliser les critères d’évaluation des salariés de votre entreprise.

N’hésitez pas également à revoir vos grilles de rémunération afin d’identifier d’éventuelles disparité, d’identifier les raisons de ces différences et les critères de progression des salariés moins rémunérés.

Vous gagnerez également à revoir vos modèles d’offres d’emploi pour intégrer des fourchettes de rémunération. Veillez également à prévoir l’information annuelle de vos effectifs quant à leur droit de demander des informations sur leur rémunération.

Au-delà de la complexité supplémentaire en matière de gestion RH, la transposition de la directive européenne en droit français pourrait créer des tensions au sein de vos équipes, susciter de l’incompréhension, de la démotivation, voire des départs.

Un plan de communication interne sera absolument nécessaire afin d’expliquer le cadre de la réforme et sa mise en œuvre au sein de votre entreprise.

Les experts en droit social SBA Compta vous accompagnent et sécurisent la gestion sociale de votre entreprise. N’hésitez pas à nous interroger.

 

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Pour en savoir plus :

Directive (UE) 2023/970 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 visant à renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’application du droit

Facture électronique : comment préparer votre entreprise ? – Mise à jour 2025 

Le passage à la facture électronique est sur toutes les lèvres depuis plusieurs mois. Et pour cause ! L’organisation administrative, comptable et fiscale de toutes les entreprises va être bouleversée par cette évolution.

Facture électronique : qui est concerné ? Quel est le contenu de la réforme ?

✅ Comment se préparer au passage à la facture électronique dans votre entreprise ?

SBA Compta vous propose un tour d’horizon de cette mesure.

Facture électronique : qu’est-ce que c’est ?

Une facture électronique n’est pas un simple PDF transmis par email.

Le Code général des impôts définit une facture électronique comme une facture émise, transmise et reçue sous une forme dématérialisée et qui comporte nécessairement un socle minimum de données sous forme structurée.

Remarque :

Un simple PDF n’est pas un format structuré car ses données ne sont pas directement exploitables par un ordinateur.

Les formats structurés, correspondent à des formats XML répondant à une norme européenne. Ils permettent la compréhension, le classement et l’interprétation des données par les machines. Il existe trois formats structurés : UBL, CII, ou Factur-X.

 

La facture électronique doit être adressée au client par l’intermédiaire d’une plateforme de dématérialisation.

En effet, les factures transmises par voie électronique ne sont valables qu’à condition que soient garanties :

  • l’authenticité de leur origine – émetteur identifié –,
  • l’intégrité de leur contenu – non modifiable –,
  • et leur lisibilité.

Quelles évolutions dans la transmission d’informations ?

La réforme porte deux enjeux complémentaires de transmission d’informations :

  • « L’e-invoicing» correspond à la facturation électronique telle que présentée ci-dessus.
  • « L’e-reporting» est la transmission à l’administration d’informations relatives à des opérations commerciales qui ne sont pas concernées par la facturation électronique.
    Par exemple, les ventes aux particuliers, les transactions à l’étranger, etc.

L’e-reporting est complémentaire à la facturation électronique. Combinées, ces deux modalités de transmission de l’information permettent d’avoir une vue d’ensemble de l’activité économique d’une entreprise.

Facturation électronique : qui est concerné ?

Toutes les entreprises assujetties à la TVA sont concernées par cette réforme.

Remarque :
Attention, vous pouvez ne pas être redevable la TVA mais y être assujettis. C’est le cas notamment si vous bénéficiez de la franchise en base.

Aucune dérogation en fonction du chiffre d’affaires, de la forme juridique ou du régime d’imposition n’est prévue. Les entreprises bénéficiant de la franchise en base sont également concernées, y compris les indépendants ou les professions libérales. Les micro-entrepreneurs (ou auto-entrepreneurs) sont donc concernés par la réforme.  

Quelles sont les opérations concernées ? 

Les opérations concernées sont réparties en deux catégories : 

  • « L’e-invoicing » concerne l’ensemble des opérations d’achats et de ventes de biens et/ou de prestations de services réalisées entre des entreprises établies en France qui sont assujetties à la TVA dès lors qu’il s’agit d’opérations domestiques, c’est-à-dire qu’elles concernent le territoire national. 
  • « L’e-reporting » concerne la transmission à l’administrations d’informations relatives aux opérations qui ne sont pas concernées par la facturation électronique.  Les entreprises soumises à la TVA en France, qui commercent avec des particuliers – et plus largement des non assujettis – ou avec des entreprises établies à l’international, sont donc concernées. Les données à transmettre incluent notamment le montant de l’opération ou le montant de la TVA facturée. 

Quel est le calendrier de la réforme ?

Le déploiement de la facturation électronique est progressif et tient compte de la taille de l’entreprise :  

  • À compter du 1er septembre 2026 : 
    • La réception de factures électroniques pour l’ensemble des assujettis, 
  •  
    • et l’émission de factures électroniques pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire – moins de 5 000 salariés et CA annuel inférieur à 1 500 M€ ou total bilan inférieur à 2 000 M€. 
  • À compter du 1er septembre 2027 : l’émission de factures électroniques pour les PME – moins de 250 salariés et CA annuel inférieur à 50M€ ou total bilan inférieur à 43 M€ – et microentreprises. 

L’obligation d’e-reporting suit le même calendrier de mise en place.  

Ainsi, tous les assujettis doivent être prêt à recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée dès septembre 2026 ! 

Concrètement… comment ça marche ?

Pour émettre une facture électronique, les recevoir et transmettre vos données de transaction à l’administration, vous devrez choisir une plateforme agréée (PA) 

Les plateformes agréées – anciennement appelées PDP, plateforme de dématérialisation partenaires – sont des entreprises privées immatriculées par l’État qui proposent des services sécurisés et garantis de facturation électronique et de transmission des données. 

Aujourd’hui, plus de 100 plateformes sont immatriculées sous réserves. Leur liste est consultable sur le site impôts.gouv.fr 

Bon à savoir :

L’État a déclaré dans un communiqué de presse le 15 octobre 2024 abandonner le développement du PPF (Portail Public de Facturation) en tant que plateforme de facturation électronique.  

Le fonctionnement de ce dernier est recentré sur la gestion de l’annuaire central qui permet d’identifier les PA choisies par les entreprises et sur la concentration des données de facturation, de transaction et de paiement pour les communiquer à l’administration fiscale. 

Comment mettre en place la facture électronique dans votre entreprise ?

Le déploiement de la facturation électronique dans votre entreprise nécessitera de choisir les outils adaptés : logiciel de facturation et/ou plateforme (PDP ou PPF) adaptée à vos pratiques.

Cette évolution vous conduira certainement à faire évoluer vos méthodes de travail et vos procédures de gestion administrative.

En effet, le passage à la facture électronique a un impact direct sur :

  • la collecte de factures ;
  • l’émission de vos factures ;
  • la gestion des paiements clients et fournisseurs.

La première étape pour vous préparer au passage à la facture électronique est de conduire un diagnostic initial au sein de votre entreprise.

De nombreuses questions méritent d’être explorées : recevez-vous des factures papier de certains de vos fournisseurs ? Éditez-vous vos propres factures via un logiciel dédié ou sur Excel ? Offrez-vous la possibilité à vos clients de vous régler simplement en ligne à la réception de vos factures ? Avez-vous automatisé la relance de vos clients ?

