6 Mots clés pour comprendre les méthodes agiles

6 Mots clés pour comprendre les méthodes agiles

Scrum, méthodes agiles, gestion de produit… Vous avez probablement déjà entendu parler de l’une de ces nouvelles méthodes de gestion de projet dont l’objectif est d’augmenter la productivité des équipes et la satisfaction du client en l’incluant directement dans le processus d’élaboration du produit.

Élaborées à partir des années 2000 par des développeurs américains, les méthodes agiles reposent sur 4 grands principes (The Agile Manifesto)  :

  • Les individus et leurs interactions avant les processus et les outils
  • Des fonctionnalités opérationnelles avant la documentation
  • Collaboration avec le client plutôt que contractualisation des relations
  • Acceptation du changement plutôt que conformité aux plans

Conçues à la base pour les agences web et les prestataires de services, les méthodes agiles se sont depuis adaptées à tous les secteurs d’activité. Small Business Act vous donne 6 mots clefs pour mieux comprendre de quoi il s’agit.

Gestion de produit :

Contrairement à la gestion de projet classique, les méthodes agiles se concentrent sur le produit à concevoir. C’est pourquoi les développeurs préfèrent parler de « gestion de produit » plutôt que de gestion de projet. Lors des premiers rendez-vous avec le client, les exigences du produit à élaborer sont répertoriées dans un document nommé le « backlog produit ». C’est ce document qui sert de base aux équipes de développement. Le backlog produit n’est pas fixe, il évolue au fils du temps pour s’adapter aux nouvelles exigences du client et aux nouvelles restrictions ou conclusions apportées par les équipes de développement.

Iteration et incrementation :

Deux mots qui sont souvent associés aux méthodes agiles. A l’inverse des méthodes en V, les méthodes agiles considèrent que l’on ne peut pas concevoir un produit de A à Z à l’avance. Elles vont donc suggérer le découpage du processus de développement en plusieurs phases courtes appelées « sprint ». Chacune de ces itérations répond à un objectif de court terme. A l’issue de chaque sprint, les équipes se réunissent, font le point sur les avancées du développement et définissent l’objectif de la prochaine itération. Ces réunions initiales sont des étapes importantes qui vont donner le cadre de base à l’évolution du projet.

En fonctionnant avec des objectifs de court terme, les méthodes agiles prétendent s’adapter en permanence aux nouvelles données du développement et répondre immédiatement aux nouvelles exigences du client plutôt que de devoir revenir en arrière une fois le produit finit.

Communication :

Pierre angulaire des méthodes agiles, la communication est au coeur de cette technique de gestion projet. Il s’agit à la fois de la communication entre les membres de l’équipe que de la communication avec le client.

En plus des réunions au début et à la fin de chaque itération, les méthodes agiles s’organisent autour de réunions quotidiennes qui permettent d’évaluer les différentes tâches de l’itération. Lors de ces réunions, il n’y a pas de relation hiérarchique, chaque participant est libre d’intervenir pour apporter une information susceptible de faire avancer le développement du projet.
La relation client et la communication avec ce dernier est l’autre aspect capital des méthodes agiles. En communiquant régulièrement et en le tenant au courant des avancées, le client peut faire évoluer sa demande. Ainsi, le client participe à la définition des objectifs avant chaque nouvelle itération.

Satisfaction du client :

Les méthodes agiles sont nées d’un besoin de satisfaire le client. Les développeurs ont observé qu’avec les méthodes classiques, il arrivait souvent qu’en fin de cycle le client ne soit pas satisfait du produit rendu sans avoir pu intervenir sur le processus de développement. Avec les méthodes agiles, le client est au cœur du processus de décision, il participe de l’évaluation de chacune des itérations et fixe, avec les équipes de développeurs les objectifs de chaque nouveau sprint.

Il a également une meilleure visibilité sur l’avancement des travaux et peut recadrer les équipes au cours du processus de développement.

Collaboration :

La collaboration et la notion d’équipe sont parmi les fondements des théories agiles. Il est donc impératif de s’assurer de l’adhésion de tous les collaborateurs aux méthodes mises en place. C’est aussi l’une des conditions sine qua non pour que les équipes acceptent de s’adapter aux changements nécessités au cours du sprint. Les méthodes agiles reposent sur l’abolition de la hiérarchie. Tous les développeurs de produits sont des potentiels émetteurs d’informations, ils sont encadrés par des chefs de projet qui vont les orienter dans le développement du produit. Pour garantir le succès des méthodes agiles, il est également primordial que l’utilisateur / le client collabore au suivi et la mise en place de la méthode et qu’il participe aux différentes réunions.

SCRUM :

C’est la méthode agile la plus populaire à l’heure actuelle. Le nom de cette méthode, issue de vocabulaire sportif (Scrum signifie mêlée en rugby) résume son concept : un travail d’équipe où tous les acteurs doivent avancer dans la même direction. Après la définition d’un backlog product entre le client et le chef de projet, les équipes sont orientées par un Scrum Master qui organise les réunions et supervisent les tâches pour que tous les développeurs avancent dans la même direction. Comme pour les autres méthodes agiles, à l’issue de chaque itération – avec le SCRUM, elles durent au maximum 1 mois- un nouvel objectif est définit avec le client.
La popularité du Scrum repose à la fois sur sa flexibilité qui lui permet de s’adapter aux produits complexes et sur son organisation avec des rôles définis pour chaque intervenant.

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