Par ailleurs, la sécurisation des données présentes dans votre fichier clients est nécessaire. Cette étape peut être initiée dès aujourd’hui en vous assurant que vous disposez d’informations fiables sur le numéro SIREN, le numéro de TVA, l’adresse du siège social… de tous vos clients.

Bon à savoir :

Votre expert-comptable est reconnu comme partenaire de confiance de l’administration fiscale.

Cette reconnaissance vous permet de nous mandater pour inscrire votre entreprise sur la plateforme agréée la mieux adaptée à vos besoins ainsi que dans l’annuaire centralisé. 

Pour les artisans et TPE du BTP, Batappli facilite déjà le passage à la facture électronique. Ce logiciel de devis et de facturation, membre du groupe ISAGRI depuis 2018, s’appuie sur la plateforme eFacture opérée par Cecurity.

Quelles sanctions en cas de non-conformité à la facture électronique ? 

Enfin, en cas de non-respect de l’obligation de facturation électronique, vous pourrez être sanctionné d’une amende de 15 € par facture, dans la limite de 15 000 € par année civile. Par exemple, l’envoi par email d’une facture au format PDF pourra entrainer une amende de 15 €.  

Les manquements aux obligations de e-reporting seront sanctionnés d’une amende de 250 €, plafonnées à 15 000 € par année civile également.  

Notons que ces sanctions pourraient être fortement durcies dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026. 

Le conseil SBA Compta :

La facture électronique est un changement d’ampleur que nous vous conseillons d’anticiper dès aujourd’hui avec votre expert-comptable. Son impact sur vos méthodes de travail, vos procédures, vos outils de gestion administrative et financière sera significatif.  

Dès le 1er septembre 2026, les grandes entreprises telles que votre fournisseur d’énergie, votre opérateur de téléphonie, etc. vous enverront leurs factures au format électronique. Pour les recevoir, vous devrez a minima avoir créé un compte de réception sur l’une des plateformes agrées (PA) par l’État et inscrire votre entreprise dans l’annuaire public.  

Rappelons que votre expert-comptable est reconnu comme partenaire de confiance de l’administration fiscale et identifié en tant qu’acteur clé dans l’accompagnement des entreprises pour l’adoption de la réforme. Cette reconnaissance vous permet de nous mandater pour inscrire votre entreprise sur la plateforme agréée la mieux adaptée à vos besoins via accord formel, ainsi que dans l’annuaire centralisé. 

Nous vous conseillons vivement de ne pas souscrire à l’offre d’une plateforme agréée sans consulter votre expert-comptable au préalable. En effet, il pourra vous aider à évaluer la compatibilité de la solution que vous envisagez avec vos obligations, votre activité, vos logiciels… Il sera également à-même d’apprécier l’interopérabilité de la PA avec les logiciels de production comptable afin d’assurer une transmission fluide et sans surcoût de vos informations comptables.  

SBA Compta vous accompagne et vous conseille dans votre passage à la facture électronique et la mise en conformité de votre entreprise. Vous pouvez d’ores et déjà nous mandater pour assurer votre souscription à une plateforme agréée et l’inscription de votre entreprise sur l’annuaire centralisé. N’hésitez pas à nous interroger. 

 

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Pour en savoir plus :

Décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022 relatif à la généralisation de la facturation électronique dans les transactions entre assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée et à la transmission des données de transaction 

LOI n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022 

Arrêté du 7 octobre 2022 relatif à la généralisation de la facturation électronique dans les transactions entre assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée et à la transmission des données de transaction 

Ordonnance n° 2021-1190 du 15 septembre 2021 relative à la généralisation de la facturation électronique dans les transactions entre assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée et à la transmission des données de transaction 

FAQ Facturation électronique 

Le projet de loi de finances pour 2026 

Les erreurs SEO qui coûtent (vraiment) cher aux TPE

erreurs seo tpe

Vous avez investi dans un site internet. Peut-être même fait appel à un prestataire pour “travailler votre visibilité”. Pourtant, les appels n’augmentent pas. Les devis stagnent. Et vous vous demandez si “ça marche vraiment, le SEO”.

Chaque jour, des TPE passent à côté de clients et donc de revenus à cause d’erreurs SEO invisibles. Pas des bugs techniques, mais des choix mal pilotés, des signaux ignorés, des contenus qui ne parlent pas aux bons publics.

Ces erreurs ne font pas de bruit, mais elles ont un coût. Un vrai.

En tant que dirigeant, votre rôle est de veiller à la rentabilité globale de votre activité. Et en tant qu’expert-comptable, notre rôle est aussi de vous alerter sur ce qui freine votre développement, même en dehors des lignes de votre bilan.

Et si le vrai rôle de votre expert-comptable, c’était aussi celui-ci ?

Vous ne suivez pas votre SEO ligne à ligne comme un compte de résultat. Pourtant, c’est souvent là que se glissent des pertes invisibles : absence de demandes entrantes, investissements digitaux inefficaces, dépendance aux réseaux sociaux.

Chez SBA Compta, notre métier ne s’arrête pas à clôturer vos comptes. Il commence là où les chiffres vous posent question. Quand vous sentez un décalage entre vos efforts et vos résultats, notre rôle est aussi de vous aider à mettre des mots et des chiffres sur ce qui freine.

Un site qui ne convertit pas, c’est une alerte. Comme un poste de charge mal maîtrisé. Et notre métier, c’est justement de les repérer.

1. Négliger les bases techniques : un site lent ou mal indexé, c’est de l’argent perdu

Les fondations techniques d’un site web sont invisibles… jusqu’au moment où elles coûtent. Temps de chargement trop long, pages non indexées par Google, balises manquantes, erreurs 404 en cascade : autant de signaux qui plombent la visibilité d’un site. Et si votre entreprise ne ressort pas sur Google, elle n’existe pas pour vos clients potentiels.

Un site mal optimisé n’est pas juste un problème d’image. C’est un manque à gagner réel, quotidien, souvent sous-estimé.

Les impacts économiques concrets

  • Vous apparaissez derrière vos concurrents sur Google = vos prospects vont chez eux.
  • Vos campagnes pub envoient vers un site lent = vous payez plus pour moins de conversions.
  • Vos contenus ne sont pas indexés = vos efforts éditoriaux sont invisibles.
  • Vous payez un site vitrine sans retour business = investissement à perte.
  • Vous donnez une image peu fiable = perte de crédibilité, surtout en B2B.

Le conseil

“Ce n’est pas à nous, experts-comptables, de corriger un bug SEO. Mais c’est à nous de vous alerter quand on voit que vos investissements ne génèrent rien.”

Faites auditer techniquement votre site une fois par an, comme vous le faites pour vos comptes. Et surtout, reliez votre performance digitale à vos indicateurs économiques : trafic = prospects = devis = ventes. Si cette chaîne est cassée, vous perdez plus qu’un peu de visibilité.

2. Produire du contenu sans stratégie : publier pour publier = budget gaspillé

“Poster un article parce qu’il faut “être visible”, c’est comme lancer une campagne publicitaire sans message ni cible : ça fait du bruit, mais pas de résultat.”

Beaucoup de TPE pensent qu’alimenter un blog ou poster régulièrement suffit à améliorer leur visibilité. Pourtant, sans stratégie claire, ces contenus deviennent des coquilles vides : mal ciblés, mal référencés, mal exploités. Résultat : du temps et de l’argent dépensés pour zéro impact.

Les pertes concrètes

  • Rédacteurs ou agences payés… sans retour mesurable.
  • Perte de temps interne à produire des contenus inutiles.
  • Manque d’alignement entre le contenu et les objectifs commerciaux.
  • Risque d’envoyer un message flou voire contradictoire à votre audience.
  • Découragement face à une “stratégie de contenu” qui ne fonctionne pas.

Le conseil

“Produire sans mesurer, c’est risquer de répéter les mêmes erreurs invisibles. En SEO, ce qu’on ne suit pas peut vite devenir ce qu’on perd.”

Même si vous déléguez la création de contenu, vous devez garder une vue d’ensemble sur ses performances. Pas besoin de devenir un spécialiste, mais d’utiliser les bons outils pour comprendre où va votre argent.

Un outil SEO comme SE Ranking vous permet, en quelques clics, de suivre votre position sur Google, l’évolution de votre trafic, ou les performances de chaque page. Un vrai tableau de bord pour savoir si votre investissement en contenu génère des résultats ou s’il faut revoir la stratégie.

3. Ne pas suivre ses performances : piloter à l’aveugle nuit à la rentabilité

Beaucoup de dirigeants pensent que le SEO met “du temps à fonctionner” et qu’il faut juste “attendre que ça prenne”. En réalité, c’est le suivi régulier des performances qui permet de distinguer une stratégie efficace d’un gouffre financier.

Sans tableaux de bord, sans indicateurs, sans reporting… impossible de savoir ce qui marche. Et impossible d’optimiser. Le SEO devient alors un poste de dépense flou — donc une source de frustration, voire d’abandon.

Le conseil

“Un budget mal piloté, c’est une stratégie qui coûte plus qu’elle ne rapporte. Même en SEO.”

Vous ne pouvez pas piloter à l’aveugle. Utilisez un outil pour suivre vos mots-clés, voir ce qui attire du trafic, et comprendre où se trouvent les opportunités. Votre expert-comptable peut vous aider à intégrer ces données dans votre réflexion stratégique globale : rentabilité, arbitrage budgétaire, retour sur investissement.

4. Cibler les mauvais mots-clés : apparaître là où vos clients ne cherchent pas

Être premier sur Google ne sert à rien si personne ne tape les mots que vous ciblez. La vraie visibilité, c’est celle qui attire vos clients idéaux.

Certaines entreprises se réjouissent d’apparaître dans les premiers résultats… mais sur des requêtes inutiles. Parfois trop génériques, parfois trop techniques, ou tout simplement pas en lien avec l’intention réelle du client. Résultat : du trafic sans valeur, qui n’achète pas, ne demande pas de devis, ne reste même pas sur le site.

Cibler les mauvais mots-clés, c’est comme mettre une enseigne dans la mauvaise rue : vous êtes visible, mais pas trouvé par les bonnes personnes.

Les impacts concrets pour une TPE

  • Trafic élevé mais taux de conversion nul = illusion de performance.
  • Confusion dans l’esprit du client sur ce que vous proposez réellement.
  • Risque d’attirer un public non qualifié → perte de temps commerciale.
  • Sentiment d’avoir “tout essayé” sans comprendre pourquoi ça ne marche pas.

5. Ignorer le SEO local : une TPE invisible dans sa propre ville

“Vous cherchez des clients à 10 km… mais vous êtes invisible à 10 clics. Le SEO local est souvent le levier oublié, alors qu’il est vital pour les TPE.”

Pour une entreprise locale (artisan, cabinet, commerce, prestataire de services)  le référencement local est une source directe de clients. Pourtant, beaucoup négligent leur fiche Google Business Profile, leur présence sur les cartes, ou les mentions locales sur leur site. Résultat : votre voisin voit vos concurrents en premier… pas vous.

Être mal référencé localement, c’est perdre des appels, des visites, des contrats, au profit d’autres parfois moins compétents mais mieux visibles.

Ce que coûte l’absence de SEO local

  • Vous n’apparaissez pas sur “[activité] + ville” = appels manqués.
  • Vous êtes absent des cartes Google = perte de trafic physique.
  • Vous ne récoltez pas d’avis = perte de crédibilité numérique.
  • Vos concurrents captent toute la demande locale sans effort.
  • Vous ne profitez pas de requêtes à fort taux de conversion (“près de chez moi”).

Le conseil

“Le SEO local, c’est votre zone de chalandise digitale. Si vous ne l’occupez pas, d’autres le feront.”

Ajoutez votre ville dans vos titres, vos balises, vos pages-clés. Mettez à jour votre fiche Google. Collectez des avis clients. Ce sont des actions simples, peu coûteuses, mais qui transforment un site passif en générateur de rendez-vous locaux.

6. Ignorer l’impact de l’IA sur le SEO

“L’IA ne vous remplace pas encore, mais elle change déjà la manière dont vos clients trouvent ou ne trouvent plus… votre entreprise.”

L’arrivée de l’IA générative transforme radicalement le comportement de recherche. Les réponses “directes” dans les moteurs de recherche réduisent le trafic vers les sites web classiques. Les contenus généralistes, peu différenciés, sont désormais en concurrence avec des réponses instantanées générées par des robots.

Ignorer cette évolution, c’est continuer à produire du contenu qui sera ignoré demain, car trop banal, trop lent, ou mal ciblé.

Le conseil

Si vos contenus n’apportent rien de plus qu’un robot, vous êtes déjà en train de perdre la bataille de la visibilité.

Posez-vous cette question : pourquoi quelqu’un cliquerait-il sur mon site plutôt que d’avoir une réponse instantanée ailleurs ? Apportez du concret, du local, du vécu, de l’expertise humaine. L’IA génère du contenu, mais elle ne crée pas de relation ni de confiance. Vous, si.

Conclusion : ce que révèlent vraiment ces erreurs SEO

Ces erreurs ne parlent pas seulement de SEO. Elles parlent de gestion.

  • Pas de mots-clés clairs ? Souvent, c’est un positionnement flou.
  • Un contenu qui n’attire pas ? C’est peut-être une offre mal perçue.
  • Pas de mesure, pas d’indicateur ? C’est l’absence de pilotage structuré.

En réalité, le SEO peut agir aussi comme un miroir : il reflète l’organisation, la clarté, la cohérence d’une entreprise. Et ces signaux, même invisibles à première vue, un expert-comptable attentif peut les repérer.

Comme un bon bilan, le SEO demande anticipation, structure, suivi. Comme un prévisionnel, il repose sur une vision long terme. Et comme la compta, il ne se sous-traite pas en aveugle : il s’appuie sur une compréhension claire des enjeux et des résultats attendus.

Nouveau PCG 2025 : quelles évolutions ? quels impacts pour vos comptes annuels ?

Déficit fiscal

Le plan comptable général (PCG) connaît plusieurs évolutions importantes qui entreront obligatoirement en application pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025.

Cette réforme majeure va avoir un impact direct dans la présentation des comptes annuels de votre entreprise.

SBA Compta vous propose une synthèse des principaux changements.

Nouvelle définition du résultat exceptionnel

Définition

La définition du résultat exceptionnel est désormais plus stricte. Il est limité :

  1. 1. aux produits et charges qui résultent d’un événement « majeur et inhabituel »
    • Un événement est majeur lorsque ses conséquences sont susceptibles d’avoir une influence sur le jugement des lecteurs des états financiers.
    • Un événement est inhabituel s’il n’est pas lié à l’exploitation normale et courante de l’entité.

Un événement est présumé inhabituel lorsqu’un même événement ne s’est pas produit au cours des derniers exercices et qu’il est peu probable qu’il se reproduise au cours des prochains exercices. De plus, l’appréciation du caractère majeur et inhabituel d’un événement est spécifique à chaque entité

Sont comptabilisés en résultat exceptionnel les produits et les charges directement liés à l’événement majeur et inhabituel qui n’auraient pas été constatés en l’absence de cet événement.

⚠️ Les aides, les remboursements et les indemnités directement liés à l’événement majeur et inhabituel et reçus en compensation de charges d’exploitation sont classés en résultat d’exploitation.

Exemple :

Une entité subit un arrêt de sa production qualifié d’événement majeur et inhabituel.

Les charges supportées au cours de la période d’arrêt de production (loyers, charges de personnel, dotations aux amortissements…) auraient été supportées par l’entité indépendamment de l’arrêt de production.

Par conséquent, ces charges ne sont pas à classer en résultat exceptionnel et sont à inscrire dans le résultat d’exploitation. Par ailleurs, les remboursements et les indemnités d’assurance reçus directement en compensation de ces charges sont à classer en résultat d’exploitation.

 

Remarque :

Il convient de veiller au respect du principe de symétrie de traitement. Chaque charge doit être analysée individuellement et le traitement comptable du remboursement ou de l’indemnité doit être cohérent afin de préserver la lisibilité des états financiers.

Ainsi, en face d’une charge d’exploitation, la prise en charge figure en produit d’exploitation. De même, en face d’une charge exceptionnelle, le prise en charge figure en produit exceptionnel.

  1. 2. et aux éléments inscrits par nature.

Les éléments inscrits par nature en résultat exceptionnel sont ceux qui concernent des opérations liées aux changements de méthode portés en compte de résultat, aux écritures d’origine fiscale telles que les amortissements dérogatoires et aux corrections d’erreurs.

Quels impacts en comptabilité ?

Certaines opérations qui étaient auparavant comptabilisées en résultat exceptionnel vont devoir être comptabilisées à l’aide de nouveaux comptes créés à cet effet.

Le changement le plus significatif porte ainsi sur la comptabilisation des sorties d’immobilisations qui ne sera plus inscrite en résultat exceptionnel. En effet, les comptes 675 et 775 sont désormais remplacés :

  • par les comptes 657 et 757 en ce qui concerne les immobilisations incorporelles et corporelles,
  • et par les comptes 667 et 767 pour les immobilisations financières.

De même, les subventions d’équilibre et d’investissement voient leur compte modifié :

  • en cas de présence d’une subvention d’investissement, la quote-part reprise chaque année au compte de résultat ne sera plus comptabilisée en compte 777 mais portée au compte 747,
  • pour la subvention d’équilibre, il conviendra désormais d’utiliser le compte 742.

Quels impacts dans l’annexe ?

Une description des produits et des charges comptabilisés en résultat exceptionnel est fournir dans l’annexe des comptes annuels.

Pour chaque événement majeur et inhabituel à l’origine de l’inscription des produits et charges en résultat exceptionnel, il convient de fournir dans l’annexe :

  • la description de l’événement,
  • les montants déjà inscrits au cours des exercices antérieurs,
  • la nature des produits et charges inscrits au cours de l’exercice.

Quid des comptes consolidés ?

L’appréciation du caractère majeur et inhabituel d’un événement est spécifique à chaque entité. Un même événement, dans une circonstance spécifique, peut être qualifié de manière différente.

En l’absence de définition du résultat exceptionnel dans le règlement ANC n° 2020-01 relatif aux comptes consolidés, il convient de se référer à la notion de résultat exceptionnel définie par le PCG et d’apprécier cette notion au niveau du groupe.

Autres évolutions du PCG

Disparition du transfert de charges

Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, la technique du transfert de charges est supprimée. Plusieurs comptes sont supprimés et les modalités de comptabilisation des éléments suivants sont adaptées : inscription dans le mauvais compte, répartition des frais d’émission d’emprunts sur la durée de l’emprunt, indemnités d’assurance…

Modification du plan des comptes

La réforme prévoit la suppression du système abrégé et développé afin de conserver un seul plan de comptes.

Modèles d’états financiers

Par souci de simplification, seuls deux modèles sont conservés : un bilan en tableau avant répartition et un compte de résultat en liste.

Harmonisation des annexes

Les annexes comptables sont présentées sous forme de tableaux normés pour garantir une meilleure clarté et une homogénéisation.

Le conseil SBA Compta :

Cette réforme mérite toute votre attention ! En effet, comme toute réforme de la règlementation comptable, elle constitue un changement de méthode qui doit être explicitée en annexe lors de son entrée en application.

Par ailleurs, les modifications de présentation entrainées par la réforme doivent permettre de maintenir une comparaison suffisante entre la présentation des comptes « avant » et « après » sa mise en œuvre.

Ainsi, lors du premier exercice d’application, les entités présentent le bilan et le compte de résultat conformément aux modèles qui leurs sont applicables. Une mention spécifique doit être portée en annexe afin de souligner la mise en œuvre des règlements ANC n°2022-06 et 2023-03 (principes, règles et méthodes comptables).

De plus, le bilan et le compte de résultat de l’exercice précédent l’exercice de première application doivent être présentés selon les nouveaux modèles, le cas échéant, en procédant à des reclassements.

Enfin, la nouvelle définition du résultat exceptionnel introduite par la réforme du PCG 2025 restreint fortement son périmètre d’application. Ainsi, des éléments qui apparaissaient jusqu’alors dans le résultat exceptionnel pourraient désormais, selon la nouvelle définition de celui-là, être comptabilisés dans le résultat d’exploitation et dégrader le niveau d’EBE présenté dans les comptes de votre entreprise.

SBA Compta, votre expert-comptable digital, vous accompagne dans la mise en œuvre de cette réforme et dans le respect de vos nouvelles obligations comptables. Nous analysons avec vous les impacts spécifiques pour votre entreprise. N’hésitez pas à nous interroger.

 

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Pour en savoir plus :

Règlement ANC N° 2023-03 du 07 juillet 2023

Cadeaux de Noël en entreprise : règles et imposition

Cadeaux et bons d'achat offerts aux salariés

La fin d’année est une période propice aux actions de fidélisation de votre clientèle, comme de vos salariés. De nombreux dirigeants en profitent pour offrir des cadeaux de Noël à leurs clients ou partenaires d’affaire, ou encore des bons d’achat et chèques-cadeaux aux salariés de leur entreprise.

  • Quelle est la fiscalité applicable aux cadeaux clients ?
  • Quelles sont les règles applicables pour l’attribution de cadeaux ou bons d’achat à vos salariés ?

SBA Compta vous propose une synthèse de la réglementation applicable aux cadeaux de Noël en entreprise.

Cadeaux aux clients ou partenaires : fiscalité & déclarations

Déduction du bénéfice imposable

Les cadeaux offerts par l’entreprise à ses clients ou relations d’affaire peuvent être considérés comme une charge déductible du bénéfice imposable.

Pour cela, ils doivent respecter trois conditions :

  • La valeur des cadeaux ne doit pas être exagérée par rapport à la taille, au chiffre d’affaires de l’entreprise et aux usages de la profession.
  • Le cadeau ne doit pas être interdit par une disposition légale.
  • Les présents doivent être offerts dans l’intérêt direct de l’entreprise. Cette dernière doit pouvoir prouver leur utilité : fidélisation des clients par exemple…

Si ces conditions ne sont pas respectées, l’administration fiscale peut décider, à l’issue d’un contrôle fiscal, de réintégrer les charges liées à ces cadeaux dans le bénéfice imposable.

Récupération de la TVA

En principe, il n’est pas possible de déduire la TVA sur les cadeaux.

L’administration fiscale tolère toutefois la récupération de la TVA s’il s’agit de biens de très faible valeur – c’est-à-dire dont le prix d’achat n’excède pas 73 € TTC par an et par bénéficiaire. Au-delà de ce seuil, qui intègre les frais de port ou d’emballage, la TVA qui grève le cadeau n’est pas déductible.

Si, au cours de l’année, l’entreprise offre plusieurs cadeaux à un même client, c’est la valeur totale de ces biens qui ne doit pas excéder 73 € TTC.

Quelles sont les obligations déclaratives ?

Lorsque le montant de l’ensemble des cadeaux excède 3 000 € par an, une déclaration spécifique doit être transmise à l’administration fiscale.

Le formulaire concerné diffère selon que la société est soumise à l’IR ou à l’IS, ou encore pour les entreprises individuelles.

Cadeaux ou bons d’achat aux salariés : quelles cotisations sociales ?

Les bons d’achats et cadeaux sont offerts aux salariés par le CSE – comité social et économique – ou directement par l’employeur dans les entreprises qui n’en ont pas.

En tant qu’employeur, vous devez vous assurer de respecter certaines règles lors de l’attribution de cadeaux ou bons d’achat aux salariés de votre entreprise.

En effet, les cadeaux, chèques-cadeaux et bons d’achats offerts par l’employeur aux salariés sont, en principe, soumis aux cotisations et contributions de Sécurité sociale, comme toute autre forme de rémunération.

Par mesure de tolérance, l’Urssaf admet que ces avantages peuvent être exonérés de cotisations sociales sous certaines conditions.

Respect du seuil autorisé

Le montant des cadeaux et bons d’achat attribués à un salarié sont exonérés des cotisations sociales lorsque leur montant par événement et par année civile ne dépasse pas 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 193 € pour 2024.

Au-delà du seuil autorisé

Si ce seuil est dépassé au cours de l’année civile, les 3 conditions suivantes doivent avoir été remplies lors de chaque événement au cours duquel des bons d’achat ou cadeaux ont été distribués :

  • L’attribution doit être liée à un événement précis: fêtes de fin d’année ou événement concernant directement le salarié – mariage, naissance, rentrée scolaire pour les salariés qui ont des enfants, etc.
  • L’utilisation du bon d’achat doit être déterminée et en relation avec l’événement.
    • Par exemple, des bons d’achat attribués pour Noël doivent être délivrés autour des fêtes de fin d’année et être utilisables pour l’acquisition de biens en lien avec l’événement : jouets, livres…
  • Le montant du bon d’achat ou du cadeau ne doit pas être disproportionné par rapport à l’événement.
    • Ainsi, le seuil de 5 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale est appliqué par événement et par année civile. Les bons d’achat sont donc cumulables par événement s’ils respectent chacun ce seuil de 5 %.

Dans le cas où ces trois conditions ne seraient pas remplies, les bons d’achat, chèques-cadeaux et/ou cadeaux seraient soumis aux cotisations sociales pour leur montant global dès le premier euro.


Le conseil SBA Compta :

Les cadeaux d’entreprise sont un excellent moyen pour entretenir vos relations commerciales et fidéliser votre clientèle.

Assurez-vous de respecter les règles édictées par l’administration fiscale pour éviter un redressement. En particulier, en cas de contrôle, vous devez pouvoir justifier de l’utilité pour l’entreprise des cadeaux offerts. Veillez donc à bien conserver tous les justificatifs mentionnant le nom des bénéficiaires.

Par ailleurs, l’attribution de cadeaux, chèques-cadeaux ou bons d’achat aux salariés de votre entreprise peut-être un excellent levier de fidélisation et de satisfaction RH.

Assurez-vous de respecter le cadre réglementaire posé par l’URSSAF afin de bénéficier de l’exonération de cotisations sociales. En outre, afin d’éviter tout litige, nous vous conseillons de ne pas appliquer de critères d’ancienneté – ou tout autre critère en lien avec l’activité professionnelle – pour l’attribution de bons d’achat.

Les experts en droit social SBA Compta vous accompagnent dans la mise en place des avantages sociaux que vous souhaitez octroyer à vos salariés et votre Business Coach vous conseille sur la fiscalité applicable à vos cadeaux d’affaire. N’hésitez pas à nous interroger.

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Pour en savoir plus :
BOI-BIC-CHG-40-20-40
Urssaf.fr

Loi anti-AirBnB : 4 nouvelles mesures pour les locations touristiques

Loi anti air B&B

La proposition de loi « anti-AirBnB » – ou loi Le Meur – a récemment été adoptée par l’Assemblée nationale. Elle a pour objectif de rééquilibrer le marché locatif en posant un cadre réglementaire et fiscal plus favorable au logement permanent.  

Dans l’attente de la promulgation de la loi, SBA Compta vous propose un tour d’horizon des 4 principales mesures.   

1. Fiscalité des locations touristiques : un durcissement des règles 

Le régime fiscal de faveur « micro-BIC » est durci pour tous les meublés de tourisme. Pour les revenus locatifs perçus à partir de 2025, l’abattement fiscal passe à : 

  • 50 % pour les meublés classés et chambres d’hôtes dans la limite de 77 700 € de revenus locatifs annuels – contre 71 % aujourd’hui dans la limite de 188 700 € ; 
  • Et 30 % pour les meublés non classés dans la limite de 15 000 € de revenus locatifs annuels – contre 50 % aujourd’hui dans la limite de 77 700 €.  
Remarque : 

Pour les meublés non classés, la loi de finances pour 2024 avait déjà fixé un taux de 30 % dans la limite de 15 000 € de revenus annuels. Ils ne s’appliqueront finalement pas au titre de l’année 2024, mais dès le 1er janvier 2025. Consultez notre article dédié. 

Rappelons que le régime micro-BIC permet aux propriétaires de logements de tourisme de bénéficier d’un abattement forfaitaire qui réduit leur bénéfice imposable.   

Ils jouissent également d’obligations comptables allégées puisqu’ils ne sont tenus qu’à l’établissement d’un livre de recettes et d’un livre d’achat. Leurs formalités déclaratives sont également simplifiées. 

Bon à savoir :  

Le projet de loi de finances pour 2025 (PLF2025) prévoit la suppression d’une autre niche fiscale. En effet, pour les locations de type LMNP – location meublée non professionnelle – les amortissements ne seraient plus déduits du calcul de la plus-value en cas de revente du logement. 

Il conviendra de suivre précisément les évolutions relatives à cette mesure. En effet, elle pourrait ne s’appliquer qu’aux locations de courte durée ou être limitées aux investissements réalisés à compter d’une certaine date. 

2. Inscription en mairie et élargissement de la compétence des maires 

Déclaration avec enregistrement en mairie 

L’ensemble des mises en location de meublés de tourisme devront respecter la procédure de déclaration avec enregistrement en mairie, quelle que soit la commune, et qu’il s’agisse d’une résidence principale ou non.  

Aujourd’hui, les meublés de tourisme sont déjà soumis à une obligation de déclaration en mairie, mais elle n’est pas obligatoirement accompagnée d’un enregistrement.  

Un décret précisera les modalités de mise en œuvre de cette obligation. 

Nouvelles sanctions  

Par ailleurs, les maires pourront prononcer deux nouvelles amendes administratives 

  • 10 000 € maximum en cas de défaut d’enregistrement d’un meublé de tourisme, 
  • 20 000 € maximum en cas de fausse déclaration ou d’utilisation d’un faux numéro d’enregistrement. 

Limitation de la durée de location des résidences principales 

À compter de 2025, toutes les communes pourront limiter à 90 jours par an la durée maximum pendant laquelle les résidences principales peuvent être louées à des touristes – contre 120 jours aujourd’hui.  

En cas de dépassement du nombre de jours de location autorisé sur la commune, le propriétaire encourra une amende civile de 15 000 €. 

3. Extension du DPE aux meublés de tourisme 

Les meublés de tourisme seront désormais soumis au diagnostic de performance énergétique (DPE).  

Ainsi, tous les logements proposés nouvellement à la location en meublé de tourisme en zone tendue et soumis à autorisation de changement d’usage devront attester d’un DPE classé : 

  • au moins F en 2025, 
  • et au moins E en 2028. 

À compter de 2034, tous les meublés de tourisme actuels et futurs devront être classés entre A et D. Un délai de dix ans est donc laissé aux personnes déjà propriétaires pour se mettre en conformité avec la loi Climat et Résilience de 2021.  

En cas de non-respect des règles sur le DPE, les propriétaires de meublés de tourisme pourraient être condamnés à une amende administrative de 5 000 € maximum. 

4. Meublés de tourisme et copropriété 

À compter de l’entrée en vigueur de la loi, les règlements de copropriété existants pourront être modifiés à la majorité simple – à savoir à la majorité des deux tiers des copropriétaires – pour interdire la location d’appartements en meublé de tourisme. Aujourd’hui, cette interdiction doit être votée à l’unanimité.  

Par ailleurs, tout nouveau règlement de copropriété établi à partir de l’entrée en vigueur de la loi, devra se prononcer sur la possibilité ou non de louer des logements en meublé de tourisme. 

Enfin, les propriétaires et les locataires autorisés devront informer le syndic en cas de déclaration préalable de transformation de leur logement en meublé de tourisme. 

Le conseil SBA Compta : 

Vous êtes hôte sur AirBnB ? Vous êtes propriétaire d’un logement meublé de tourisme ? 

Les impacts fiscaux, comptables et patrimoniaux de cette évolution réglementaire sont majeurs.   

Nous vous conseillons d’identifier dès à présent les impacts de ces mesures sur la gestion de vos investissements immobiliers. En particulier, vous pourriez sortir du régime micro-BIC à la suite de l’abaissement des seuils de recettes et pourriez devoir tenir une comptabilité commerciale. 

Votre expert-comptable SBA Compta vous accompagne pour simuler l’impact de ces évolutions sur votre fiscalité. Nos experts patrimoniaux vous conseillent en matière d’investissements immobiliers et vous aident à projeter la rentabilité de votre projet. N’hésitez pas à nous interroger. 

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Pour en savoir plus :

Assemblée nationale. Dossier législatif : Remédier aux déséquilibres du marché locatif en zone tendue

Taxe PUMa & dividendes : ce que vous devez savoir… 

Taxe PUMa

Afin de financer la protection universelle maladie instaurée depuis 2016, une nouvelle cotisation subsidiaire maladie (CSM) a été instaurée. Ce dispositif, trop souvent méconnu, est communément appelé « taxe PUMa ».  

Cette cotisation est applicable lorsque le dirigeant ne perçoit que très peu de revenus d’activité sous forme de salaire et se rémunère principalement par le biais de dividendes. Elle intéresse donc particulièrement les présidents de SAS ou de SASU. 

SBA Compta vous propose un récapitulatif des principaux points à connaître sur la taxe PUMa.  

Taxe PUMa : qui est redevable ? 

La taxe PUMa cible principalement les bénéficiaires de revenus du capital. Les redevables remplissent les 4 conditions suivantes :  

  • Exercer une activité professionnelle en France ou avoir une résidence stable et régulière en France pour bénéficier de la prise en charge de frais de santé, 
  • Avoir des revenus d’activité professionnelle exercée en France inférieurs à 20 % du PASS – plafond annuel de la Sécurité sociale – soit 9 273,6 € en 2024. Notons qu’il s’agit des revenus nets imposables.  
  • Bénéficier de revenus du patrimoine et du capital supérieurs à 50 % du PASS – soit 23 184 € pour 2024. Ces revenus intègrent les dividendes, les revenus fonciers, etc. 
  • Ne pas percevoir de revenus de remplacement : pensions de retraite, rentes, allocations chômages… 
Bon à savoir :  

Si le conjoint ou partenaire de PACS bénéficie d’un revenu d’activité professionnelle supérieure à 20 % du PASS, les deux membres du couple sont exonérés de la taxe PUMa.  

Taxe PUMa : comment la calculer ? 

1. Assiette de la taxe : quels sont les revenus pris en compte ? 

La base de calcul de la taxe PUMa réunit les catégories de revenus suivantes : 

  • Revenus fonciers, 
  • Capitaux mobiliers, 
  • Plus-values de cession à titre onéreux de biens ou de droits de toute nature, 
  • Bénéfices industriels et commerciaux non professionnels et bénéfices des professions non commerciales non professionnels. 

La taxe s’applique sur la fraction des revenus du capital qui dépasse 50 % du PASS, soit 23 184 € pour 2024. 

Bon à savoir :  

Le montant de la taxe PUMa est plafonné à 8 PASS. 

2. Taxe PUMa : quel est le taux applicable ? 

Le taux de la cotisation subsidiaire maladie est fixé à 6,5 %. Il est dégressif et baisse lorsque les revenus d’activité professionnelle augmentent. Il passe à zéro lorsque les revenus d’activité atteignent le seuil de 20 % du PASS. 

Ainsi, plus la personne a des revenus d’activité professionnelle proches du seuil de 20 % du PASS, plus le montant de la cotisation est faible. 

Quelles modalités de paiement pour la taxe PUMa ? 

La taxe PUMa est recouvrée au cours du 4e trimestre de l’année sur la base des éléments transmis dans la déclaration de revenus de l’année précédente.  

Le paiement doit être effectué dans les 30 jours suivant la réception de l’avis d’appel de cotisation. En cas de retard ou de paiement partiel, des majorations sont appliquées.  

Le paiement peut être effectué en ligne via l’espace dédié sur le site des Urssaf. Un règlement par chèque ou virement demeure possible.

Le conseil SBA Compta : 

De nombreux présidents de SASU ou de SAS se rémunèrent principalement par le biais de dividendes afin d’adapter leurs revenus à la performance de leur entreprise. Cela leur permet également de bénéficier d’un cadre fiscal et social avantageux.  

Cette stratégie suppose toutefois de se verser un revenu d’activité professionnelle minimal. Si les dirigeants pensent à respecter le plancher pour valider leurs trimestres de retraite, nombreux sont ceux qui omettent le plancher de 20 % du PASS pour éviter la taxe PUMa.  

Ainsi, pour éviter de devoir payer la cotisation subsidiaire maladie, nous vous conseillons de prévoir, si votre cas particulier le permet, une rémunération nette imposable au moins égale à 20 % du PASS – soit 9 273,6 € en 2024.  

Vous souhaitez optimiser votre rémunération de dirigeant ? Retrouvez notre article « Salaire ou dividendes : comment optimiser votre rémunération de dirigeant ? » 

Nos experts-comptables et conseillers en gestion de patrimoine vous accompagnent dans l’étude et l’optimisation de votre rémunération de dirigeant. N’hésitez pas à nous interroger. 

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Pour en savoir plus :  

Arrêté du 19 décembre 2023 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2024 

Article L380-2 code de la Sécurité sociale 

Articles R380-3 à 7 code de la Sécurité sociale 

Articles D380-1 à 5 code de la Sécurité sociale 

Circulaire interministérielle du 15/11/17 

Automatisation des processus : la méthode concrète pour gagner en productivité et booster votre rentabilité

Article mis à jour en février 2026

Chaque semaine, des heures sont perdues sur des tâches répétitives : saisie de données, relances clients, validation de devis, suivi des commandes ou reporting interne. Ces opérations indispensables ralentissent la croissance de votre business lorsqu’elles reposent uniquement sur l’humain.

Plus votre activité se développe, plus les processus internes deviennent complexes. Sans optimisation, cette complexité réduit votre productivité, augmente les erreurs et impacte directement la rentabilité de votre entreprise.

C’est exactement là que l’automatisation des processus devient un levier stratégique.

Qu’est ce que l’automatisation des processus?

L’automatisation des processus consiste à utiliser des technologies comme la RPA (Robotic Process Automation), la BPA (Business Process Automation) ou l’intelligence artificielle pour exécuter automatiquement des tâches répétitives, structurer les flux de travail et améliorer la performance globale d’une entreprise.

Pour structurer et automatiser efficacement les workflows opérationnels, les entreprises peuvent s’appuyer sur des plateformes spécialisées.
Par exemple, HEFLO est une plateforme complète de gestion des processus métier qui permet de modéliser, automatiser et suivre les workflows d’entreprise tout en améliorant la collaboration entre les équipes.

L’automatisation des processus permet notamment de :

Par exemple, au lieu de saisir manuellement 50 factures fournisseurs par mois, un outil combinant OCR et RPA peut extraire automatiquement les montants, TVA et dates, les intégrer dans votre comptabilité et signaler toute anomalie.

L’automatisation des processus ne remplace pas vos équipes. Elle supprime les frictions qui empêchent votre entreprise de passer un cap.

Pourquoi l’automatisation des processus est stratégique pour une PME?

Un dirigeant ne manque pas d’idées, il manque souvent de temps et de fluidité opérationnelle.

Lorsque vos processus internes sont manuels :

  • Les informations circulent mal : chaque équipe fonctionne avec ses propres fichiers ou outils, créant des silos et ralentissant la prise de décision.

  • Les validations s’accumulent : chaque étape nécessite une intervention humaine, allongeant les délais et créant des goulots d’étranglement.

  • Les tâches se dupliquent : les données sont saisies plusieurs fois dans différents systèmes, augmentant le risque d’erreur.

  • Les erreurs se multiplient : chaque double saisie ou oubli peut impacter vos clients, vos partenaires et votre trésorerie.

  • Les coûts augmentent : le temps perdu, les doublons et les erreurs se traduisent directement en dépenses évitables.

Résultat : moins d’énergie et de temps disponibles pour développer votre entreprise et explorer de nouvelles opportunités. Selon McKinsey (chiffres janvier 2026), jusqu’à 57 % des heures de travail sont automatisables, ce qui illustre le potentiel considérable de l’automatisation des processus pour libérer vos équipes des tâches répétitives.” (ictjournal.ch)

Une automatisation des processus bien pensée permet de :

  • Absorber plus de volume sans recruter immédiatement, en exécutant automatiquement les tâches répétitives.

  • Réduire vos coûts opérationnels, grâce à l’efficacité accrue et à la diminution des erreurs et doublons.

  • Augmenter vos ventes grâce à des cycles plus courts, par exemple en accélérant la validation des commandes ou la relance clients.

  • Améliorer la qualité de service, grâce à une meilleure fiabilité des données et à un suivi plus régulier des flux.

  • Sécuriser vos données, en centralisant l’information et en utilisant des outils conformes au RGPD.

  • Structurer la croissance, en rendant vos processus évolutifs et préparés pour l’augmentation de l’activité.

Les principaux types d’automatisation des processus

Type Fonction Objectif Niveau
RPA (Robotic Process Automation) Automatise des tâches répétitives (emails, Excel, factures) Gain de temps rapide Opérationnel
BPA (Business Process Automation) Automatise un workflow complet (commandes, CRM, facturation) Fluidité interservices Organisationnel
Hyperautomatisation Combine RPA + IA + orchestration Transformation globale Stratégique
IA prédictive Analyse et anticipe les données Décision optimisée Avancé

Chaque entreprise doit choisir le type d’automatisation adapté à ses besoins et à ses ressources. Une RPA ciblée peut suffire à produire des gains significatifs dès les premières semaines.

Comment mettre en place une automatisation des processus efficace ?

« La première règle de toute technologie utilisée dans une entreprise est que l’automatisation appliquée à un processus efficace augmentera l’efficacité. La seconde est que l’automatisation appliquée à un processus inefficace amplifie l’inefficacité. » – Bill Gates
Source : Citation Bill Gates sur l’automatisation appliquée à l’efficacité vs inefficacité

1. Cartographiez précisément vos flux

Commencez par observer.

  • Où perdez-vous du temps ?

  • Quelles tâches se répètent chaque semaine ?

  • Où surviennent les erreurs ?

  • Quelles validations ralentissent vos équipes ?

Cartographier un processus signifie décomposer chaque étape, identifier les points de friction et comprendre les dépendances.

Une automatisation des processus efficace repose sur une vision complète du workflow.

2. Priorisez selon l’impact stratégique

Prioriser vos processus est essentiel pour concentrer vos efforts là où ils génèrent le plus de valeur.

  • Identifiez les tâches critiques : classez les processus selon leur impact sur la productivité, la rentabilité et la satisfaction client.

  • Évaluez le volume et la fréquence : certaines tâches répétitives consomment plus de temps et d’énergie, ce qui justifie une automatisation rapide.

  • Mesurez le ROI potentiel : estimez le gain de temps, la réduction d’erreurs et l’économie financière avant de lancer l’automatisation.

  • Concentrez-vous sur l’essentiel : automatiser un processus qui apporte peu de valeur immédiate risque de gaspiller des ressources.

3. Simplifiez avant d’automatiser

Simplifier vos processus avant de les automatiser vous assure que l’automatisation sera efficace et fluide.

  • Supprimez les étapes inutiles : éliminez les tâches redondantes pour rendre le flux plus fluide.

  • Clarifiez les responsabilités : chaque collaborateur sait exactement ce qu’il doit faire et à quel moment.

  • Standardisez les procédures : définissez des règles claires pour chaque étape afin d’éviter les variations et erreurs.

  • Documentez les workflows : une base claire facilite la formation des équipes et la mise en place de l’automatisation.

4. Choisissez des outils cohérents

Pour que l’automatisation des processus apporte réellement des gains, vos outils doivent fonctionner ensemble et soutenir vos workflows sans friction :

  • Synchronisez vos outils : vos logiciels doivent échanger des informations automatiquement. Par exemple, votre CRM doit transmettre les données clients à votre outil de facturation, sans double saisie.
  • Évitez les doubles saisies : chaque donnée ne doit être saisie qu’une seule fois. Cela réduit les erreurs et libère du temps. Par exemple, un formulaire client peut alimenter le CRM et déclencher automatiquement un e-mail de confirmation.
  • Centralisez les données : toutes les informations doivent être accessibles depuis un point unique pour permettre un suivi clair et rapide des processus.
  • Sécurisez vs process : privilégiez des outils conformes au RGPD, avec contrôle des accès et chiffrement, afin de protéger vos clients et votre entreprise.

5. Impliquez vos équipes

Pour réussir l’automatisation des processus, la dimension humaine est essentielle. Un projet échoue rarement pour des raisons techniques ; il échoue lorsqu’il est imposé sans communication.

  • Expliquez les gains concrets : montrez à vos équipes comment l’automatisation réduit les tâches répétitives et leur libère du temps pour des missions à forte valeur ajoutée.

  • Mettez en avant le temps libéré : illustrez combien de minutes ou heures par jour elles peuvent désormais consacrer à l’innovation ou au service client.

  • Clarifiez l’objectif stratégique : chaque automatisation doit s’inscrire dans un plan clair visant à améliorer l’efficacité, la satisfaction client ou la rentabilité de votre business.

Ainsi, l’automatisation est perçue comme un levier d’efficacité, et non comme un outil de contrôle. Impliquer vos équipes dès le départ renforce leur adhésion et maximise les résultats.

6. Mesurez et optimisez en continu

Un processus automatisé ne se laisse pas en pilote automatique. Pour qu’il conserve son efficacité, il doit être mesuré et amélioré en continu.

  • Suivez le temps gagné : comparez le temps consacré aux tâches avant et après automatisation.

  • Surveillez la baisse des erreurs : des flux fiables signifient moins de corrections et une meilleure qualité de service.

  • Évaluez l’impact sur le chiffre d’affaires et les marges : certaines automatisations accélèrent les ventes ou réduisent les coûts.

  • Mesurez la satisfaction client : un processus fluide se traduit par une meilleure expérience client et la fidélisation.

En mettant en place des indicateurs précis, vous piloterez votre automatisation comme un véritable levier stratégique, capable d’évoluer et de s’adapter à la croissance de votre entreprise.

Les défis majeurs de l’automatisation des processus

L’automatisation des processus apporte de nombreux bénéfices, mais elle comporte aussi des défis qu’il est important d’anticiper pour garantir le succès et la durabilité de vos projets.

  • Résistance interne – La peur du changement est naturelle. Sans pédagogie, vos équipes peuvent percevoir l’automatisation comme une menace. Formations, démonstrations rapides et communication sur les gains réels permettent d’obtenir l’adhésion.

  • Sur-automatisation – Automatiser chaque micro-tâche rigidifie l’entreprise. Concentrez-vous sur les flux à forte valeur pour rester agile.

  • Fragmentation des outils – Multiplier les logiciels crée des silos et des pertes d’information. Synchronisez vos outils, centralisez les données et maintenez une architecture cohérente.

  • Sécurité et conformité – Les données clients, financières ou RH sont sensibles. Contrôlez les accès, sécurisez les flux et auditez régulièrement pour rester conforme au RGPD.

  • Mauvaise estimation du ROI – Une automatisation mal priorisée peut générer peu de valeur. Évaluez temps économisé, coût total et gain potentiel avant tout investissement.

FAQ – Automatisation des processus pour PME

1. Comment identifier le meilleur flux à automatiser en priorité ?

Analysez volume, fréquence et impact sur votre productivité. Commencez par les processus répétitifs générant des erreurs ou des délais critiques.

2. Comment l’automatisation améliore-t-elle l’expérience client ?

Relances, confirmations et suivi automatisés réduisent les erreurs et accélèrent les réponses, augmentant la satisfaction et la fidélisation.

3. Quels indicateurs suivre pour évaluer l’efficacité de l’automatisation des process?

  • Temps gagné par processus

  • Taux d’erreurs réduit

  • Cycle de vente ou traitement accéléré

  • Impact sur le chiffre d’affaires et les marges

  • Satisfaction client et engagement des équipes

4. Combien coûte réellement un projet d’automatisation ?

Le coût inclut l’outil, l’intégration, la formation et le suivi. Les PME peuvent commencer avec des solutions no-code à faible coût (Exemple : Zapier, Integromat/Make, Airtable, Bubble, etc.) et évoluer progressivement vers des projets combinant RPA, BPA et IA.

5. L’automatisation remplace-t-elle le travail humain ?

Non. Elle libère les collaborateurs des tâches répétitives, pour se concentrer sur l’innovation, la relation client et le développement commercial.

6. Comment éviter que l’automatisation devienne un frein à l’agilité ?

Concentrez-vous sur les flux à forte valeur et laissez une marge de flexibilité pour les décisions humaines. Évitez de tout automatiser systématiquement.

7. Comment sécuriser l’automatisation ?

Choisissez des outils conformes au RGPD, chiffrez les données et réalisez des audits réguliers, surtout pour les flux financiers ou RH.

8. Quels gains peut-on attendre concrètement ?

Selon les statistiques de Gitnux, Les projets de RPA affichent un retour sur investissement moyen autour de 200 % la première année, avec des réductions de coûts opérationnels allant souvent de 30 à 50 % selon les secteurs et les types d’activités. 

Bénéficiez pleinement de l’automatisation des processus avec SBA Compta pour booster votre PME

L’automatisation des processus n’est pas un gadget : elle permet aux PME de gagner en productivité, de réduire les coûts et de structurer leur croissance. En libérant vos équipes des tâches répétitives, vous leur donnez le temps de se concentrer sur l’innovation, le développement commercial et la qualité de service.

Avec une planification précise, l’adhésion des équipes et un pilotage continu, l’automatisation devient un moteur de performance durable et sécurisé.

En 2026, les PME qui maîtrisent leurs processus automatisés disposeront d’un avantage concurrentiel clair : organisation fluide, cycles plus rapides et capacité à croître efficacement. 

Contactez-nous dès aujourd’hui pour découvrir comment SBA Compta peut transformer vos processus et libérer le potentiel de votre entreprise.

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